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prisonnier le ducd’Orléans, révolté con-tre Louis XI, & qui devint depuis son roisous le nom de Louis XII.
Durant les guerres civiles , le duc deMercosur , Pnn des chefs de la Ligue, quiaspiroit à la souveraineté de la Breta-gne, fit le siégé de cette ville & s’enempara en i$89.Elle devint fa principalePlace d’armes.C'est le dernier siégé qu’el-le ait souffert, ayant été enfin réduitesous robéiíVance d’HenrilV en 1599. M.de Pommereuil.
FOUGON,s. m. Marine. Les mate-lots du Levant se servent de ce mot poursignifier le lieu où l’on fait la cuisinedans certains petits vaisseaux, hefougondes galères est dans le milieu des bancs.(Z)
* FOUGUE, s. m. Gramm ., mouve-ment de l’ame impétueux , court, &prompt ; il s’applique à l'homme & auxanimaux : l’homme & le cheval ont leurfougue. O11 l’emploie pour désigner cetemportement si ordinaire dans la jeunes-se ; & c’est en ce sens qu’on dit, la fouguede l’âge: on dit auffi d’un poète, il est dansfa fougue.
Fougue, Marine, mât de fougue oufoule , c’est le matd’artimon. F. Mat.(Z)
Fougue , -vergue de fougue ou foule ;c’est une vergue qui ne porte point devoiles, & qui 11e sert qu’à border & éten-dre par le bas la voile du perroquet d’ar-timon. F. VERGUE, Marine , fl. I,n a .4 -- (Z) ^
Fougue, foule, perroquet de fougue,c’est le perroquet d’artimon. V. Mat ,est Marine , pi. I. »°. 45. (if)
Fougues, Artistcier ; les artificiersappellent ainsi,des serpenteaux un peuplus gros que les lardons, qui ont un ef-fet plus varié, changeant subitement devitesse & de direction. V. Lardon.
Ces variétés peuvent être causées dcplusieurs maniérés; 1°. par un change-ment de composition, en mettant alter-nativement une charge de matière vive &line de lente, en les foulant également.
i°. En foulant la même matière inéga-lement,& donnant plus de coups de mail-let fur i’une que fur l’autre.
3°. En donnant du passage au feu dansune charge, & non point à l’autre ; ce quise fait en mettant un pouce, par exemple,de charge massive, & ensuite une autre
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charge bien foulée & percée d’nn petî4trou a 11 milieu, avec une meche de vílhre-quin : le feu s’insinuant dans le trou,pousse la fougue, & trouvant le massif,qti’il ne peut pénétrer que successive-ment , perd son mouvement, puis le re-prend ; & ainsi de fuite.
On volt que par ce moyen , en variantla longueur des parties percées & desmassives , on peut varier faction du feucomme l’on veut, & finir par un pétard ,comme aux serpenteaux. La compositionde cette espeee de serpenteaux doit êtreun peu plus foible , c’est-à-dire, plusmètee de charbon que celle des petits,parce que les trous augmentent le feu parl'on extension fur une plus grande quan-tité de matières.
* Fougue , Fouanne , Anfousa-lin , termes synonymes de pêche , usi-tés dans le ressort de l’amirauté de I»Rochelle.
La pêche à ìa fouanne, fougue salin ,fe fait la nuit au feu fur les vjscs à la baf-fe eau. Les pêcheurs choisissent les nuit»les pins sombres & les plus obscures ialors ils se munissent des torches ou bou-chots & brandons de paille ou de bois sec,qu’ils tiennent de la main gauche , & dela droite ils dardent avec \a fouanne lespoissons qu’ils apperqoivent: ils font auílicette même pêche dans l’enceinte desparcs dc pierres ou écluses, & prennentainsi les poissons que la marée y a laissésen se retirant.
FOUILLE, s. F. ArchiteSiure , se ditde toute ouverture faite dans la terre ,soit pour une fondation, ou pour le litd’un canal, d’une piece d’eau , &c. Onentend par fouille couverte le percementqu’on fait dans un massif de terre, pourle passage «t’un aqueduc ou d’une pierrée.
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h ouille desserres, Agriculture, ac-tion de remner les terres pour en con-noître le fonds, le mettre en état d’y re-cevoir diverses plantes, & l’améliorer eny faisant des tranchées pour des palissa-des,des couches sourdes,ou autres projetsd’agriculture. Voici comme on fe con-duit communément dans la pratiquedu jardinage pour fouiller les terres.
On fait d’abord fur le terrein qu’onveut fouiller, une tranchée large de troisou quatre pieds pour un homme, profon-de de deux pieds & demi qu trois pieds »