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Tome XIV. FERM - FORL.
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doit elle n’a jamais Fait de définition ex-presse , & qui Font cependant des dogmesd efoi. Comme aussi il y a des choses défi-nies expressément qui étoient l’ohjet dela foi, êí que l’église déclarait contenuesdans la révélation avant la définition ex-presse.

Prenons pour exemplela présence réel-le avant Bcrenger. L’église n'avoit pasfait de définition expresse de ce dogme ;cependant il étoít de foi. L’église le dé-claroit donc contenu dans la révélation,& elle le déclaroít d'une maniéré suffi-sante pour lui donner le caractère d’undogme de foi. Donc l’église peut décla-rer qu’on dogme est contenu dans la ré-vélation , d’une autre maniéré que parune définition expresse de ce mêmedogme.

2°. Je dis la même chose des véritésàefoi que renferme la tradition : commeque le baptême des enfans est bon & va-lable; que la communion fous les deuxespeces n’est pas nécessaire an salut, este.Ces dogmes font déclarés par l’église con-tenus dans la tradition, fans qu’elle enforme une définition expresse.

Or comment fe fait donc cette décla-ration?.^ réponds qucl’explication cons-tante & unanime que le plus grand nom-bre des peres & des écrivains ecclésiasti-ques , & en général les pasteurs de l’é-glise , donnent à un passage contenuquant aux paroles dans les livres canoni-ques , est une déclaration que ce dogmeest contenisdans récriture quant au sens:déclaration suffisante pour que le dogmesoit ipsofaéíe l’pbjet de la foi pour ceuxà qui cette explication est connue.

Et de même la pratique constante &universelle de l’église , lorsqu’elle sup-pose un dogme contenu dans la tradition,suffit pour déclarer que ce dogme estcontenu dans la tradition, & doit êtrel’objet de la foi.

Je pourrois faire voir dans un plusgrand détail la nécessité & futilité de ceprincipe, mais je fuis obligé de me res-serrer pour passer à d’autrcs objets.

De l’obscurité de la foi. La foi est obs-cure , mais en quel sens ? Toutes les vé-rités de foi font-elles obscures, & quel-les font celles qu’affecte cette obscurité?

L’obscuriîé de la foi ne peut affecterque les objets mêmes, & non pas les mo-tifs de la persuasion. Par ces motifs, je

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n’entends pas ici !e motif immédiat quinous fait donner notre assentiment auxvérités de/cí, c’est-à-dire ['autorité dela révélation , mais les preuves par les-quelles on constate la réalité de la révé-lation. Or la liaison des vérités de la foiavec ces preuves, doit être dans son gen-re évidente & nécessaire ; & c'est alorsfeulement qu’on observera le préceptede l’apótre, qui veut que i’obéissance à lafoi soit raisonnable.

C'est pourquoi je nc ssurois approu-ver la pensée de M. Pascal, qui prétendque Dieu a laissé à dessein de l’ohscuritédans l’économie générale , dans les preu-ves de la religion ; qu'on se lofe de cher-’cker Dieu par le raisonnement ; qu'on vosttrop pour nier & trop peu pour ajsurcr ;que ce Dieu dont tout le monde parle , alaijsé des marques après lui ; que la naturene le marque pas fans équivoque c. viíj. >que les foiblejfes les pïu s apparentes font desforces à ceux qui prennent bien les choses ;qu’ilfaut connaître la vérité de la religiondans son obscurités que Dieu seroit tropmunisefte s’il n'avoit des martyrs qu'en í no-tre religion , c. xviij. &c.

Car il me semble au contraire que pourrepousser lez tfai.ts des incrédules, il estnécessaire d’établir qiie la religion chré-tienne n’a d’autre obscurité que celle quiaffecte ses mystères, & que les preuves,ies motifs de crédibilité qui rétablissentont une évidence suprême dans le genremoral, & qui ne peut laisser aucune ef-pece de doute dans S’esprit. Qu’on lisetous les auteurs qui ont travaillé ì ladéfense de la religion, 011 verra qn’aucuns’est écarté de ce principe dont ils ontsenti la nécessité.

II suit de-là que dans les quatre ordresde vérités que nous avons distingués entraitant de l’anaiyse de la foi, il 11’y aque cesses qui appartiennent au quatriè-me ordre, fy qu’on peut croire par !emotif de la révélation proposée par ré-gisse , sur lesquelles puisse tomber qijct-qu’obseurité. Ainsi, c’est sur les mystèresque tombe l’obscurité de la foi. Voyez cemot.

C'est l’obscurité des mystères qui lesfait paroître contraires à la raison , &c’est pourquoi nous renvoyons aufiì àY article Mystères la question impor-tante , si la raison est contraire à la foi.

Dc l» certitude de la foi. Nous ne pou*

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