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Tome XIV. FERM - FORL.
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uajsal lige pour le duché île Guienne.Louis - le-Jeune ne put supporter qu’und w c d e Giiienne eût des va faux figts , ceqn’il favoit. n'appartenir qu’atix souve-rains. On apprend ces faits par Vépitrfl$3 de Pierre rie Blois. Le tempéramentque l’on trouva pour terminer ce diffé-rend , fut qtìe le comte de Toulouse de-meurerait vcijfal lige du roi d'Angleterre,comme duc de Guíeiine, sauf & excepténéanmoins l'hommage lige qu’il devoitau roi de France. H. Catel, hijl. de Tou-louse ., /. II. c. v.

Deux choses font requises, suivantDt:-molin , pour donner à unsiefle caractèreAt fief lige j savoir que dans la premiereinvestiture le fief soit qualifié lige ; & quele serment de fidélité soit fait au seigneur,pour le servir envers & contre tous, lansexception d’aucune personne.

Cette définition deDnmolin n’est pour-tant pas bien exacte; car les fiefs tenusimmédiatement de la couronne, n’ontpas été d’abord qualifiés de fiefs liges parles premiers actes d’investiture ; & à ï'é-gard des fiefs liges médiats & subordinés,le vassal rie doit pas y promettre au sei-gneur de le servir contre tons fans excep-tion , le souverain doit toujours être ex-cepté.

L’obligation personnelle du vassal deJèrvir son seigneur envers & contre tons,ne fut pas l'effet de L’hommage lige à l’é-gard des fiefs liges immédiats: car les vas-saux de la couronne avoient toujours étéobligés tacitement à servir leur souverain,ayant que la formule de l’hommage ligefût introduite ; & les formalités ajoutéesâ cet hommage , qui le firent qualifier delige , ne furent que des précautions éta-blies ponr assurer & faciliter l’executionde cette obligation personnelle , tant surla personne du vassal & son fief, que surtous les autres biens.

Pour ce qui cil des fiefs liges médiats &subordinés, auxquels l’obligation person-nelle de servir le seigneur n’étoit pas dedroit attachée, on eut foin de l’exprimerdans les premières investitures; il s’entrouve des exemples dans le livre des fiefsde l’évêché de Langres , dans plusieursconcessions de la fin du XIII. fiecle : maisles hommages subféquens à la premiereinvestiture , ne reprenoient point nom-mément l’obligation personnelle de tousbiens., étant suffisamment sous-entendue

par la qualité de fief lige ou d 'honmagtlige.

Les obligations de l’hommage lige fu-rent dans la fuite des temps trouvées stonéreuses, que nombre de vafiaux firenttous leurs efforts pour se soustraire à eesobligations.

C’est ainsi qne malgré les 1 hommagesliges rendus pour le duché de Bretagnepar Arthus I, à Philippe - Auguste , aumois de juillet 1202 ; par Pierre deDreux, dit Mauclerc, tant au même Phi-lippe-Auguste , le dimanche avant laChandeleur 1212 , qu’nu roi 8. Louis parle traité d’Angers de l’an 1231 & parJean, dit le Roux , au même roi S. Louisen 1239, leurs successeurs au duché deBretagne prétendirent ne devoir quel’hommage simple , 81 ne purent jamaisêtre réduits à s’avouer hommes Si -vafauxlige : nos rois fe contentèrent que l’hom-mage fût rendu tel quiluvoit été fait parles précédens ducs de Bretagne. Leschanceliers de France firent des protesta-tions à ce sujet ; les ducs en firent de le n rpart dans le même acte . comme on voitdans les fois & hommages des ducs deBretagne , de 1366, 1381, 1403 , I 44 ÎL 1438.

Les historiens ont aussi remarqué qu’en1329 EdouariMII, roi d’Angleterre, s’é-tent rendu en France pour porter Photn-mage qu’il devoit à Philippe de Valoispour le duché de Guienne & comté dePonthieu , refusa de le faire en qualitéd 'homme lige , alléguant qu’il ne devoitpas s’obliger plus étroitement que sesprédécesseurs. On reçut pour lors sonhommage canqu en termes généraux,avec serment qu’il feroit dans la fuite laFoi en la même forme que ses prédéces-seurs. Etant ensuite retourné en Angle-terre , & ayant été informé qu’il devoitl’hommage liges il eu donna fes lettresdatées du 30 mars 1331, par lesquelles ils’avouoit homme lige du roi de France,enqualité de duc de Guienne , de pair deFrance, & de comte de Ponthieu.

Le jurisconsulte Jason , qui enseignoità Padoue en 1486 , dans fou traité superufib feudor. & Sainxon fur l'anciennecoutume deTours,remarquent tous deuxn’avoir trouvé dans tout le droit qu’unseul texte touchant l’hommage lige ; sa-voir en la clémentine , appellée vulgai-rement pnjlòralis , qui est une sentence