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traits pat Peau, &c. si cet homme, dis-je,s’avisoiten conséquence de ces connois-saiices , de distiller au bain-marie uneplante aromatique,pour en séparer I’hui-le essentielle, ou de mettre l'on pot aubain-marie , & non pas au feu , il n’ob-tiemlroit point l’huile, & il ferait untrès-mauvais bouillon.
Nous avons cìéja observe que ce troi-sième degré e'toit fixe & invariable; ildevient par-là extrêmement commodedans la pratique, comme nous l avonsdéjadit d u bain-marie; & il f est d’au-tant plus que c’est heureusement à ce de-gré de chaleur que se fait !a séparation &îa combinaison de certaines substancesque leurs usages pharmaceutiques ouéconomiques nous obligent de traiter engrand; &qu’un/è« moins constant, &qui ponrroit devenir quelquefois tropfort, altéreroit la perfection de ces ma-tières, procurèrent, par exemple, deseaux distillées qui senti roi ent l’empy-reume, des emplâtres brûlées, fisc.
Le quatrième degré de feu chymiqueest plus étendu; il comprend tout le restede fa latitude depuis la chaleur de Peaubouillante jusqu’à i’extréine violence dufeu, toutes les vraies altérations chymi-ques opérées fur les substances métalli-ques , fur les terres, fur les pierres, furles sels par le moyen du feu seul: lesdissolutions parles menstrues salins, li-quides, bouillans , ou par les menstrues-ordinairement consistans mis en Fusion;& enfin la décomposition des substancesvégétales & animales, par le moyen dufeu seul, demandent ce dernier degré.La latitude immense de ce degré doit lais-ser un sujet d’inquiétmle au chymisteapprenti sur des subdivisions qu’il desire-roit, L dont, fi par hasard il a quelqueteinture de physique expérimentale, ilpourra bien imaginer fur le champ desmesures exactes, différens thermomètres&pyrometres bien gradués , bien sûrs ;mais ces moyens lui paraîtront auísi inu-tiles qu'imprsticables, dès qu'il aura ap-pris par fa propre.expérience combien ilest facile, fur ce point important de ma-nuel chymique, comme fur tant d’autresde la même classe, d'acqnérir par P exer-cice le coup d’reil ou l’instinct d’ouvrier;combien Vaptitude que ce coup d’œildonne est supérieure , même pour la pré-cision , à remploi des moyens physiques,
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& enfin combien la lenteur L la minu-tie de ces derniers moyens les rendentpeu propres à diriger Vemploi journa-lier du principal instrument d’un art. Jc :renvoie encore fur ce point à Fcxpcrien-ce; car vraisemblablement on ne persua-dera jamais par raisons à un savant, telque je suppose notre éleve, qne lesmoyens de déterminer rigoureusementles variations d’un agent physique , misen œuvre dans un art quelconque, puis-sent être de trop, L que les descriptionsexactes, & pour ainsi dire notées, desopérations de cet art qu'on ponrroit seprocurer par là, soient un bien absolu-I ment illusoire. V. l'urt. Chymie.
Ce que nous venons de dire de Pinuti-lité pratique des mesures physiques de la.chaleur , «'empêche point qu’on ne fûttrès-sage d’y avoir recours,si dans un pro-cédé nouveau & extrêmement délicat, lanécessité d'avoirdes degrés de feu déter-minés rigoureusement conftans, inva-riables , Pemportoit fur Pincommoditéde ces mesures. Les bains bouillansd’huile , de lessive plus ou moins char-gée , de mercure , & même de diversessubstances métalliques tenues cn fusionpar Papplication de la plus grande cha-leur dont elles serment susceptibles ; cesbains, dis-je, fourniroient un grandnombre de divers degrés fixes & eons-tans, & qu’on ponrroit varier avec taplus grande précision : mais les cas où ilferoit nécessaire de recourir à ces expé-dions font très-rares, fi même ils ne fontpas de pure spéculation , & par consé-quent ils ne constituent pas le fond dePart, raru nan sunt artis.
Gouvernement du feu. Le gouverne-ment ou le régime du feu , qui fait legrand art du chymiste praticien, portefur deux points généraux: savoir le choixdu degré on des diverses variations mé-thodiques des degrés propres à chaqueopération, & au traitement de chaquesubstance particulière ; ífc la connoissan-ce des moyens de produire ces diversdegrés.
Nous avons répandu dans divers arti-cles chyiniques de ce dictionnaire, lesconnoissances de détail que Pexpériencea fournies fur le premier point. On trou-vera, pav exemple, au mot Menstrue,& dans tous les articles où il fera ques-tion dî l'actian de quelque menfliue par-