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qti’ils soient tombés en tierce Foi; entrenobles i’ainé a tout ; les puînés n’ont leurportion qu'en bienfait, e’est-à-dire à vie :.cependant sespere & merí, oncle, frere,peuvent donner aux puînés leurs por-tions par héritage, c’eít-à-dïre en pro-priété. Pour ee qui est ries femelles ellesPont toujours par héritage.
[ En collatérale , le mâle exclut la fe-melle en parité de degré ; il n’y a d’ex-ception à cet égard que dans les coutu-mes est la représentation a lieu à t'insini,même en collatérale, comme dans la cou-tume d» grand Perche.
Dans quelques coutumes, il y a unemaniéré particulière de partager ter fiefsentre frétés & sœurs, qui eíl ce que l'onappelle f tirage ; c’étoit anciennement leseul partage usité pour les fiefs dans tou-tes les coutumes.
Tente en parage, c’est posséder imc por-tion d'MI fief avec les mêmes droits quePaine a pour la sienne ; l’ainé fait la foipour t-ous. Dans quelques coutumes onl’appelle char,ter ou fcirageitr , & les puî-nés parageaux on paragers ; en Angou-mois les puînés font nommés farageurs,en Bretagne jmicigneurs.
II y a deux sortes de parage, le légal &lc conventionnel ; ce dernier ssest connuqu’en Poitou , Saintenge & Angoumois ,&n'alivn qti’avec permission du roi oud n seigneur dominant. V. Parage estFrera&e.
li est permis à celui qui posséds un fiefde le convertir cn roture , fans qu’il aitbesoin ri u consentement defes enfans ouautres héritiers ,> pourvu que cela soitconvenu avec le seigneur dominant.
Sur les fiefs en général oh peut voir. Struvius, Freeias ,■ Oneromis , JuHtisClarus, Flornius, Schiller, Dumoulin ,Dargentré, & ses autres commentateursdes coutumes fur le titre des fiefs j Sal-vaing, Chantereau , Fevre, Brussel,Bilsecoq, Poquct de Livonieres, Guyot.
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Fief abonne, est celui dontle reliefou rachat, les droits de quint, requint& autres auxquels il étoit naturellementsujet, & quelquefois l’hommage même ,font changés & convertis en rentes ou re-devances annuelles. F. Loysel , ìnfi.ccutim. liv. IF, tit, iij , n. 23 , U lesactes.
Fief abrégé, 011 comme on disait
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anciennement abrégié, & quson appel le 1aussi fief restreint , & dans quelques cou-*tûmes fief nan noble , c’est celui pour le-quel il est dssdes íervices qui ont été li-mités & diminués. Bea-umanoir fur lescoutumesule Btauvoiiis, c. xxviij , pag.-142 , dit qu’il y a des fiefs que l’on ap-peìle fiefs-abrégiés i que quand on est se-mons pour le service de tels fiefs, l’on-doit olfrir à son seigneur cc qui est dûpour raison de ì'abrégement ; que le sei-gneur ne peut pas demander autre chose,,lì ['abrègement est prouvé ou connu, &-s’ilest suffisamment octroyé par le com-te ; car je ne puis, dit-il, souffrir quel'on abrège le plein service que l’on tientde moi lans l'octroi du comte, encoreqti'ily ait plusieurs seigneurs au-dessous»du comte Pun après l’autre, L qu’ils se-soient tous accordés à I’abrégement; &■s’rls se font tous ainsi accordés , & que le-comte le sache, il gagne l'hoinmage decelui qui tientla chose, & iffiommage re-vient en nature de plein service; & s; le"doit amender celui qui l'abrégta à softhomme de 6oiiv. an comte.
Dans la coutume d’Amiens iefiefiaíré-gé ou restreint & non noble , est un fiefdont le relief est abonné à une somme au»dessous de 6c fou s parisis & leehamhel-lage, à moins de 20 fous. F. les art. 2; ,71, 84 est 132 de cette coiìtuine ; voyez.auffi l 'art. 4 de celle de Ponthieu , & lacoutume d’A-njoii , art. 2;z.
Fief d’a-cqoêï- , dans certaines cou.tûmes signisie un fief acquis pendant lemariage. Par exemple , dans la-coutumedeHainault, on distingue ]çsfiefs d'ac-quêts , des fiefs patrimoniaux; les enfansdu second lit succèdent avec ceux du pre-ini ,r aux fiefs patrimoniaux de U tirs pere& mere ; mais les enfans du second lit nasuccèdent point aux fcfs à’acquêts faitspendant le premier mariage ou pendantle veuvage ; ils succèdent seulement auxfief s A' acquêts faits pendant le second ma-riage. F. le ch. Ixxvj.
Fief en l’air , ou Fief incorpo-rel , est celui qui 11’a ni fonds ni domai-ne St qui ne consiste qu’en mouvance Len censives,rentes,cu autres droits, qml-quefoisen censives feules. Oir rappellefief en Pair , par opposition a II fief corpusrel , qui consiste en domaines réels. Cessortes de fiefs se sont formés depuis la pa-trimonialítc da fiefs & par ia. liberté que