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Tome XIV. FERM - FORL.
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feu du bais de Bossu, est la plus parfasseque nous ayons dans les environs. Ceuxqui en ont fait la dépense , m’ont ditnu’elle leur avoit coûté , y compris le bâ-timent dans lequel cette machine doitêtre renfermée , environ trente millelivres, ci.30000 liv.

Le puits dans lequel doiventêtre montés les pompes , lesbois pour garnir les parois, &ceux pour soutenir & entrete-nir les pompes, y compris lamain-d’œuvre,a coûté environvingt-cinq mille livres, ci . . 25000

Total .... 55000 liv.

On observe que la dépense d’une sem-blable machine à feu, paroît conter envi-ron cinquante-cinq mille livres, &cestsuivant que le puits est plus ou moinsprofond, & que la nature du tcrrcín peutpermettre de creuser le puits de la pro-fondeur proposée.

Le jeu de cette machine est très - ex-traordinaire ; & s’il falloit ajouter foi ausystème de Descartes,qui regarde les ma-chines comme des animaux , il fandroitconvenir que l’homme auroit imité defort près le Créateur, dans la constructionde la pompe à feu , qui doit être aux yeuxde tout cartésien conséquent, une especed’animal vivant, aspira nt,agissant,se mou-vant de lui.même par le moyen de Pair,& tant qu’il y a de la chaleur.

Feu ,Chytnie. Le cbymifte,dn moins lechymiste Stablien , considéré \efiu fousdeux aspects bien différais.

Premierement, comme un des maté-riaux ou principes de la composition descorps ; car,selon la doctrine de Stabl bienrésumée , le principe que les chymiitesont désigné par le noms dcsoufre, prin-cipe Julpbureux,soufre principe , principehuileux, principe inflammable , terre in-flammable U colorante , & par quelquesautres 110ms moins connus,que nous rap-porterons ailleurs ; voyez Phlogisti-QUE 1 ce principe, dis-je, 11'ett autre cho-se que le fin même,qu'une substance par-ticulière , pure & élémentaire , la vraiematière , l’être propre iwfiu , 1 c f eu deDémocrite & de quelques physiciens mo-dernes.

Stahl a désigné cette matière par lemot grec fhlogiflon , q ni signifie combus-tible, inflammable ; expression que wus

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avons traduite par celle de phlogistique ^qui est devenue technique , & qui 11’estpour nous, malgré fa lignification litté-rale, qu’une de ces dénominations indé-terminées qu’on doit toujours sagementdonner aux substances , fur ì’eflènce def-quelles règnent diverses opinions ti'ès-opposées ; or tes dogmes de Becher L deStahl, fur les principes d 11 feu , qui pa-roiffent démontrables à quelques chy-mistes, font an contraire , pour quelquesautres & pour un certain ordre de phy-siciens, incompréhensibles & absolumentparadoxes, & par conséquent faux , con-séquence que les premiers trouveront,pour i’obsetveren passant, aussi peu mo-deste que légitime. Quoi qu’il en soit, cesera sous ce nom de phlogistique que noustraiterons du principe de la compositiondes corps, que nous croyons être le feu.V. Phlogistique.

Les phénomènes de la combustion , dela calcination, de la réduction , de la dé-tonation , en un mot, de tous les moyenschymiqwes, dans lesquels le feu combinééprouve quelque changement chyinique;tous ces phénomènes, dis-je , appartien-nent nu feu , considéré fous ce premierpoint de vue. V. Combustion,Calci-nation , Détonation , Réduc-tion, Phlogistique.

Secondement, les chymistes considè-rent le fiu comme principe de la chaleur.Le mot feu, pris dans ce sens, est absolu-ment synonyme dans le langage chymi-que, à celui d echaleur. Ainsi nous disonsindifféremment le degré de chaleur de l'eaubouillante,ou le degré de fiu de l’eau bouil-lante.

Nous avons dit ailleurs , ( art. Chy-mie ) que te fiu, considéré comme prin-cipe de la chaleur, étoit uttinstrument ouagent universel que le chymiste employaitdans Vopération de fart, ou dont il contem-plait les effets dans le laboratoire de na-ture. Nous allons nous occuper dans cetarticle de scs effets chymiques, dirigéspar Part.

Toutes les opérations chymiques s’e-xécutent par deux agens généraux , lachaleur & les menstrues. Mais cette der-niere cause elle-même, quelque géné-rale & essentielle que soit son influencedans les chnngemeris chymiques , est en-: tiérement subordonnée à la chaleur, puis-que le fiu produit absolument & inde-