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dtabilité des nerfs qui pressent les hu-meurs de la circonférence au centre, &les déterminent vers la partie foible,vers la matrice : mais il faut fur - toutbien recommander principalement l’abs-tinence d’alimens crus, acres, de toutce qui peut échauffer le corps & l'imagi-nation dans différentes circonstances ;íur-tout lorsque le mal est dans son com-mencement.
II n’est pas besoin,dans les fleurs blan-ches de beaucoup de remedes extérieurs;il est seulement important détenir pro-pres les parties par où se fait l’écoule-ment ; d’empëcher que les humeursépanchées n’y séjournent, n’v croupis-sent. Lorsqu’on n’a pas prévenu cet effet,& l’acrimonie des humeurs & ce quis’ensuit, on peut corriger ce vice pardes lotions adoucissantes, faites avec lelait tiède , Peau d’orge, le miel, (f c.
Lorsque ces humeurs sortent d’orga-nes fort relâchés, fans irritation, on peutemployer pour les lotions , de Peau tiedeaiguisée H'esprit-de-vin, d’eaux spiri-tueuses parfumées d’eaux thermalescomme defficcatives. On peut aussi userde vin blanc avec dn miel, comme déter-sif & tonique, & de tous ces diffírensmedicamens en injection , en fomenta-tion; le vin rouge resserreroit trop; ilne pourroit convenir que dans le cas d’u-ne chiite de matrice, où il ferait mêmenécessaire de le rendre astringent.
Mais il ne faut jamais employer deíemede qui ait cette derniere propriété ,dans la vue d’arrêter Pécoulement desfleurs blanches ; à moins qu’on ne soit as-suré que le vice qui Pentrctient n’est quetopique, n’est que la débilité des vais-seaux de la partie , & qu’il n’en reste au-cun dans les humeurs ; fans quoi on s’ex-pose, en empêchant Pexcrétion de cellesqui font corrompues, dont la matrice estabreuvée, à enfermer, comme on ditvulgairement, le loup Amis la bergerie:d’où s’ensuivent des dépôts funestes dansla substance de cet organe, des engorge-mens inflammatoires , qui ont beaucoupde penchant à se terminer par la gangrè-ne; ou ils tournent enskirrhe, qui de-vient aisément carcinomateux ; on ilsforment des aheès, des ulcérés, des chan-cres, qui font une source de maux , dedouleurs violentes & durables, que la«art feule peut tarir ; ou il se fait des
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métastases fur des parties éloignées , furles poumons, par exemple , d’où peutsuivre la phthisie; sur le foie, d’où peu-vent succéder des suppurations sourdesde ce viscère; sur les reins, d’où peuts’ensuivre, selon l’observation de Bâil-lon ( Ballonìi opéra, lib. 7 , conjìl. Ç9.)un diabète des plus funestes.
Ainsi il ne faut user d’astringens qu’a-vec beaucoup de prudence ; & en géné-ral , cette condition est très-néceffairedans l’administration des remedes, pourla cure des//earj Manches: de quelquequalité que foit le vice qu! les cause , ilest toujours très-difficile à détruire àcause de la structure , de la situation par-ticulière de l'organe qui est affecté, dela nature des humeurs qui y font distri-buées , & de la lenteur respective de ceshumeurs: il faut donc, pour l'honneurde Part & de celui qui l’exerce, & pourpréparer à tout événément les personnesaffectées de cette maladie , se bien gar-« der de faire espérer une cure,L encoremoins une prompte guérison. V. Mst.-TEICE, (maladie de Ut) (d)
Fleur DE lis , Astron. lilium, cons-tellation boréale, située au-dessous dutriangle composée de 7 étoiles, dont unede 3 e grandeur; celle-ci avoir is 14 0 %de longitude en 1700 , & 10 13' de lati-tude , suivant le Catalogue publié en1679 par Augustin Roger, architecte dnroi deFrance. On y représente une mou-che dans le planisphère de senex. (M.de la Lande)
Fleurs de lis, s. m. pi. Blason,armes des rois de France : personne n’i-gnore qu’ils portent d'azur à trois fleursde lis d’or.
Les fleurs de lis étoien t déja employéespour ornementa la couronne des rois deFrance, du temps de la seconde race, &même de la premiere : on en voit la preu-ve dans l’abhaye de 8. Germain-des-Prés , au tombeau de la reine Frédegon-de , dont la couronne est terminée par devéritables fleurs de lis , & le sceptre parun lis champêtre. Ce tombeau,qui est demarqueterie, parsemé de filigrame delaiton, paroit original ; outre qu’il 11’y apoint d’apparence qu’on eût pensé à or-ner de la sorte le tombeau de cette reinelong-temps après fa mort, puisqu’ellea si peu mérité cet honneur pendant f»vie.