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Tome XIV. FERM - FORL.
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nous devons la traduction de Cbild, Aauquel la France devra peut-être un jourla destruction des obstacles que l'on amis aux progrès du commerce en voulantle favoriser ? faut-il jeûner toute Vannéepour faire bonne chere « certains jours ìEn Hollande il n'y a point de foire} maistoute l'étendue de l'étnt fif tonte Vannée neforment, pour ainjì dire, qu'une foire con-tinuelle , farce que le commerce y efl tou-jours U par-tout étalement florissant.

On dit : L’état peut se passer de reve-nus ; il est indispensable, pour subvenir àses besoins, de charger les marchandisesde diffère n tes taxes: cependant il n'est pasmoins nécessaire de faciliter le débit denos productions, sur-tout chez l’étran-ger ; ce qni ne peut se faire sans en baisserle prix autant qu’il est possible. Or onconcilie ces deux objets,en indiquant deslieux & des temps de franchise, où lebas prix des marchandises invite l’étran-ger, & produit une consommation ex-traordinaire , tandis qne la consomma-tion habituelle & nécessaire fournit suf-fisamment aux revenus publics. L’enviemême , de profiter de ces momens degrâce , donne aux vendeurs & aux ache-teurs un empressement que la iolemnitéde ces grandes foires augmentent encorepar une elpece de séduction, d’où résulteune augmentation dans la masse totaledu commerce. ” Tels font les prétextesqu’on allégué pour soutenir Futilité desgrandes foire j. Mais il n’estpas difficilede le convaincre qu’on peut, par des ar-rangemens généraux , & en favorisantégalement tous les membres de l’état ,concilier avec bien pins d’avantage lesdeux objets que le gouvernement peut seproposer. En effet, puisquele prince con-sent à perdre une partie de ses droits, &à les sacrifier aux intérêts du commerce ,rien n'empêche qti’en rendant tous lesdroits uniformes , il ne diminue fur latotalité la même somme qu’il consent àperdre j l'objet de décharger des droitsla vente à l’étranger, en ne les laissantsubsister que sur les consommations inté-rieures, fera même bien plus aisé à rem-plir en exemptant de droits toutes lesmarchandises qui sortentcar enfin on nepeut nier que nos foires ne fournissent àtine grande partie de notre consomma-tion intérieure. Dans cet arrangement,la consommation extraordinaire qui se

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fait dans le temps Act.foires diminueroitbeaucoup ; mais il est évident que la mo-dération des droits dans les temps ordi-naires, rendroít la cou sommation géné-rale bien plus abondante ; avec cette dif-férence, que dans le cas du droit uni-forme, mais modéré , le commerce gagnetout ce que le prince veut lui sacrifier:nu lien que dans le cas du droit général,plus fort avec des exemptions locales &momentanées , le roi peut sacrifier beau-coup, & le commerce ne gagne presquerien, ou ce qui est la même choie, lesdenrées baissent de prix beaucoup moinsque les dreits ne diminuent ; & cela par cequ’il faut soustraire de l’avXntage quedonne cette diminution , les fraix dutransport des denrées nécessaire pour enprofiter, le changement de séjour , lesloyers des places dc enchéris encorepar te monopole des propriétaires , enfinle risque de ne pas vendre dans lin espacede temps allez court, & d’avoir fait unlong voyage en pure perte : or il Fauttoujours que la marchandise paye tousses fraix & ses risques. II s’en faut doncbeaucoup que le sacrifice des droits duprince soit aussi utile au commerce parles exemptions momentanées & locales,qu’il le seroitpar une modération légeresur la totalité des droits ; il s’en fautbeaucoup que la consommation extraor-dinaire augmente autant par i’eXemptionparticulière, que la consommation jour-nalière diminue par la surcharge habi-tuelle. Ajoutons, qu’il n’y a point d’e-xemption particulière qui ne donne lieuà des fraudes pour en profiter , à desgênes nouvelles, à des multiplications decommis & d’inspectenrs pour-empêcherces fraudes, à des peines pour les punir ;nouvelle perte d’argent & d’bommespour L’état. Concluons que les grandesfoires ne font jamais aussi utiles , que lagêne qu’ellcs supposent est nuisible ; &que bien loin ù’étre la preuve de l’étatflorissant du commerce, elles ne peuventexister au contraire que dans des étatsoù le commerce est gêné, surchargé dedroits, & par conséquent médiocre.

Foire de respect, Comm., c’eífcun temps ( ordinairement de trois mois )qu’un commettant accorde à son commis-sionnaire pour lui payer le prix des mar-chandises que ce dernier a vendues à cré-dit, & dont il s’etì rendu garant. (G)

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