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«Jeux à surmonter, & que le courant étantplus éloigné clés bords coule avec plus defacilité ; mure que la quantité d’eau étantplus grande & coulant avec plus de vî-Vclle, doit creuser davantage le lit, &même le rendre si profond que les bordsse rapprochent. De-là il arrive souventque deux rivières étant unies, occupentmoins d'el'pace fur la surface de la terre ,& produisent par-là un avantage dans lesteneins bas, par la déposition continuelleque ces terreurs y font des parties bour-beuses & superflues qu’ils renferment;ils forment par ce moyen une espece de«ligue à ces rivières, qui empêche lesinondations. Sur quoi -voyez VartickConfluent, où l’on fait voir que 1cphysique dérange ici beaucoup le géomé-trique.
Ces avantages font si considérables,que Guglieltninì croît que la. nature lesa eus cn vue, en rendant la jonction &l’union des rivières si fréquente.
Tel est l’abrégé de la doctrine de Gu-glielmini, fur le mouvement des f euves,dont M. de Fontenelle a fait l’extraitdans lesrwAtt. del'acad. 1710.
Pour déterminer d’une maniéré pinsprécise les ioix générales d u mouvementdes fleuves , nous observerons d'abordqu’un fleuve eft dit demeurer dans lemême état, ou dans un état permanent,quand il coule uniformément, de ma-nière qu’il est toujours à la même hau-teur dans le même endroit. Imaginonsensuite un plan qui coupe le fleuve per-pendiculairement à son fond , & quenous appellerons feclìon du fleuve. Voy.flanche hydrostatique, fig. 34.
Cela posé, quand un fleuve eSi terminépar des bords unis, parallèles l’un à t’ali-tre & perpendiculaires à P horizon,&qnele fond estaufli une surface plane, ho-rizontale ou inclinée , la section fera desangles droits avec ces trois plans, L feraun parallélogramme.
Or, lorsqu’un fleuve est dans un étatpermanent, la même quantité d’eau coule•n même temps dans chaque section. Carl’étnt du courant ne seroit pas perma-nent, s’il ne repasi'oit pas toujours à cha-que endroit autant d’eau qu’il vient deí’cn écouler. Ce qui doit avoir lieu, quelleque soit l’irrégularité du lit, qui peutproduire dans le mouvement du fleuveìistíreus clwnge.mens à d’autrcs égards ,
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par exemple, un plus grand frottement,à proportion de Pinégaíité du lit.
Les irrégularités qui se rencontrentdans lc mouvement d’une rivière, peu-'vent varier à l’infini ; 81 il n’est pas pos-sible de donner là-dcfifus des réglés. Pour. pouvoir déterminer la vitesse généraled’an fleuve , il faut mettre à part toutesles irrégularités, & n’avoir égard qu’anmouvement général du courant.
Supposons donc que i’eau coule dan*un lit régulier, fans aucun frottementsensible, & que le lit soit terminé pardes côtés plans, parallèles i’un à l’autre,& verticaux ; enfin que 1e fond soit austiune surface plane & inclinée à l’horizon.Soit A E le lit dans lequel l’eau coule ,venant d’un réservoir plus grand , & sup-posons que Peau du réservoir soit tou-jours à la même hauteur , en sorte que lecourant de la riviere soit dans un étatpermanent ; Peau descend de son lit com-me sur tin plan incliné , & s’y accélérécontinuellement ; & comme la quantitéd’eau qui passe par chaque section dansI« même temps, doit être la même partout, il s’ensuit que la hauteur de Peaudoit diminuer à mesure qu’elle s’éloignedu réservoir , & que sa surface doit pren-dre la figure i q s, terminée par une lignecourbe i q s , qui s’approche toujours deplus en plus de C E.
Pour déterminer la vitesse de Peaudans les disséreirs endroits de son lit,supposons que l’oiigine du lit ABBJ)soit formée par un plan : si on fait imtrou dans ce plan, Peau jaillira plus oumoins loin du trou, selon que le trousera pins ou moins distant de la surfacede Peau du réservoir h i ; & la vitesseavec laquelle Peau jaillira , sera égaie àcelle qn’acqueroit un corps pesant entombant de la surface de i’eau jusqu’autrou ; ce qui vient de la pression de Peauqui est au-dessus du trou : la même pres-sion , & par conséquent la même forcemotrice subsiste quand Pobstacle dp eftôté , & chaque particule de Peau couledans le lit avec une vitesse égale à cellequ’elle auroit acquise eu tombant de 1»surface de Peau jusqu’à la profondeur oùest cette particule. Chaque particule semeut donc comme sur un plan incliné,avec un mouvement accéléré, L de lamême maniéré ove si , tombant vertic».lemeutelle.jv.oit continué son mouvs»