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fkfi consistans en rente créée sur des//f/idont le créancier se fait recevoir en foi -,ces fiefs ne sont créés que conditionnelle*ment, tant que la rente subsistera, tantque le vassal ne remboursera pas, & dé-teignent totalement par le rembourse-ment. Voy. Guyot en ses ohferv. fur lesdroits honorifiques , ch. v.f. 187 , & ci-etfrìs Fief temporaire. (A)
Fief continu, cil celui quia unterritoire circonscrit & limité , dont lesmouvances & censives font tenantes Pli-ne à l’autre z cc fief iov.it du privilège del’enclave , qui forme un moyeu puissant,tant contre un seigneur voisin , que con-tre un censitaire. V. Enclave.
Un fief incorporel ou en Pair, peutêtre continu pour ces mouvances & cen-sives, de même qn’un/'ie/'eorporel. Voy.Guyot, ìnjl. feotlsiles , c. I ,n. (>.
Le fief continu est opposé au fief vo-lant. V. ci-aprìs Fief volant. ( A')
Fief corporel , est celui qui estcomposé d’un domaine utile &d’un do-maine direct : le domaine utile, ce fontles fonds de terre , maisons ou héritagestenus en fief, dont le seigneur jouit parlui-même ou par son fermier ; le domai-ne direct, ce sont les fiefs mou vans de ce-lui dont il s’agit, les censives & autresdevoirs retenus fur les héritages dont leseigneur s'est joué. V. Dumoulin, §.oliin.35 de Pandémie , & 51 de la nouvelle ,■glof. I , n. I.
Le fiefcorporel est opposé a.u fief incor-porel ou fief en Pair. V. ci-dev. Fief enl’air. ( A )
Fief de CORPS , c’est un fief lige ,-c’est-à-dire dont le possesseur , outre lafoi & hommage, entr’autres devoirs per-sonnels , est obligé d’aller lui-même à laguerre , ou de s’acquitter des autres ser-vices militaires qu’il doit au seigneurdominant, il a été ainsi nommé fief decorps , à ladissérence des/V'f/idont lespossessetKS ne font tenus de rendre auseigneur dominant, que certaines rede-vances ou prestations , au lieu de servi-ces personnels fe militaires, tels que fontid fiefs oubliaux dont il est parlé dans lacoutume de Toulouse , 011 de fournir &,entretenir.mi ou deux hommes de guér-ie , plus ou moins.
Le service da fief iu corps est ainsi ex-pliqué dans le ch. ccxxx. , des assises deJérusalem,f. 156, ils doivent service
FIE
d’alîer à cheval & à armes ( à la semoncede leur seigneur ) , dans tous les lieux duroyaume où il les semomlra >-u sera so-mondre, a tel service, comme ils doivent& y demeurer tant comme il les se mou-dra ou fera semondre jusqu’à un an. Parsaisi se & usage de Jérusalem,la semoncene doit pas accueillir S'homme pour plusd’un an; celui qui doit service de'soncorps de chevalier 011 de sergent, en doitfaire par tout le royaume le service avecle seigneur, 011 sans lui s'il en femond ,comme il le doit quand il est à court d’al-ler à conseP.de celui ou de celle à qui !cseigneur le donnera , si ce n’est au con-seil de son adversaire , ou si la querelleest contre lui-méme. Nul ne doit plai-doyer par commandement du seigneur nid’autre , ils doivent Faire égard ou con-noissar.ee & recort de court, fi le seigneurleur recommande de le faire ; ils doiventaller voir meurtre 011 homicide , si ic sei-gneur leurcommande d’aller voirconnnecourt, & ils doivent par commandementdn seigneur,voir 1 es choses dont on îocla-tne delui,&qne l'on veut montrer à court.Ils doivent, quand le seigneur leur com-mandera , aller par tout le royaume se-mondre comme court, aller faire devisede terre & d’eaiix entre gens q ni ont con-tention , faire enquêtes quand on le de-mande au seigneur & qu’il l’ordonne ,voir les monstrées de terres & autres cho-ses telles qu’elles soient, que le feignentleur commande de voir comme court.Ilsdoivent faire tontes les antres choses queles hommes de court doivent faire com-me court, quand îe seigneur le comman-de; ils lui doivent ce lervice par tout leroyaume; ils lui doivent même servicehors du royaume, en tous les lieux où leseigneur ne va pas , pour trois choses,l’une pour son mariage 011 pour celui dequelqu’un de ses enfaiis, l’autre pour gar-der & défendre fa foi ou son honneur, latroisième pour le besoin apparent de saseigneurie,ou le commun prosit de sa ter-re & celui ou ceux que le seigneur fé-moral , on fait semondre, comme il doitde l’une desdites trois choses , & s’ils ac-quiescent à la semonce, & vont au servi-ce du seigneur, il doit donner à chacunses estouviers, c’est-à-dire son nécessaire,suffisamment tant qu’ils seront à son ser-vice, fisc. & celui ou ceux que le seigneurasêíiiond ou fait semondre tíuáií servi-