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l’eau entre par !a branche horizontale.Selon les loix île l’hydratiliquc, l’eaudoit s’élever dans le tuyau vertical , àune hauteur égale à celle dont un corpspesant devroit tomber pour acquérir unevitesse égale à celle de Peau. Maison sentencore que ce moyen est assez fautif : i D .Peau sera retardée par sangle qui formela partie horizontale avec la verticale :s®, elle le sera encore le long àti tuyaupar le frottement, ainsi elle s’éleveramoins qu’elle ne devroit suivant la théo-rie ; & il est très-difficile de fixer le rap-port entre la hauteur à laquelle elle s’é-leve , & celle à laquelle elle doit s’éle-ver, parte que la théorie des frottemens«sttrès-peu connue. F. Frottement.
Le moyen le plus simple &le plus sûrpour connoítre la vitesse de l’eau , est deprendre un corps à-peir-près auffi pesantque l’eau, comme une boule de cire, dele jetter dans l’eau , & de juger la vitessede l’eau par celle de cette boule ; car laboule acquiert írès-promptement & pref-qu’en un instant, une vitesse à-peu-prèségale à celle de l’eau. C*est ainsi qu’aprèss’être épuisé en inventions fur des chosesde pratique, on est forcé d’en revenirsouvent à ce qnis'étoit présenté d’abord.V. les ouvrages de Guglielmini, celui dcVarenius , & l 'histoire naturelle de M.de Buffon , d’où cet article est tiré. (O)
Fleuve eu RIVIERE d’OrION , As-tronomie , est le nom qu’on donne quel-quefois dans l’astronoinie à une constel-lation , qui s’appelle auffi éridan. FoyezEiîidan. (O)
Fleuve , Myth. Icon. Litt. 11 yavoit peu àe fleuves, fur-tout dans laGrece & dans l’Italie , auxquels on netrouvât des statues & des autels consa-crés au dieu du fleuve , où on alloit fai-re des libations, & quelquefois mêmedes sacrifices. “ Les Egyptiens , ditMaxime de Tyr, honorent le Nil â cau-se de son utilité ; les Thessaliens, le Fé-riée (aujourd’hui Selembria ) , à causede fa beauté; les Scythes le Danube,pour la vaste étendue de ses eaux ; les
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Etolîens l’Acheloiis, à cause de son com-bat avec Hercule ; les Lacédcmonïensl’Eurotas ( aujourd’hui Vafiiipotamo ) ,par une loi expresse qui le leur ordon-noit ; les Athéniens PHissus, par un sta-tut de religion
A ce détail nous pouvons ajouter leRhin , qu’on trouve représenté dans lesmédailles avec ces mots , Asus Rhenus fle Tibre, qui étoit pour ainíì dire unedes divinités protectrices de Rome ; ieTamise, fleuve du Péloponnefe, à quiles Meffeniens ossroient tous les ans ilessacrifices; L enfin le Clitomne ( aujour-d’hui Clitonne) , («) petite riviere d'I-talie dans l’Etat de l’égíife & en Ombrie,qui non - feulement passoit pour dieu ;mais même rendoit des oracles. II est vraique c’est le fcul des fleuries qui eût ceprivilège; car la mythologie ni l’histoi-re ancienne ne font mention d’aucun au-tre oracle dc fleuve ou de riviere.
Voici comme Pline le jeune , liv.FUI, parle de ce dieu Clitomne, Lc’est un trait d’histoire qui mérite d’êtrecité. “ A la source du fleuve Clitomne estun temple ancien & fort respecté, Cli-tomne est là habillé à la romaine : lessorts marquent la présence L le pouvoirde la divinité : il y a à l’entour plusieurspetites chapelles, dont quelques-unesont des fontaines & des sources ; car Cli-tomne est comme le pere de plusieurs au-tres petits fleuves qui viennent fe join-dre à lui. II y a un pont qui fait la sépara-tion de la partie sacrée de ses eaux avecla profane ; au-dessus de ce pont, on nepeut qu’aller en bateau ; au-dessous il estpermis de fe baigner,,,
Hésiode dit que les fleuves font enfansdel’Océan&de Thétis, poumons mar-quer qu’ils viennent de la mer comme ilsy rentrent. Ils font décrits fous la figurede vénérables vieillards, pour marquerqu’ils font auffi anciens que le monde;c’est pour cela que les poètes latins lesappellent du nom de pere : da nunc Tybripater, dit Virgile. Ils ont la barbe & lachevelure longues & traînantes , parcs
(o) Plusieurs auteurs prétendent que ce n’étoit point 1 e fleuve Clitomne , mais Ju-piter surnommé Clitomne , qui rendoit des oracles : Clitumnus Utnbria ;, uhi JupitereoAem nomine est. Voy. Fibius fequester apml Hojf. Ouvrer , dans son Italie , fur cçsmots de Suétone , chap. 43 , de la vie de Caligula , ai vifendum nemus flumenque Clt-tunmi, fait cette remarque, nantis koe ntllUm* aliùti quùm incite , veljuxtà quoi JovisiliuA Ciitumm templui»,
qu’on