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» FOIRIAO ou FOQUEUX , Hist.ptml ., nom d'une secte de ia religion des
Í saponois, ainsi appcllée d’un livre deeur doctrine qui porte ce nom. L’auteurde la iecte fut un homme saint appelleJ Caca , qui persuada à ces peuples que lescinq mots inintelligibles , nama , mìo ,fortti , qui , quia , contcnoient un mys-tère profond, avoient des vertus singu-lières , qu’il fuffisoit de les prononcer &d’y croire pour être sauvé. C’est en vainque nos millionnaires leur prêchèrentque ce dogme renverfoit toute la morale,encourageoit les hommes au crime , &qu’il n’y avoit rien qu’on ne fût tenté defaire , quand on croyoit pouvoir tout ex-pier à fl peu de frais ; d'ailìeurs, que cesmots étoient vuides de sens ; que ne rap-peliant aucune idée, on ne rappellant quedes idées qu’il leur étoit défendu d’avoírfous peine d’hérétìe, on faisait dépendreleur salut éternel du caprice des dieux ;& qu’iì vaudroit autant qii’ils enflentattaché leur fort 4 venir à la croyanced'une proposition conçue dans une lan-gue tout-à-fait étrangère. Ils répondirentqu’ils n’avoient garde de s’érigcr en lcrti- itatenrs de la volonté des dieux ; que Xacaptoit un homme saint; & que leur ayant !promisiin bonheur infiniment au-deífus jde ce que l'noimne pouvoit jamais méri- îter parlui-même, il étoit juste qu'il enexigeât toutes les sortes de sacrificesdont il étoit capable : qu’après avoir im-prolé les pallions de leur cœur, il ne leurrelloit plus que de faire un holocauste deslumières de leur esprit ; que Xaca enavôit donné l’exemple au monde; qu’ilsavoient embrassé fa loi, avec une pleineConfiance dans la vérité de fes promesses ;A q,fils mourroient mille fois plutôt quede renoncer au nn.mu , mie , foren , qui ,quia. Xaca est représenté avec trois têtes :jl s’appelle suffi /'otage ou U seigneur.Vovez ies cérémonies superstitieuses stf led Uíionnairc de Moríry.
FOISILS ou FAZIN, voyez Fazin.
* FOISONNEMENT,f. m. En termede maçonnerie , c’cst le renflement duvolume de la chaux , lorfqu’elie passe def état de chaux vive à celui de chaux ré-duite en pâte. La chaux de Landrethumrend, par ce foisonnement Z pour t ; cellede Toulon ne rend que % \ pour i , &foisonne moins par conséquent que cesse
d« Làreàm; elle est ««ne mgins ççq.
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nome, parce qu'il en faut plus de cellequi foiíonne moins pour Faire un mortier(Légale consistance. On crnìt donc la meil-leure celle qui foisonne le plus; maiscette qualité de ia chaux n’est relativequ'à récottomie de la bâtisse: quant à lasolidité des édifices , on doit remarquerque Ia chaux âpre de Lorraine foisonnemoins que beaucoup d'autres inférieuresen qualité.
FOIX, Géog., en latin Fttxumt, pe-tite ville de France , capitale du comtéde rnérne nom , qui fait un gouvernementparticulier dans le haut Languedoc. KUeest fur PAtiziege, au pié des Pyrénées,entre Pamiers & Tarafcon ; à trois lieues8. O. de Pamiers ; 8. E. de Toulouse,L°»K- 18 , ÇÇ » lot. 43,4.
Le comté de Foix a le Toulousain aulevant , le L’on!crans au couchant , tecomté de Cominges au nord , les Pyré-nées & le Rouffillon au midi. F. fur cecomté l’abbé de Longuertie , descript. delit France , part, I. De Marcs , bi/l. deBéant , liv. FUI. & Catel , mém. del'hift. de Languedoc , iiv. II.
Le comté peut fe glorifier d’avoir don-né le jour à Rayle. II naquit à Carlat leS Novembre 1647, & mourut à Roter-dam la plume à la main le 28 décembre1706: fo/i dicíion. bijlor. est le premierouvrage de raisonnement en ce genre,où l’on puisse apprendre à penser -. maisil faut abandonner , comme dit M. deVoltaire, les articles de ce vaste recueil,qui 11 e contiennent que de petits faits,indignes à la fois du génie de Bayle , d’unlecteur grave, & de U postérité. (D. J.)
FOKIEN , Géog. , province maritimede la Chine , & la onzième de cet empire.Elle a l’océan des indes à TeÍL & au fiul-est ; Ia province de Qnanton , au sud-ouest ; celle de Kianíì à Poncif, & cellede Tchvkiau, au nord, selon M, de Li le.Voyez le P. Martini dans Ion Atlas de laChine. Long. 134,139 ; lat. 2Z , 30,28.
(V-)
FOL ou FOU, f, m. voyez Folie.
Fol , U depuis Fou , Littéral, mod. ,bouffon de cour entretenu aux dépens duprince.
L’ulage des rois d’avoir des fous ou desbouffons à leur cour, pour les divertirpar leurs bons mots, leurs gestes , leursplaisanteries, ou leurs impertinences,çet «sage, dú-je, íqnt ridicule iju’il est,