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pourquoi les corps spécifiquement pinslégers que tes fluides, s’élevent à leursurface : cela vient évidemment de cequ'íl y a une plus forte pression fur lasurface inférieure du corps que fui fasurface supérieure, c’est-à-dire de ce quele corps est poussé en en-haut avec plus«le force qn’it ne Test en en-bas par fapesanteur; en effet le corps qui tend à«'élever à la surface, est continuellementpreste par deux colonnes de fluide ; sa-voir , par une qui agit sur sa partie supé-rieure, & par une seconde qui agit fur sapartie inférieure. La longueur de cesdeux colonnes devant être prise depuisla surface supérieure du fluide, celle quipresse la surface inférieure du corps feraplus longue de toute Tépaiíseur du corps,& par conséquent le corps fera poussé enen-haut par 1 e fluide avec une force égaleail poids de fa quantité de fluide qui se-roit contenue dans l’espace que le corpsoceupe. Donc, fi \e fluide est plus pesantque le corps, cette derniere force quitend à pousser le corps en en-haut, l’em-portera fur la force de la pesanteur ducorps qui tend à le Faire descendre, & lecorps montera. Voy. Pesanteur spe-cifique.
Par-là orr rend raison pourquoi de très-petits corpuscules, soit qu’ils soient pluspesans ou plus légers que le fluide danslequel ils sont mêlés , s’y soutiendrontpendant fort long-temps, fans qu’ils s’é-levent à la surface du fluide , ni sansqu’ils fe précipitent au fond. C’est quela différence qui se trouve entre cesdeux colonnes est insensible, & que laforce qui tend à faire monter le corpus-cule, n’est pas assez grande pour sur-monter la résistance que font les partiesdli fluide à leur division.
III. La pression des parties supérieuresqui fe fait fur celles qui font au-dessous ,s’exerce également de tous côtés , & sui-vant toutes les directions imaginables ,latéralement,horizontalement, oblique-ment, & perpendiculairement. C’eft nnevérité d’expérience bien établie par M.Pascal dans son traité de Véquilibre des li-queurs. V. la fuite de cet article, où cetteloi fera développée : nom» ne pouvons laprouver qu’après en avoir déduit les con-séquences; car ce font ces conséquencesqu’on démontre par l’expérience , &quiaffûtent de la vérité du principe.
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Tontesles parties des fluides étant sfeSégalement pressées de tous côtés, il s’en-suit, ro. qu’elies doivent être en repos-,& non pas dans un mouvement conti-nuel, comme quelques philosophes l’ontsupposé : qu’un corps étant plongé
dans un fluide en est pressé latéralement,& que cette pression est en raison de ladistance de la surface du fluide a u corpsplongé; cette pression latérale s’exereetoujours suivant une ligne perpendicu-laire à la surface du fluide } ainsi elle efttoujours la même à la même hauteur diifluide , soit que la colonne de fluide soitoblique ou non à la surface du corps.
IV. Dans les tubes qni communiquentensemble, quelle que loit leur grandeur,soit qu’elle soit égale ou inégale,& quelleque soit leur Forme, soit qu’elle soitdroite, angulaire ou recourbée , un mê-me fluide s’y élèvera à la même hauteur,& réciproquement.
V. Si uns fluide s’éleve à la même hau-teur dans deux tuyaux qui communi-quent ensemble, le fluide qui est dans m»des tuyaux,est en équilibre avec le fluidequi est dans l’autre.
Car, i°. si les tuyaux font de même;diamètre, & que les colonnes des fluidesaient la même base & la même hauteur ,elles seront égales; conséquemment leurspesanteurs seront aussi égales , & aussielles agiront l’une fur l’autre avec desforces égales ; î°. fi les tuyaux font iné-gaux en base & erl diamettre, supposonsque la base de G I ( íl. d'Hydrodyn. fg.6.) soit quadruple de la base de HK r& que ,1e fluide descende dans le pluslarge tuyau de la hauteur d’un pouce,comme de Z en O, il s’élevera donc dequatre pouces dans l’autre tuyau, com-me de M en N. Donc la vitesse du fluidequi fe meut dans le tuyau H K , est icelle du fluide qui fe meut dans le tuyauG I, comme la base du tuyau GI est àla base du tuyau H K. Mais puisqn’onsuppose que la hauteur des fluides est lamême dans les deux tuyaux , la quantitéde fluide qui est dans le tuyau G 1 , feraìt celle qui est dans le tuyau H K, commela base du tuyau G / est à la base dutuyau tì SC: conséquemment les quanti-tés de mouvement de part & d’autre fontégales , puisque les vitesses font en rai-son inverse des masses. Donc il y auraéquilibre. Cette de'moastratiûrt est affea