74-P F L U
jitoie, que le principe inflammable, ífeilleur enleve les saletés qui nuisissent à laréunion d n tout; avantageque ne produitpas le réductis. Le fondant opéré cet ef-fet a la vérité , mais il reste souvent uniaux corps qu’ila dissous.
Nous finirons par cette conclusion gé-nérale , que tout flux est un corps quiala propriété de réduire par le principeinflammable , & de fondre par le prin-cipe fondant qu’il contient", & consé-quemment d’accélcrer & de procurer lafusion des corps avec lesquels on le mêlerd'où est venue notre division , i°; en ré-diictífs; ìV. en fondans; 3 0 . en rédtic-tifs & fondans , auflux. Voyez Stahl,Cramer, Boerhaave , NI» Litbogéognejîe-ifc-Pott. ,
FLUXIO - DIFFERENTIEL , adj.Géométr. transcend. M. Fontaine appelleainsi dans les mém. de l'acad. de 1734,tme méthode par laquelle on considérédans certains cas, sous deux.aspects très-distingués, la différentielle d'une quanti-té variable.-Imaginons, par exemple, uncorps qui descend le long d’un arc decourbe ; on peut considérer à l’ordinairela différentielle de cet arc comme repré-sentée par une de? parties infiniment pe-tites dont il est composé , on dont on l’i-magine composé ; ensorte que l’arc totalferal’intégraîede cette différentiel !e:maison peut considérer dé plus ia différenced’un arc total descendu à un arc totaldescendu qui différé infiniment peu deceliii-là ; & c’eftrrne autre maniéré d’en-visagerla différence: dans le premier cas,l’arc total est regardé comme une quanti-té constante dont les parties seulementfont considérées comme variables Kcomme croissant 011 décroissant d’unequantité différentielle : dans lé secondcas, l’arc totalest hii-même regardé com-me variable par rapport à un arc totalqui en différé infiniment peu. On peut,pour lìistînguer, appeíler//«.r?ra la dif-férence dans le second cas , & retenir lenom de différence dans le premier: oubien on peut se servir dans të premiercas du mot fluxion , & de différence dansle fécond. V. l'art. TautûCHRONE, &les mémoires de l'académie de 1?34 , ohM. Fontaine a donné un savant essai decette méthode, qu’il nomme fluxio-dffé-renticlle, par les raisons qu’on vient d’ex-poíër. (6)
F L U
FLUXION, í.f.Géomét. tranfrtnd. M-'Newton appelle ainsi dans la géométrie"'del’insini, ce que M, Leibnitz appelledifférence. V. DIFFERENCE NDirkL-RENTICU.
M. Newton s’est servi de ce mot defluxion , parce qu’il considéré les quanti-tés mathématiques comme engendrées:parle mouvement ; il eherclîe le rapport"des vitesses variables avec lesquelles ces-quantités sont décrites ; & ce sont ces vi-tesses qu’il appelle/ÏKvioBí des quantités."par exemple, on peut supposer nne para-bole engendrée par le mouvement d’uneligne qui se meut uniformément, parallè-lement à elle-méme, le long dé l’abseiffe;tandis qti’unj point parcourt cette ligneavec une vitesse variable , telle que la‘partie pareourneesttonjoursnne moyen-ne proportionnelle entre une ligne don-née quelconque & la partie correspon-dante de l’abl'cisse, m Abscisse. Le rap-port qn'i! y-a entre !a vitesse de ce pointri à chaque instant,, & la vitesse uniformede la ligne entiere, est celui de la flu-xion de s or donnée à la fluxion de sabs-jciffe ; c’est-à-dire dej<à x : car M. New-ton désigne la fluxion d’une quantité partin point mis au-dessus.
Les géometresAnglois, du moinsfpourla plupart, ont adopté cette idée dé MtNewton,&fa caractéristique : cependantìa caractéristique de M. Leibnitz quiconsiste à" mettre n n d an devai ir, paroífc:■ pins commode , & mains sujette à erreur.Un tife volt mieux, & s’oublie moinsdans l’impreffion qn’nn simple point»A l’égard de la méthode de considérercomrne des fluxions ce que M. Leibnitzappelle différence', il est certain qu’elleest plus juste & plus rigoureuse. Mais ilest , ce me semble, encore plus simple &plus exact de considérer les différences,nu plutôt le rapport des différences.comme la limite du rapport des différen-ces finies, ainsi qu’il a été expliqué auìnot Différentiel. Introduire ici le-mouvement, c’eft y introduire une idéeétrangère , & qui n’cft point nécessaire à.la démonstration : d’ailleurs on n’a pasd'idéebien nette de ce que c’est que lavitesse d’un corps à chaque instant,lorsque cette vitesse est variable. La vi-tesse 11’cst rien de réel, voy. Vitesse ;c’est le rapport de ì’espace au temps,lors-que la vitesse est uniforme r sur quc>