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Tome XIV. FERM - FORL.
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FIÉ

feuîgnobile.fief rural ou roturier, on nonnoble , sont ternies synonymes. Voy. ei-après FìEF NOBLE, Fl ET ROTURIER,

■Fief rural , & le glossaire de du Cau-gc . verbo fcudmn burgenfie. (A)

Fief de Bourse coutumière ,n’elt pas la même chose que fief boursalou boursier ; c’est un fief acquis de bour-se cotitumhre -, c'est-à-dire, par une per-sonne roturière & non noble, que dansqmlques coutumes on appelle les nvm-sttrs coutumiers. (A )

Fief bouksal bu de bourse, ««Boursier , te Ion quelques-uns est uneportion d u revenu d’un fief que Vainedonne à ses puînés, ON une rente pat luicréée en leur faveur, pour les remplir deleurs droits dans la succession paternelle;ce qui est conforme à ce qne dit Braílonîiv. IV, tit. tij , cap. ix , §. b; fitidum estid quocl quis tenet ex quìicumque causàfibicy h.eredibusfuis, fîve fît tenementumsiveJìt redit us , íta quoi redit us u on accipìatnrfui nomint ejus , f uoil venit ex-camerâ ali-cujus.

M. Henin , dans fies observations fur leH. r del’assisedu comte Geoffroy, tomeIIic s arrêts de Frain , p. fia, dit qu’tinfief boursier est une rente que Vaine cons.titue à ses puînés, pour leur tenir lieude leur part &* portion fur un fief com-mun, afin que ce fief ne soit point dé-membré; les coutumes du grand Perche,«tri. 77 U 78 , & de Chartres , art. 17,font connoîtrc, dit-il, que Vaine consti-tuoit aux puînés une rente fur la sei-gneurie , pour leur tenir lieu départagé,ce qui se faisoit pour empêcher le dé-membrement actuel de la seigneurie : àraison de quoi les puînés ainsi partagéstn vente, font appelles hoursaux ou bour-siers ; & tel a stagnant est dit fief boursier,consistant en deniers.

Loyseau avoit déja dit la même choseen son tr. des offices, liv. II, cfr. ij, ». 56.

Du Cange en son glossaire, au mot feu-dum burfie feu burseiie , est auffi de ce senliment; il cite les coutumes du Perche& de Chartres, & celle du Maine, art.SSî.

Mais M. de Lauriere cn ses notes furle glossaire , on au dire de Ragueau aumot fief boursal , Fait connoítre que cesauteurs se sont trompés & ont mal en-■tendu les termes des coutumes qu’ils ci-'tent » il fait vair gîte dan® ces coutumes

FIE ?4?

les fiefs qui ne se partagent entre rotu-riers,sont appcllés/ír/j kourscauxou bour-siers , & que les puînés co partageant en-tre roturiers,sont de même appelles bonr-seaux ou boursiers', que cette dénomina-tion vient de ce qu’entre roturiers quipartagent un fief, tous les eiifans fontobligés de contribuer aux rachats quidoivent être présentés au seigneur Féo-dal , parl’ainéou par celui qui est posses-seur du Heu tenu en fief, suivant Vart,

59 de la coutume du Perche, & que com-me tous les enfans tirent chacun cn par-ticulier dc l'argent de leur bourse pourcomposer les rachats, les fiefs échus àdes roturiers ont cté par cette raisonnommés boursiers ou hourseaux, ce qui estconforme d ce que dit Brodeau fur Ver-sifie 2 82 de la coutume du Maine; anlieu que dans ces coutumes, quand lesfiefs se partagent entre nobles, Vaine estseul tenu du rachat de la maniéré dontVexpiiqiient ces coutumes. Çette opi-nion paroît en effet la mieux fondée & laplus conforme aux textes des coutumesdu Maine, de Chartres & du Perche. (A~)Fief de bourse ,feudum burfie ,fieude caméra vel canevà , aut cavenâ,eft. unerente réputée immeuble , nffignée sor lachambre 011 trésor du roi, ou sur le fiscd u seigneur, & concédée qu fief. On Vap-p cl l e fief de bourse paire que le termebourse fe prend quelquefois pour 1 e sise,de même que chambre se prenoit autre-fois pour le domaine ou trésor du roi.C'est ainsi que ces termes s’entendentsuivant les réglés des fiefs, & telle estVexplication qu’en donne Rasitis , part .II de feudis. V. aujfî le glojsaire de d«Cange, au motseudum burfie. V. ci de-vant Fief boursal, £sso. (A)

Fief boursier , ou boursal , voy.ci-ievunt Fief BOURSAL.

Fief de Caméra ou Canevas ou C'avé-rée . voyez ci-après Fief de Chambre.

Fief DE Cahier , feuium quaterna —tusn, est un grand /«/qui Te trouve ins-crit dans le dénombrement des fiefs mou-vans du prince, fur les cahiers ou regis-tres de la douane, in quaternionibus ,comme il paroît par les constitutions desrois de Sicile lib. /, t't. xxxvi), xxxix,Ixj , Ixiv , Ixviij , iìij , Ixxxvj ; & lib.III, tit. xxiij csi xxvij. V. le glojsairede I.auriere a u mot fiefs en chef.

Fîiif CAPITAL , feuium captée., est

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