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4 es coutumes donnoient autrefois de sejouer de son fief, jusqu'à mettre la maintin bâton, ce qu’on appelle an parlement<le Bordeaux, se jouer dc son fief , nsquefíd miniinam çiehain.
l-efiefen l'air, est continu ou volantscontinu,lorsqu'il-y aun territoire circons-crit & limité ; volant, lorsque ses mou-vances & ceníives font épaisses.
Avant la réformation de la coutume deParis,le vassal pouvoit aliéner tout le do-maine de son fief, eu retenant seulementquelque droit domanial & seigneurial surCe qn’il aliéneit.
Mais afin de maintenir l’bonnetrr & laconsistancedu fief, & que le vassal soiten état de satisfaire dans l’occaíìon aux■charges du fief, les réformateurs ont dé-cidé cn Vart. iç de la nouvelle coutume,que le vassal ne peut alicner plus des deuxtiers de son fief, sans démission de foi.
Cependant )esj fiefs en l'air font usités«ncore dans quelques coutumes ; il y enn méme plusieurs dans Paris qui ive cou-sissent qn’en'cenfives.
Ces fiefs ne peuvent être saisis que parmain mise furies arrîere-ficfs. V. Peleus, ,quefl. 75, & Charondas, liv. II, -rep.6. (A)
Fief d’améte, dont il eîr parlé à lafin de l’ article îj de la coutume de Man-tes, ess la même chose que le fief abonné,c’ess-à dire un fief pour lequel le seigneurest convenu avec le vassal de ce que cedernier doit payer a u seigneur pour les :droits de mutation. (A)
Fief d’amitiÉ, qu’on appelloit aussiBRUERIE, étoit celui que le prince dou-noit à un de ses druds ou fidel.es , quiétoient les grands du royaume, auxquelscn donnoit aussi le nom de iettics, 11 estparlé de ces drtseries ou fefs d'amitié dansles anciens auteurs. V. Druds U Leu-EES.(ií)
Fiefancien®« paternel; anti-quumfeu paternum: quelques-uns appel-lent ainsi un fief concédé d’ancicnneté à«ne certaine famille, de maniéré qu’ilnepuisse être possédé que par les mâles, àmoins que les femelles n’aient aussi lacapacité d’y succéder par le titre d’infe'o-dation , & à la charge que la ligne desaillés venant à manquer, les puînés ysuccèdent, sans que ce fief puisse jamaisêtre aliéné. V, ci.aprò Fief nou veau.
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Fief annuel, feudum cmnuum feustipendium , étoit la jouissance d’un fondsqui étoit donnée à titre de fief pendantl’espace d’une année pour tenir lien desolde & de -récompense à quelqu’un patrapport à son office, dignité ou autre mi-nistère ; ce fut le second état des fiefs',car dans le premier , le seigneur,pouvoitarbitrairement dépouiller son vassal decequ’il lni avoit donné en fief, ensuite lesfiefs devinrent aimais, comme fêtaienttoutes les commissions. Voyez les notes deGodefroy fur le premier titre du livre desfiefs de Gérard le Noir, & le glossaire deDucange an mot feudum anrtum. (A)
Fl E F -E N A R GE N T , feudum nummo -rum , c’étoit une somme d’argent assignéeâ titre de fief, par le seigneur, sur sort.trésor, e-n attendant qu’il l'eût assignéesur quelque terre. On trouve,un exempled’un tel fief créé par l’empeïenr pour leseigneur de Beaujeu cn 124; , de 100mares d’avgeiit fur la chambre impériale,jusqu’à cequ’î! l’eiit assigné sur quelqueterre. Ces sortes de fiefs étoient alors fré-qtiens. V. les mémoires manuscrits de MLÁubert, pour servir kïbijloire de Dombes.00 . ,
Fief arqture, c’est un bien féodalque l’on a mis en roture ; cela s’appelleproprement commuer le fief en cenJìvc.(A\
Fief ARRIERE , est un fiefepaï relevsd’iin autre, lequel est lui-rnême mouvant}d’un autre fief supérieur.
II est appelle arriere-f.ef à l’égard dttseigneur suzerain, dont il ne releve pasimmédiatement, mais eaarriere-fief.
Ainsi le vassal tient en plein fief du sei-gneur féodal 011 dominant, dont il relevsimmédiatement, & il tient ce même fiefe n arriere-fief d u seigneu r suzerain quiest le seigneur féodal ou dominant de sonseigneur féodal immédiat.
Celui qui possede un arriere-fief cid. ap-pelîé arriere-vajfal, par raoport au sei-gneur suzerain, c’est le vassal dn vassal.
Les premiers fiefs Furent érigés par lessouverains »n Faveur des ducs, marquis,comtes, vicomtes, barons & autres vas-saux motivant immédiatement de la cou-ronne.
Ceux-ci, à l’imitation du souverain,voulurent aussi avoir des vassaux ; &■pour cet effet, ils fous-inféotlerent unepartie de leurs fiefs à ceux qui les avoíent.accompagnés à la guerre . 011 qui étoisL-L
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