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Tome XIV. FERM - FORL.
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tînées pour vivifier lc sang da sains , Lchargé de tous les sucs qui peuvent êtreemployés pour fa nourriture & pour sonaccroissement.

Cela posé, il est aisé de concevoir quele sang de la veine ombilicale étant plusvif, plus fluide , & poussé avec plus deforce que celui qui coule dans celui de laveine-porte, il en doit passer une portionconsidérable au-travers de ce fi nus, dansl’embouchure du conduit veineux qui estfort court, fans aucun rameau , & quil'e présente presque directement pour lerecevoir. II y a lieu de croire que le sangde la veine - porte ne peut pas beaucoupfe détourner de fa route, parce que deuxliqueurs, qui font poussées par un ca-nal commun avec des vitesses inégales &des directions différentes, ne se mêlentpas parfaitement, & celle qui va plusvîte s’éloigne moins de fa premiere direc-tion.

II y a lieu de croire que la portion dece sang qui se mêle aveccelui de la veine-porte, sert à la rendre plus propre à la fil-tration de la bile.

Voilà par quelle adresse la nature faitpasser les sucs nourriciers de la mere dansla veine cave inférieure du fœtus, & de-là dans le cœur, qui est tout proche del’insertion ije ce conduit j ce qui nousdonne lieu de remarquer que , commetout ce qn’il y a de plus nécessaire à lavie & à la nourriture da fœtus est renfer-mé dans le sang de la veine ombilicale ,ainsi qu’il a été dit, la nature lui a frayéun chemin le plus court & le plus Facilequi lui étoìt possible pour le Faire entrerdans le cœur, qui distribue ensuite cetteliqueur si importante à toutes les partiesd n fétus : car en faisant passer çe sangpar ce conduit veineux qui , quoiquetrès-court, prolonge, pour ainsi dire,la veine ombilicale julqu’à l’entrée d ucœur; elle évite rembarras d’une très-lôngue & très - pénible circulation , quife feroit au travers de la substance du foie.Examinons à-présent quel est l’usage dutrou ovale.

Oti vient de Faire voir qu’une portionconsidérable du sang de la veine ombili-cale se jette dans la veine-cave inférieu-re, où il se mêle encore avec celui quirevient par cette veine-cave. Ce sang s’a-vance vers le cœur, & là, rencontrantle trou ovale dont on vient de parler, il

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oblige fa soupape par son poids & son im-pulsion à se tenir ouverte, & à le laisserpasser pour la plus grande partie dans letronc de la veine du poumon, de-là dansle ventricule gauche ; ce qui fait qn’íl ypasse avec facilité & autant que l’ouver-ture du trou peut le permettre , c'est quedans le fœtus humain , il y a un rebordmembraneux , qui régnant transversale-ment le long de la partie supérieure dntrou ovale , détermine une partie du sangde la veine - cave inférieure à passer parce trou. Dans les animaux à quatre piés,la digue qui est entre les deux veines-ea-ves, fait un rebord précisément au-def-sus du même trou ; ce qui fait que le sangqui monte par la veine-cave inférieure ,& qui va heurter contre cette digue,trouve une très-grande résistance qui ledétermine à passer facilement par le trouovale: car par ce choc, le sang venant àrencontrer celui qui remonte, pose pluslong-temps fur la soupape qn’il fait bais-ser , non-seulement par son poids, matsencore en revenant de la digue fur lui-même. Ce qui facilite encore le passagedu sang de la veine - cave inférieure parle trou ovale, e’est que la soupape a uneentiere liberté de se baisser, ne trouvantque peu de résistance de la part du sangqui revient dans le tronc de la veine diHpoumon ; tant à raison de la situation &de la direction de cette même soupape ,qui est placée à la partie supérieure de cetronc , c’est-à-dire , dans l’endroit où lesang qui y coule fait le moins d’effortjque parce qu’il en passe moins dans laveine du poumon, qu’il est moins élasti-que , & qu’il se meut avec moins de vi-tesse.

En parlant de la structure de cette sou-pape , on a expliqué dans quel temps dumouvement du cœur elle s'éleve & s’a-baisse pour former ou laisser ouvert letrou ovale,

II est aisé de juger que ce trou sertaussi-bien que le conduit veineux à abré-ger le chemin de la veine ombilicale, carle conduit veineux exempte ce sang del’embarras d’une circulation très-longue& très-pénihle qui fe feroit au-travers dufoie, ainsi qu’il a été dit : & par le trouovale ce même sang évite pareillementl’embarrasd’une circulation au-traversdu poumon, non-seulement inutile, maisauísi très -difficile, & qui paroît même