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Tome XV. FORE - GENU
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FOU

scion que le terrein le demande, c’est-à-dire , selon qu’il y a de bonnes terres.Dans les endroits où il n’y a qu’un pied& demi , on ête cette terre de la tran-chée , & on pioche dans le Fond environun demi-pied de la mauvaise terre , soitpierrotis, ou autre chose qu’on y laisse.

Cela fait, & lorsque cette tranchée,qui doit avoir environ quatre pieds delongueur, est vuidée, on la remplit d'au-tant de terre, qu’on prend en suivant tou-jours son chemin ; de sorte qu’on fait con-sécutivement une seconde tranchée , puisune troisième , & ainsi du reste, jusqu’àce qu’on soit au bout du morceau de terrequ on veut fouiller. Si l’on est plusieurs,on se met tous de front, & chacun ou-vre tout de fuite une tranchée large ,comme on l’a dit. On continue de même;€i comme la derniere tranchée reste tou-jours à remplir, on se sert pour cela dela terre qu’on a tirée de ia preniiere tran-chée , & qu’on transporte dedans , oudans des brouettes ou dans des hottes. Lafeuille des terres contribue à l’accroisse-ment des plantes ; les habiles jardiniersen sont assez convaincus par l’cxpérience.(*>•/•)

FOUILLER, se dit , dans l'art mili-taire , d’une recherche exacte faite dansune ville , un village, ou un bois , danslequel une armée ou un détachement detroupes doit passer , pour examiner s’il11’y a pas d’ennemis. Tout commandantde troupes prudent & expérimenté nes’engagc jamais dans aucun lieu couvert,fans Lavoir fait reconnoître & fouillerauparavant. Les bois se fouillent en lesparcourant exactement, en visitant leslieux creux L les ravins qui peuvent s’ytrouver, & où i’ennemi pourroit se ca-cher. Pour les villages, on visite les mai-sons, les caves, les greniers, les gran-ges, L enfin tous les lieux propres à ledérober à la vue. On ne doit pas íc con-tenter d’entrer simplement dans les gran-ges & les greniers, il faut culebuter unepartie du fourrage qui y est renfermé, &donner dedans des coups de baïonnetteou de hallebarde, afin de s’assurer qu’iln’y a personne de caché. (H)

Fouiller. , v. neut. Hydrauliq ., c’estchercher l’eau , la suivre quand on entrouve, toujours en remontant, afin desa prendre le plus haut qu’il se peut. (Jï)FOUINE ,fwa, f.s. Hisi. mt ani-

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mal quadrupède. La fouine^ maries fago-rutn , & la marte , martes abietum , diffè-rent í’une de l’autre en ce que la premiersest pins brune , & qu’eile a la queue plusgrande & plus noire. Sa gorge est blan-che , & celle de la marte est jaune. Lespeaux de martes sont beaucoup plus che-res que celles de fouines. Ces animaux:sont gros comme des chats , mais ils ontle corps plus alongé , les jambes & lesongles plus courts. La fouine est carna-ciere ; elle tue les poules & mange leursoeufs; elle est très-légere, & elle s’insi-nue , comme la belette , dans des ouver-tures si étroites, que l’on necroiroit pasqu’eile pût y entrer : auífi a-t-elle été mi-se par les nomenclateurs dans le genredes belettes , genus mujlellinum vermì-neumve, avec le putois, le furet, la ge-nette, esc. Les excrémens de la fouineont une odeur forte & pénétrante, quel’on a comparée à celle du muse. Cet ani-mal est sauvage ; cependant on l'appri-voife aisément lorsqu’on l’éleve dans lesmaisons. Rail Synop, meth. animaliut»quadr. Voyez Qu ad SU PEDE. (/)

Fouine, Pelleterie, la peau de la foui-ne fait une partie du commerce de la pel-leterie : on l’employe à différentes fortesde fourrures, comme manchons, palati-nes , doublures d’habits, esc. On les metau nombre des pelleteries communes,appellées sauvagines.

On trouve dans la Natolie une sortede fouine dont le poil est fin & très-noir ;elles sont fort estimées pour les bellesfourrures.

FOUINE , f. f. , Blason , forte de mar-tre, animal sauvage, approchant de lataille & de la figure du renard , ayant demême une queue longue & bien garnie.Eile paroît dans l’écu, passante, rampan-te , ou fur quelques pieces.

Fay de Coëste de la Tourmaubourg,en Vivarais & en Vêlai, de gueules à tabande d'or , chargée à,'une fouine d'azur.( 6 . D. L. T.)

FOULE, f. f., attelier & manœu vreioùpassent les draps, après qu’ils ont été Fa-briqués au métier. V. Laine, Manu-facture EN LAINE.

FOULES , Géogr., peuples d’Afrique,dont les voyageurs écrivent le nom di-versement, Faluppos , Feluppes , Pieu-ses , & par les François Foules. Cesipeu-uies habitent au nord & au midi du Séné-Kg