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ï>ss il’nne feule action? tin tableau n’aqu’un moment ; une action en a quel-quefois cent on l’on verroit l’intérêt croî-tre par gradation fur la toile. Lz feenede Cinna , que nous venons de citer, en«ct un exemple.
On a senti dans tous les arts combienpeu intéressante devroit. être limitationservile d’une nature défectueuse & com-mune; tuais on a trouvé plus facile del’exagérer que de l’embelìir ; & de-là lesecond genre de fiction que nous avonsannoncé.
1,’exagération fait ce qu’on appelle lemerveiUeux de la plupart des poèmes, &ne eoníicte guere que dans des additions!arithmétiques, de masse, de force & devitesse. Ce font ies géans qui entassentles montagnes , Polipheme L Caens quiroulent des rochers, Camille qui courtfur la pointe des épis , Uc. On voitqnele génie le plus faible va renchérir aisé-ment dans cette partie fur Homère & fur■Firgile. Bès qu’on a secoué le joug de !avraisemblance , & qu’on s’est affranchide la rcgle des proportions, Vexcufre necoûte plus rien. Mais si dansle physique il !observe les gradations de la perspective ,ft dans le moral il observe les gradationsdes idées, si dans l’un & l’autre il présen-te ses plus belles proportions de la natu-re idéale ou réelle , qu’il se propose d’i-miter, il n’eit plus distingué du parfaitque par un mérite de plus , & alors cen’est pas la nature exagérée , c’est La na-ture réduite à ses dimensions par le loin-tain. Ainsi les statues colossales d’Apol-lon, de Jupiter, de Néron, fisc. pnu-veient être des ouvrages on merveilleuxnu méprisables; merveilleux, si dans leurpoint dc vue ilsrendoient la belle nature;-méprisables, s’ils n’avoieut peut mériteque leur énorme grandeur.
Mais c'est fur-tout dans le moral &dans son mélange avec le physique, qu’ilest difficile de palier les bornes de la na-ture fans altérer les proportions. Ou airait des dieux qui soulevoient les Bots ,qui enchaìnoient les vents,qui lanqníentla fondre, qui ébranloient i'oly mpe d’unmouvement de leur sourcil, esc. toutcela étoit facile. Mais il a fallu propor-tionner des âmes à ces corps , & c’est àquoi Iiomere & presque tous ceux quiî'ont suivi ont échoué. Nous ne connois-Í3us guclc. Satan de Aiilton dent famé
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’ftie corps soient faits t’iin pour l’autre,:& comment oblerver constamment donsces composés surnaturels la gradationdes essences ? II est bien aisé à 1 hommed'imaginer des corps plus étendus , plusforts, plus agiles que le sien. La naturelui en fournit les matériaux & les mode-lés; encore lui est-il échappé bien desabsurdités, même dan> le merveilleuxphysique;mais combien plus dans le mo-ral ? L’homaie ne connoît d’ame qne lasienne; il-ne petit donner qr.efes facul-tés , ses sentiment ft ses idées, ses pan-sions , ses vices & IV* vertus au colossequ’il anime. -Un ancien a «lit d Homè-re au rapport dc St.atvon ; il t II le seulqui ait vu ics dieux au qui k í ait fait voir.Mais, de bonne foi, les u-1 il entendusou fart entendre ? Or c’étoí: là U granitpoint; & c’est ce défaut de promu,u,udu physique au moral dans! m-:; v fo.-leux d'Homere, qui a dom o. r. u -l’avau-tage aux philosophe, e u roc;
Gn ne cess* ue .i re (v: upíufo:.-si -est lin 111411 -ads CU foi: dé fi'.u: ■■ 4. comme ii i'étude de îa 'tflitvbiuc
l'e-prîi & rcfroidiíTiit l'au>.:. í: o'oo neconfonds; y-ts ‘te nísifoi' 11 --;. uîi.ìuct’clpritplíió.fi'.' h.q.tv 5 h- r viu c>e:voir si s idées taules nn-n , le Yuoe-dn’exige de la fìêiìcu q r. c dc ks ïai.cemraent. L'UC t •.•dtur tonl s ’n .-i -c mrigoureuse liei’anssyti ft de sii,!.>fo'.'.’si ;l’autre n'assuj t i tsi: ies artsqn’à - ;:óhypothétique. I! ->' .r.».:; .1: p. o-; , d.donne dansleut lcns.il k j é-..r.rrc 4 ; i-.:tobjet, & n’examíne ieurs nioerns 0:;.. - c -lativement à leurs vues. 8 tt* ci;-sent les bornes de hi uattiu , i : s t- risavec eux; ce n’est une ter-. ;gant & l'ablimie qu i : ■.esnsi 1 si.:* si.!--
vre : il veut, pour parler it si. ,*e. » nuphilosophe (l’abbé Tvnfosi.: ) .010
fiction & le merveilleux juive.-.i. si c si cla nature; c’eft-à dire, qu’ils -m 'si .eitles proportions fans lesaíte.'i 1 .mentent les forces fau, dereu , : 'cchanisme, qu’ils élèvent lcs.s* cs-'d cequ'iís étendent les idées fans*: 1 ' r n»-- * c
l’nrdre,la pks.gr-.lsion m les raye. r- .L u-sage de i’efprit philolorhiqi.; l
poche & dans ies beaux arts, cmihísi- á ;nbannir les disparates, f.s contrai ier■ ■■■dissonnances; à vonhurque les pc si tles poètes ne bâtissent pas en l’a-- si '
,Uis de marbre Avec des voûtes iìuiìv’-.- >
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