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donna la recherche des francs-fiefs furtous ceux qni s’en trouveroient redeva-bles, soit par ì’expiration des 20 annéesù’afi'ranchistément, soit par acquisition,donation ou autre mutation quelconque :ces droits furent mis en partie pour 7snnées , & ensuite affermés.
II Fut établi en 1633 une chambre sou-veraine pour connoicre de* droits defranc - fief Ans dans tonte f étendue duparlement de Paris depuis le 21 février1609 jusqu an dernier décembre 1633 :].i déclaration du 29 décembre ií>s 2 éta-blit une semblable chambre qui subsistoitencore en 1660 : il en avoit auíîì étééta-bli quelques autres,& notamment mie enBourgogne , qui fut supprimée par unedéclaration du mois d’aoùt 1669.
Présentement les contestations qni s’é-ìevent fut cette matière , font portées de-vant les íntendans , &par appel au con-seil. Voyez le glojs. de Lauriere aII motfrancs fiefs j le traité des umortijsesnenscf francs-fie f s de M. le Maître ; le traitédes fruncs-fiefs de Bacqnet ; le traité desaiiiortijfeinens un sieur Jarry.
Fief ÏVC.CAL, feudum furcale, est ce-lui qni a. droit de haute justice , ík consé-quemment d’avoir des fourches patibulai-ìes qui en font le signe public extérieur,(y?)
FlEF FUTUR , feudumfuturum ,feu liefuturo, est celui que le seigneur dominantaccorde à quelqu’un pour en être investifinicinent après la mort du polselseuractuel, (A)
Fief de gaede , ou Annal , feu-dum guardire, c’étoit lorsque la garded’un château 011 d’une maison étoit con-fiée à quelqu’un pour III! ail, moyennantxirie récompense annuelle,promise à titrede fief. V. Fief de Guet U Gaede.
Fief, dit Feudum gafialdiaseuguas-taldix, étoit lorsqu’un seigneur donnoit àtitre de fief à quelqu’un la charge d’in-tendant ou agent de sa maison , ou deouelqu’une de ses terres. Voy. le glojs. deDucange, au mot gastaldus.
Fiefs gen tils, en Bretagne font lesbaronnies & ehevalleries &autres/ïe/ide dignité encore plus élevée, lesquels segouvernent I& íe son t gouvernés parlesauteurs des eo-partageans, lelou l’aflifedu comte Geoffroy III, tìls d Henri II,s ei d’Angleterre, qui devint duc 4 e Bre-
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' tagne par le mariage de Constance , fillej deConan le petit , dud de Bretagne. Ondistingue ces fiefs gentils des autres/?e/rqui 11e se gouvernent pas selon l’astisedans les premiers j les puînés nià'es n’ontleurs tiers qu en bienfait , c’est-à-dire,à viage , comme en Anjou & en Maine.(*)
Fief G e A N d , ft udum magnumquaternatum , n’est pas toujours celui quia le plus d’étendue , mais celui qui eíí leplus qualifié ; c'est un fief royal ou dedignité. Voy. leglojTuire de Lauriere , aumot fief eu chef. ( A )
Fief afpellé guujlaldiœ feudum , voy.ci-devunt FlEF dit feudum gajlaldne.
Fief d’haei fa tion , est celui quin’est concédé que pour le valsai person-nel. II en est parlé dans les coutumes d sfiefs, lìb. I, tìt. cv , & par Razitis , part.III, défendis. (A)
Fief de Haubert ou de Hauber-geon , feudum loricte, c’est iin/íç/'dechevalier, c’est-à-dire , dont le poffelfeurétoit obligé à aï ans de se faire armerchevalier, & de servir avec 1 e haubert,haubergeon ou cotte de maille , quiétoit une espece d armure dont il n’yavoit que les chevaliers qui puisent seservir.
Ce fief est le même que les Angloisappellent feudum míliture.
Quelques-uns écrivent/ie/df haubert ,comme qui diroit/ïe/’de haut baron ; cardans tons les anciens livres de pratique ,ber & baron , haubert & haut - baron fonttermes synonymes.
Comme le haubert ou seigneur du fiefde haubert étoit obligé de servir le roiavec armes pleines, c'est-à-dire, armé detoutes pìeees, & conséquemment avec Par-me du corps , qui étoit la cotte de maille,cette armure fut appellée haubert ou hau-bergeon, & par succeffion de temps le fiefde haubert a été pris pour toute espece defief dont le seigneur est tenu de servir leroi avec le haubert ou haubergeon , ce quia fait croire à quelques-uns que le fief dehaubert étoit ainsi appelle à cause du hau-bergeon, comme le dit Cujas sur le tìt. ix.duliv. 1 des fiefs, quoique ce soit au con-traire le terme de haubergeon qui viennede haubert, & que haubergeon sût Farinedu haubert.
Cette erreur est cependant cause au-jourd'hui qu’en h coutume réformé* de
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