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Tome XIV. FERM - FORL.
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formément entre deux bords verticaux ,ne devroit pas toujours s’accélérer dansles endroits où son iit viendroit à se ré-trécir, mais que suivant le rapport de faprofondeur avec Pcspace qu'il parcour-loit dans une seconde, il devroit tantôts'abaisser dans ces endroits , tantôt s'yélever ; que dans ce dernier cas, il aug-menteroit plus en hauteur en s’élevant ,qu’il ne perdroit en largeur; & que parconséquent au lieu d’acee'lerer sa vitesse ,il devroit au contraire la ralentir , puis-que f espace par lequel il devroit passer,seroit augmenté réellement au lieu d’étrediminué.

Je remarquerai 2°. que dans mon ejsaide la résistance des fluides , Paris, 1752 ,j’ai donné le premier nne méthode géné-rale pour déterminer mathématiquementla vitesse d’un fleuve en un endroit quel-conque ; méthode qui demande une ana-lyse très - compliquée , quand on veutfaire entrer dans le problème toutes sescirconstances, quoiqu’on fasse même abs-traction de physiques Voy. Pouvrage citéart. i;6 est/uiv.

Le mouvement des eaux dans le coursdes fleuves , s’écarte considérablement dela théorie géométrique. 1°. Non-seule-rnent la surface d’un fleuve 11’est pas deniveau d’un bord à l’autre; mais mêmele milieu est souvent plus élevé que lesdeux bords ; ce qui vient de la différencede vîteffe entre Peau d 11 rnilieu du fleuve,& les bords. 2 0 . Lorsque les fleuves ap-prochent de leur embouchure , Peau dumilieu est au contraire souvent plusbaffe que celle des bords, parce que Peaudes bords ayant moins de vîteffe, est plusrefoulée parla marée. Voyez Flux. 3°.La vîteffe des eaux ne fuit pas à beau-coup près la proportion de la pente ; unfleuve qui a plus de pente qu’un autre,coule plus vîte dans une plus grande rai-son que celle de la pente : cela vient dece que la vitesse d’un fleuve dépend en-core plus de la quantité de Peau & dupoids des eaux supérieures, que de laporte. M. Kuhn , dans la dijfertationfurl'origine des fontaines , s’eft donc trompéen jugeant de la pente des fleuves parlent vitesse, & en croyant, par exem-ple fur ce principe, que la source duDanube est de deux milles d’Allemagneplus élevée que l’on embouchure, &fc.4°- les ponts, les. levées & les autre*

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obstacles qu’on établit fur les rivières ,ne diminuent pas considérablement la vi-tesse totale du cours de Peau , parce quePeau s’éleveà la rencontre de Pavant-becd’un pont, ce qui fait qu'elle agit davan-tage par son poids pour augmenter la vi-tesse du courant entre les piles. s°. Lemoyen le pins sûr de contenir un fleuve ,est en général de rétrécir son canal, par-ce que fa vitesse par ce moyen est aug-mentée, & qu’il se creuse un lit plusprofond ; par la même raison on peut di-minuer ou arrêter quelquefois les inon-dations (Pune riviere , non en y faisantdes saignées, mais en y faisant entrerune autre riviere , parce que l’union desdeux rivières les fait couler Pune & l’au-tre plus vîte, comme on Pa dit ci-dessus,6°. Lorsqu’une riviere grossit, la vitesseaugmente jnsqu’à ce que la riviere débor-de : alors la vitesse diminue , fans douteparce que le lit est augmenté en plusgrande portion que la quantité • d’eau.C’est par cette raison que ('inondation di-minue proche Pembouchure , parce quec’est Pendrait où les eaux ont le plus devitesse.

De la mesure de la vitesse des f leuves.Les physiciens & les géomètres ont ima-giné pour cela différens moyens. Gugliel-mini en propose un dans ses ouvrages ,qui nous paroîttrop composé L trop peucertain. V. son traité delta natura de’ fiu-tui , & son aquarum fluentium meit/ura -Parmi les autres moyens, un des plussimples est celui du pendule. On plongeun pendule dans Peau courante, & onjuge de la vitesse de Peau par la quantitéà laquelle le poids s’éleve, c’est-à-dire,parl’angle que le fil fait avec la vertica-le. Mais cette méthode paroît meilleurepour comparer ensemble les vitesses dedeux fleuves , que pour avoir la vitesseabsolue de chacun. Les tangentes des an-gles sont à la vérité entr’elles, commeles q nattés des vitesses, & cette réglé est.assez sûre : mais il n’est pas aussi facilede déterminer directement la vitesse dufleuve par Pangle du fil. V. Résistan-ce des Fluides £5* Fluide.

Un autre moyen est celui que M. Pi-tot n proposé dans les mémoires de l’aca-démie de 1732.11 prend un tuyau recour-bé , dont la partie supérieure est vertica-le , & Pinsérieure horizontale. II plongecette derniers daas l’eau, ensuite que