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«eux de leurs alliés sembloient le de-mander.
Ce Fut sans doute le motif qui portaLouis le Gros à revêtir l’hommage de fo-lemnités plus rigoureuses que celles qui«voient été pratiquées jufqu’alors , &d’obliger ses vassaux de se reconnoîtreses hommes liges ; d’où leurs fiefs furentappellés/ïe/ì figer pour les distinguer desfiefsJimples subordonnés à ceux-ci, dontaucun n’avoit encore la qualité ni les at-tributs d e fief lige.
C’est auffi probablement ce que l’abbéSugger a eu en vue, loriqu’il a parlé desprécautions singulières queLouis le Grosprit pour s’assurer de la fidélité de Foul-ques, comte d’Anjou : l’hommage futsuivi «le sermens réitérés, on donna anroi plusieurs otages ; & dans ('hommagelige fait en 1190 par Thibaut, comte deChampagne, à Philippe-Auguste, le fer-ment fut fait fur ('hostie & fur l’évangi-Ji : pluliîOrs personnes qualifiées se ren-dirent aulïï avec serment, cautions de lafidélité du vassal jufqu’à promettre de ferendre prisonniers dans les lieux spéci-fiés , au cas que dans le temps convenule vassal n’amandàt pas son manque defidélité , & d’y garder prison jufqu’à cequ’il l’eût réparé. Enfin le comte í'e sou-mit à la puissance ecclésiastique, afin quesa terre pût être mise en interdit si-tôtque !e délai seroit expiré, s’il n’avoitamendé fa faute.
Cette formule d’hommage étant toutenouvelle, & beaucoup plus onéreuse quela formule ordinaire , il fallut un nomparticulier pour la désigner; on l’appellahommage lige.
Le continuateur d’Aymoin, dont fou-rrage fut parachevé en 1165 , rapporte('investiture lige du duché deXormandie,accordée par Louis VII, dit le Jeune , àHenri fils de Geoffroi comte d'Anjou ; cequi arriva vers l an 1150. II dit enpropres termes , N eum pro etulem terniin hominem lìgium accepit.
L'u sage des fiefs liges fut introduit àpou près dans le même temps dans le pa-trimoine du saint liege, en Angleterre &en Ecosse , & dans les autres souverai-netés quiavoient le plus de liaison avecla France.
On voir pour l’Italie , que l’anti-papePierre de Léon étant mort en ugz , lesItérés reprirent d’snnocent II s les fiefs
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qu’ilstenoient de ('église, & lui en firentl’hommage lige , Sffaéii homines ejus U-gii juraveruut ci ligìum fidelitatem : c’estainsi que 8. Bernard le rapporte dans l'onépître 32o,adressée à Geoffroi lors prieurde Clairvaux.
Le même pape Innocent II, ayant enr 139 investi le comte Roger du royau-me de Sicile & autres terres, la charted’investiture fait mention que Roger lui ‘fit hommage lige, nohis & fuccejssribusnojlris ligìum homagiumfeeerint ; termesqui ne se trouvent point dans ('investitu-re des mêmes terres, accordée en 1130 :ce qui suppose que l'usage des fiefs ligesn’avoit été introduit en Italie qu’entreCannée 1130& Cannée 1137.
On trouve aussi dans le septième tomedes conciles, part. II, la sentence d'ex-communication fulminée Can 1245 parinnocent VI, au concile de Lyon, contre('empereur Frédéric second, qui fait men-tion expresse A'hontmagi lige. Une partiede cette sentence est rapportée dans letexte. Un des crimes dont Frédéric étoitprévenu, étoit qir’en persécutant Céglise,
>! avoit violé le serment solemnel dont ils’étoit lie envers elle , lorsqu'en recevantdu pape Innocent Isl ('investiture duroyaume de Sicile, il s’étoit reconnu vaf-fût lige du saint siégé.
Les fiefs liges sont de deux sortes : lesuns primitifs Sí immédiats ; les autresfubordinés, médiats & subalternes.
Les premiers, qui font les plus an-ciens , relèvent nuement du roi; les au-tres relèvent des vassaux de la couronne .ou autres seigneurs particuliers, lesquelseurent auffi ('ambition d avoir des vas-saux liges, ce qui n’appai tenoit pourtantrégulièrement qu’aux souverains : auffiles fiefs liges médiats & subalternes nefurent-iis point d'abord régns en Italie,
& c'est fans doute la raison pour laquelleles auteurs des livres des fiefs n’en ontpoint parlé.
L’origine des fiefs liges, médiats & fu-bordinés, n'est que de la fin du régné deLouis VII, A\t le Jeune , & voici à quelleoccasion l'ufage en fut introduit. HenriII, roi d’Angleterre, prétendoit, du chefd’Eléonore de Guienne fa femme, quele comté de Toulouse lui appsrtenoìt.Alors de longues guerres , Raymond ,comte de Toulouse, s’accorda avec Hen-ri , roi d’Angleterre , en se rendant son
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