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nom à nt) district qui comprend plusieursbourgs habités par des Valaques. Dans lestroubles dont le pays fut affligé an fiecledernier, cette ville eut deux sièges à sou-tenir , l’an 1661 : l’tm de !-> part duprince Kemeni, successeur de Barskay,& l'atitre de la part des Ottomans quiprotégeaient Michel Apaffi. Fogarir; serendit à Kemeni, & résista aux Turcs;nuis çe prince étant mort en 1662 , ellene farda pas à reconnoitre Apaffi polirmaître. Longit. 42, t8> iutit. 46, 30.(D.fí.)
FOI , s. f. Théol. Pour détermineravec quelque succès le sens de ce termevn Théologie, je ne m’arrêterai pas auxdiverses'acceptions qu’fl requit dans no-tre langue; je me défendrai même depuiser sa signification dans les écrits denas théologiens- Ponr, remonter auxsources de la doctrine chrétienne, il fautrecourir aux langues dans lesquelles lesEcritures nous ont été transmises , & ;nn’ont parlé les apôtres &. les P P. des ;premiers siécles de l’Eglife. Par la mêmeraison , il nous feroit peu utile de recueil-lir dans les auteurs latins la différenteììgnifi.’ation du mot fies , d’où nousavons Fait foi. E’étymologie de crederequi vient probablement décrémenta dare.N celle Absides qui dans son origine a étésynonyme de fidélisas, ne peuvent pasnous éclairer for le sens du mot foi;parce que fies Sc credere , considéréscomme termes théologiques. 11’ont pasemprunté leur sens d 11 latin ; ils Pont prisimmédiatement des mots grecs tgifhç &wifìviw , employés dans les Ecritures ,& auxquelg ils ont été substitués par Eavulgate & par les écrivains ecclésiasti-ques : de sorte que , quoique esíalic nesoit peut - être pas la racine ívlìahique( qu’on me permette cette expression )de credere Si de fies. il est pourtant lavraie source dans laquelle ces mots ontpuisé leur signification.
ITíVJiç & Trifìurò , dont fies Sc crederesont la traduction , viennent, selon leslexicographes , de míiro , persuadée.D’après cette étvmologie, arurhe. f des ,foi, dans le sens íe plus général , font sy-flonymes de persitaSon en effet les dis-positions de Pesprit que ces mots expri-maient dans les usages différens qu’on enfait dans ces trois langues, renfermenttoujours une persuasion.
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Or eette persuasion peut avoir différensobjets : de-!à les significations différentesde ces mêmes mots.
1°. Je trouve dans les écritures lesmots aríali; & arífìtvai exprimant une dis-position d’esprit qui a çaiticuliérementDieu pour objet, ç’eft-a-dire , une-per-su a lion de son pouvoir, de sa bonté Scde sa véracité dans fes promesses : créditAbraham Deo & reputatum efl ei cid juftUtiam. Gen. xv. (1. Qui creiit in Dominoniìserìcordium dilìgit. Prov. xjv.
Dans ces exemples on voitbien que/oiest synonyme de confiance.
Qu verra par la suite de cet article , lesrapports que cet emploi des mots foi Sccroire peuvent avoir avec les feus qu’onleur donne en Théologie ; mais on peutconcevoir dès - à - présent que ces mots,pour y prendre l'énergie qu’on leur don-ne, sc sont un peu écartés de cette signifi-cation ; Sc c’est l’jdée de persuasion com-mune aux différens emplois qu’on en fait,qui 3 facilité le passage de cette acceptionà plusieurs autres.
2 0 . Ces mêmes mots font employésdans le nouveau Testament, relative-ment à Jésus - Christ; creditis in Deunt,dit Jésus - Christ à fes disciples , £<f in mecrédité. Jean. xje>.\. Si qui creiimt innomine ejus. Ibid. j. 12 . Dicebat c r co aieos qui creiiderunt ei, Judaios. viij. AI.Mais dans cet usage leur signification va-rie en plusieurs maniérés. Suivons cesgradations, ces altérations successives.
Je trouve que ces mots foi & croiresont emplovés relativement à la personnede Jesiis-Chrift , pour signifier j°. la dis-position d’esprit des malades q ni s’appro-choient de lui pour obtenir leur guéri-son , & celle des apôtres & des disciplesdans les premiers momens qu’ils s'atta-eboîent à lui; celle des Gentils ou desJuifs qui fe ennvertissoient après unesimple prédication sort courte & fortsommaire, fçso. 2°. Celle des Apôtres &des disciples de J. C. après qu’ils avoient
entendu pendant qnelque temps fes ins-tructions; & celle des premiers chré-tiens , déjà instruits en partie des mvste-res du royaume de Dieu. 3*- Ea./î>/ desmêmes apôtres vers les derniers tempsdes prédications de Jésus-Christ, lorf-qti'i! leur difoit, jam non dicani nos fer-nos , fed arnica ;, quia queecwmque audivìà pâtre mea notafeci nabis, après la re-
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