Les gens su fait deTinftitutiondes o»(ires monastiques , savent que ce fut polirceux qui e'toient atteints de cette especede peste, qu’Urbaín II, ce pape si connudan s Histoire par los guerres des croisa-des (®. sart. Croisade) , fonda deuxans auparavant, l an 1093 , Tordre reli-gieux de S. Antoine de Viennois ; & Tondit qu’on montre encore aujourd'hui desmembres desséchés de personnes mortesde la maladie en question . dans Tiiôpitalde 8. Antoine en Dauphine , qui est l’ab-baye chef-d’ordre de la congrégation desreligieux dont nous venons d’iudiquerTorigine.
La seconde maladie qui porte le nomde feu S. Antoine , est d’iw tout autregenre. Elle nc paroît que dans quelquespays & dans certaines années : elle n'estpoint contagieuse, & ne régné guere queparmi le petit peuple : elle provient«Tune cause connue, de la nourriture depain fait d’une espece de seigle, qui a dé-généré par des causes particulières. V.Ergot.
Pour ce qui regarde quelques mala-dies ér étipcla tentes, aiixque lies le vulgai-re a donné le nom d t feu S. Anteint, voy.«esmaladies fous leur véritable dénomi-nation. (O. J.)
Feu Persjque , Méd. , espece parti-culière d’érésipele, à laquelle les anciens•ont fait quelque attention. Pline rappel-le softer , il paroît qu’elíe etoit alorsmoins rare qu’au jourd'hui ; mais commeelle demande le même traitement que l’c-résipele maligne, nous renvoyons le lec-teur à Yart. ÉrÉSIPELE.
Le feu serf que se manifeste souventau-dcllus du nombril par une grande ta-che qui s’ctend ensuite, & forme autourdu corps une espece de ceinture , largede quelques pouces , accompagnée d’uneardeur violente & de pustules acres &corrosives, qui brûlent comme le feu.Cette éréfipeîe est fort,dangereuse dansles vieillards cacochymes ; elle Test en-core davantage , lorsqu’elle se manifestedans Ses fièvres pestilentielles fous lesmamelles, les aisselles, fur le bas-ventre,îe nombril, les aines, la région du cœur,& fur les autres parties glanduleuses ducorps. Si la tache bu ceinture qui carac-térise \e feu pers que , au lieu d’être rou-ge, fe trouve île couleur livide & plom-bée, on remarque que cette lividité dé-
génère assez promptement entinegSn*grene mortelle. J’cr. ai vu le triste exem-ple une seule rois, & le malade déja sexa-génaire, périt en 24 heures, fans presqueaucune souffrance. Piatérus s décrit cettemaladie fous le nom de macula lata, maisil n’cn a pas indiqué tes causes ; & parmalheur les remèdes ne font que tropcommunément inutiles , si la nature nefait par fa vigueur le principal de la gué-rison. (D. j.~)
Feu, terre de, Géog. Vov. TERRE DEfeu, nu Terre dee fuego.
Feu , Lìttcr. Après avoir parcouru îesdifférentes acceptions de/étiauphysique,il faut passer au moral. L t feu, sur-tnuten poésie, signifie souvent Y amour, & otlremploie pins élégamment au plurielqu’au singulier. Corneille dit souvent unbeau/fM, pour un amour vertueux & no-ble : un homme a du feu dans la conver-sation , cels ne veut pas dire qu’il a desidées brillantes & lumineuses , mais desexpressions vives, animées par les gestes.Le/cu dans les écrits ne suppose pas nonplus nécessairement de la lumière & de labeauté, mais de la vivacité'. des figuresmultipliées, des idées pressées. Le feun’est un mérite dans le discours & dansles ouvrages que quand il est bien con-duit. O11 a dit que les poètes étoient ani-més d’un feu divin , quand ils étoientsublimes : on n’a point de génie fans feu,mais on peut avoir du feu fans génie. Ari.de M. de Voltaire.
FEUCTWANG, Géog ., ville d’Alle-magne , dans le cercle île Franconie , &dans les états du prince d’Anspach, sur lariviere de Zulz. C’est le chef-lieu d’ungrand bailliage qui jadis appartenois àTempire, & qui en fut aliéné danslexiv®siécle par Tempereur Charles IV , en fa-veur du bourgrave de Nuremberg qui etipaya 70000 florins. Les troupes de Ba-vière la maltraitèrent beaucoup en 164;.(D. J.)
FEUDAL, Jurif, est le même que/éb«dal. V. ci-devant Féodal. {A)
FEUDATAIRE, Jurif. , est celui quitient un héritage en fiefdequelqu’nn ; levassal ou seigneur du fief servant est feu-dataire Au seigneur dominant. V. FiefVassal. ( A )
FEUDE , Jurif. , du latin feudum , sedisoit anciennement pour fief. Voyez «-iqmwFiEF.