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creusée naturellement sur la surface dcl’os,pour te passage de quelque vaisseau,on met de l’encre fur l’emlroit qu’on pen-se fracturé : on le ratisse ensuite avec uninstrument nommé rugine , & si la mar-que noire subsiste après qu’on a raclél’os , on estsûr que c’est une fêlure. Onpeut par le même procédé connoìtre slelle se borne à la table externe ; & de-làon tire des indications pour trépaner,ou pour s’abstenír de i’opération du tré-pan. V. TREPANEE.
Les fi sures du crâne font dangereuses,comme tontes les fractures du crâne ; onpourroit même dire qne, toutes choieségales d’ailleurs, une fijfure est pins fâ-cheuse qu’une fracture; i° parcequ’elleest plus difficile à connoìtre ; z°. parceque la commotion est communémentd’autant plus violente , que les os ontmoins souffert de faction percuffive; 3 0 .enfin parce que les matières qui peuventse former entre le crâne & la dure-mere,ne peuvent pas fe faire jour ail traversd’une fijfure, pour indiquer, commecela arrive dans les fractures apparentes,Ja nécessité de procurer par l’applicationdu trépan , une issue plus libre anx ma-tières épanchées. Plusieurs malades ontété trépanés utilement , parce que cesuintement a précédé la manifestation desaccidens consécutifs,qui arrive quelque-fois trop tard pour que le malade puisseêtre secouru efficacement. En général,on devroit regarder toutes les fracturesdu crâne , non.feulement comme unecause qui peut donner lieu à l’opérationdu trépan , mais comme un signe qui in-dique actuellement cette opération, in-dépendamment de tout accidents Voyeztin précis cl’observations fur le trépan datisles cas douteux, par M. Quesnay , pre-mier volume des métn. de l'acad. royale deChirmgie, ( 1 )
FIST ELLE,n« plutôt TEFZA, Ge'og.,ville d’Afrique an royaume de Maroc,fur la rivière de Dama: elle est à 27lieues N. E. de Maroc , 50 8. 0 . de Fez.Long. 11, 40 fat. Z r.
FISTULE, f. f. Chirurgie, ulcéré dontFeutrée est étroite & le fond ordinaire-ment large , accompagné le plus souventde duretés & de callosités.
Son nom vient de ce qu’il aune cavitélongue & étroite comme une flûte, ap-peliée en latin fistules.
F I S
Presque tous les auteurs admettent lacallosité pour le caractère spécifique del’utcere fiftulenxjïnais í’expérience mon-tre qu’il y a des fistules fans callosité , &qu’il y en a beaucoup dont la callositén”eft qu’un accident consécutif, auqtielon ne doit avoir aucun égard dans le trai-tement. II y a en effet iles fistules qu’oaguérit parfaitement parla destruction descauses particulières qui leur avoient don-né naissance , & dont la callosité subsisteaprès la consolidation parfaite.
Les fistules attaquent toutes les partiesdu corps ; elles viennent en général detrois causes qu’il est important de biendiscerner, si l’on veut réussir facilementâ les guérir : ce font , 1°. la trani'udatíond’un fluide quelconque par la perfora-tion d’un conduit excréteur , ou d’un ré-servoir destiné à contenir quelque li-queur : 2 0 . la présence d’nn corps étran-ger: 3°. les chairs dures & calleusesd’une plaie ou d’une ulcéré.
Les signes de l'écnulement d’un fluideà travers les parties dont la continuitédivisée le laisse échapper , sont sensiblespar la feule inspection , à celui qui a desconnoissances anatomiqiles. L’indicatioucurative de ces fortes de fistules, consisteà déterminer le corps du fluide par lesvoies naturelles & ordinaires , en levantles obstacles qui s’y opposent; ou à for-mer par l’art mie route nouvelle à cefluide. O11 remplit oes indications géné-rales par des procédés disséretis , & rela-tifs à la structure différente des organesaffectés, & aux diverses complicationsqui peuvent avoir lieu. C’est ce que javais exposer dans la description du trai-tement qui convient à plusieurs especesde fistules comprises fous ce premier genre.
La fistule lacrymale est un ulcéré situéau grand angle de l’œil, qui attaque lësypïiun lacrymal , & qui í’ayant percé,permet aux larmes de Te répandre fur lesjoues. V. PI. XXIV dù Chirurg. fig. I.
La cause ds cette maladie vient d Sl’obstiuction du canal nasal ; les larmesqui ne peuvent plus se dégorger dans lsriez, séjournent dans le sac lacrymal, Scs’y amassent en trop grande quantité. 81elles font douces, & qu’elies conserventleur limpidité , eiles crèvent le sac parla seule force que leur quantité leurdonne ; li elles font viciées, elles ron-gent le sac, ou plutôt il s’enflamme &
s’ulcere