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Tome XIV. FERM - FORL.
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fcibîes, î!s ne suffiraient jamais pourdévelopper les petits vaisseaux qui com-posent la partie vivante de ranimai ; ilsne donneroient jamais aux os une duretéqui les mit en état d’être la charpentedu corps animal.

La chaleur peut beauconp pour hâterl’accroissement du fœtus , & pour accélé-rer le mouvement du cœur. Sans elle ,l’oeuf, quoique fécondé, ne produiroitjamais tin animal. Le cœur dans les pre-mières heures de la ponte , ne paroîtpasLattre encore j il est invisible lui-même:bientôt, à la faveur de la chaleur de lamere, il va battre & frapper l’ceil parla vivacité de ses mouvement. Ce phéno-mène li général fe lie à la force vivifiantedu printemps, qui réveille cent animauxail'onpis, qui rend à ìeur cœur son mou-vement , & qui remonte la machine ani-male.

Ce que la chaleur fait dans un œuf déjavivifié, la liqueur fécondante paroît lefaire fur l’embryon atî'oupi , dont lecœur & les organes encore fluides réagis-sent pas encore. Nous avons vu naîtrel’irritabilité dans les intestins du poulet;le pouvoir de fe contraster naît apparem-ment ou du moins devient visible dansl’emhryon de ranimai vivipare , dèsque la liqueur séminale a été versée surlui. Cette liqueur a généralement uneodeur forte & particulière , quoique di-versifiée dans les différens animaux. Elieiert d’un puissant aiguillon qui accéléréla marche des humeurs animales.

La différence dn véritable mâle à l’eu-mique, prouve que cette puissance sti-mulante agit encore dans l'animai pleine-ment formé. Elie agira furie cœur del’embryon avec autant de force , qu’ilest plus tendre & plus irritable. Le cœurdu poulet a dans ses premiers momensune activité & une sensibilité qui dimi-nuent continuellement, jufqu’à ce quela férie de ces diminutions fe termine parla mort. 11 y a dans ce petit cœur prèsde cinquante pulsations dans la minute;est-i 1 immobile ? !e moindre souffle , laplus petite irritation le réveille & rap-pelle les battemens.

L’étincelle électrique rend à un mus-cle paralytique fa contraction ; la partieodorante de la liqueur du mâle rcveilleapparemment le mouvement extrême-'ment foifale du cœur : elle lui donuc par

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la vivacité accroissante de ses battemensune supériorité fur les résistances, & lepouvoir d’étendre & dilater les vaisseauxdu petit animal. Cette liqueur feule feraie stimulus à qui la nature a donné lepouvoir de ranimer le cœur; de-là lanécessité du mâle.

Cette même matière volatile est encorele stimulus qui, dans l’animai déja plei-nement formé, fait pousser les cornes &la barbe , & qui modiste différentes par-ties de son corps, qni les rend plusgrandes, plus dures, plus colorées.

Dans le puceron, cette même liqueurpeut être suppléée apparemment par lachaleur seule de la saison: cet animalpond & avec l’aide d’un mâle & sans lui.

Dans les animaux vivipares, dont lesmouvemens ont plus de vivacité, lecœur ne fe développe jamais fans falsif-ia n ce de cette liqueur.

C’est ainsi que bien des plantes fe re-produisent par des causés fondées dansla plante mere feule ; mais que dans plu-sieurs autres le fruit, qui en est I e fœtus ,ne parvient pas à fa perfection fans lesecours de la poulsiere analogue au sper-me mâle des animaux.

Les dents, les os, les cheveux qui nais-sent dans rintérieur des vierges vérita-bles, rentrent dans l’ordre des partiesqui renaissent après avoir été détruitesdans les animaux â sang froid. II y a voltapparemment dans l’intérienr de ces fœ-tus vierges un germe àe fœtus qui, pourfe développer, n’a rti besoin que de laforce vitale du fœtus méuic auquel îlétoit attaché.

Formation du fœtus. Cette partie im-portante de f histoire dés animaux est àpeine ébauchée. II nous manque généra-lement les premiers commencemens dufœtus ; ils manquent fur-tout dans l’hom-tne : il n’y a que le poulet où l’on ait sui-vi avec quelque exactitude la progressionfuccetsive , par où 1 e fœtus tend à fa per-fection. Nous allons donner un précistrès-raccourci de ce que nous connoissonsd’avéré là-dessus : nous y ajouterons desFraginens de ['histoire d u fœtus , dans lequadrupède & dans l'homme.

On a été curieux de tout tems de con-noítre cette formation successive du pou-let , qui est assez aisée à observer , peut-être le hazard a-t-il conduit les yeux(Vun observateur , qui aura été frappé de