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Tome XIV. FERM - FORL.
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d’un ccup, fans sc faire presser. En aS-ìnettant une fois ta doctrine du péché ori-ginel, & de la nécessité du baptême, L enregardant, comme on le fait, les enfansmorts sons le baptême* comme déchus dusalut éternel : en ne doit pas avoir tant descrupule pour porter le même jugementdes adultes qui- auroient observé la loinaturelle : car ces adultes ont toujourscette tache jils font enfans de colcre ; ilsfont dans la masse déperdition; ainsi ladifficulté n’est pas pour eux plus grandeque pour les enfans.II est vrai que commeelle n’est pas petite pour les enfans, il fe-roità souhaiter qu’on n’cût pas encore àla résoudre pour les adultes. F. PechÉ

ORIGINEL.

Nous devons faire aux lecteurs des ex-cuses de la longueur énorme de eetarticle;cette matière est métaphysique & tient àtoute ia théologie ; de sorte qir’il »e nouseiit pas été possible d'abréger,sons tomberdans l’obseurité & sons omettre plusieursquestions importantes. Nous ne nous Hâ-tons pas même d’avoir traité toutes eellesqui y sont relatives, mais nous en avonssui-moins indiqué une grande partie. IIy a plusieurs articles qu’on peut consul-ter relativement à celui-ci , commeChristianisme , Religion Ré-vélation. (fc)

Foi, Théoiog. Qu’on me permette dejoindre ici quelques réflexions philoso-phiques , au détail qu’on vient de lire.

S’il y a quantité de gens qui fe formentune si haute idée de la morale, qn’ils nerendent pas à la foi les hommages quellemérite, il est encore un plus grand nom-bre de théologiens qui élèvent tellementla nécessité de la foi, qu’on fe perfuaderoitaprès les avoir lus,qu’elle constitue feuletoute la religion ; erreur d’autant plusdangereuse , qu’il est plus ailé de croireque de pratiquer ; car quoique la moraleL la aient chacune des prérogativesparticulières , je pense néanmoins que la■premiere l’emporte sor l’autre à diverségards.

Parce que presque toute la morale,suivant ridée que je m’en forme* est d’u-ue nature immuable, & qu’elle dureradans toute l’éternité , lorsque la foi nesubsistera plus, & qu’elle fera changée enconviction; 2 e . parce qu’on peut être enétat de faire plus de bien,L de fe rendreplus utile au monde par la morale sons la

FOI

foi, que par la foi sons ia morale ; 3® par»-ce que la morale donne une plus grandeperfection à la nature humaine que la foi,en ee qu’elle tranquillise l’esprit,& qu’el-le avance le bonheur de chacun en parti-culier ; 4 0 . parce que les préceptes de lamorale sont réellement plus certains quedivers articles de/ai, puisque toutes lesnations civilisées s’accordent sor tous le»peints essentiels de la morale , autantqu’etles diffèrent sor ceux de la foi; 5®'.parce que l’incredulité n’est pas d’une na-ture si maligne que le vice,mi pour envi-sager la même idée sous un autre vue,parce qn’on convient en général qn’untincrédule vertueux peut être sauvé, sur-tout dans le cas d’une ignorance invin-cible,& qu’il n’y a point de saint pour mscroyant vicieux.

De ces vérités incontestables, on peuttirer plusieurs conséquences très-impor-tantes. II enrésolte, par exemple, I®.qu’on nedevroit établir pour article de/or, tien de tout ee qui peut affoiblir ourenverser les devoirs de la morale ; a",que dans tous les articles de/ci douteux,& sor lesquels disputent les sectes dischristianisme, il faudrait examiner avantque de les admettre , les fuites fâcheusesqui peuvent naître de leur croyance ; 3®.que dans tous les articles de foi an sujetdesqnels les hommes ne s’accordentpoint, la raison les engage à fe tolérer lesuns les autres , dès que ces articles liti-gieux ne fervent pas directement à lacon»sirmation ou aux progrès de Ia morale »4“. que toute choie contraire 011 incom-patible avec les décisions de la raison clai-res & évidentes par elles-mémes, n’a pasdroit d'être reçue comme un article defoi, auquel la raison n’ait rien à voir.

Je sois que la révélation divine doitprévaloir sor nos préjugés , & exiger de-l’efprit un parfait assentiment ; mais unetelle soumission de la raison à la foi, loir»d’ébranler les fondemens de la raison,nous laisse Ia liberté d’employer nos fa-cultés à l’usoge pour lequel elles nousont été données. Si la droite raison n’arien à faire en matière de religion , toutest perdu ; car c’est pour ne savoir pointconsultée cette droite raison, qu’il régnétant d’opinions étranges, superstitieuses& extravagantes dans la plupart des re-ligions qui divisent le genre humain.

(•D. /•)