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Tome XV. FORE - GENU
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iso FOU

gai ; mais bailleurs nous les connoifTonsfi peu , que quelques voyageurs nous as-surent qu’ils font mahométans & assez ci-vilisés , tandis que d’autres prétendentqu’ils font païens & sauvages. On con-vient en général, que le pays des Foulesabonde en pâturages, en dattes & mil,& que ces peuples tiennent !e milieu pourla couleur entre les Maures & lesNegres,moins noirs que ces derniers , & plusbruns que les premiers. (D. J.)

FOULE ,v*yez Fouler.

Foule , adj. pris substantivementchez les r affine tirs de sucre. 11 se dit d’unpain, lorsque l’humidité de l’ean qu’onn’a pu suffisamment égoutter à cause desgrandes chaleurs, en a fait affaisser & fon-dre la pâte fur les lattes de l’étuve. Voy.Pâte fesEru ve.

FOULÉE, f. f., terme de ckamoiseur ;il se dit d’une certaine quantité de peauxde chevre on de mouton, passées en huile& niiícs en pelote, pour être portée dansla pile du moulin. La foulée est communé-ment de soixante pelotes , & la pelote dequatre peaux. F. Varticle Chamoiseur.

* Foulée , Vénerie , c’est la tracelégere que le pied de la bête a laissée surl’herbe , les feuilles, le fable, ou la ter-re. On dit aussi foulure.

FOULER , v. act., Gramm. , au im-pie, presser fortement, soit avec les pieds,soit avec les mains , soit avec un instru-ment. Ce vtrbe a un grand nombre d'ac-ceptions différentes. On est foulé dans ungrands concours de monde ; onfouleledrap, la vendange, le chapeau , la ter-re : au figuré, on foule les peuples, lorf-qu’on les charge d'impôts excessifs ; onfoule la gloire aux pieds, par Pextrêmemépris qu’on en fait ; il fe dit auífi de lavertu , de ses devoirs, &c.

Fouler , chez les chapeliers , c’estpresser le feutre fur une table de Foulecu fur un fouloir avec le roulet , à Peauchaude, chargée de la lie des vinaigriers.On ajoute à Peau la lie exprimée des vi-naigriers, parce qu’il faut , pour amol-lir les poils & d’autres substances ani-males, un degré de chaleur supérieur àl'eau bouillante, que la lie donne à Peau.

11 en est de cette manœuvre, ainsi quede toutes ses dissolutions de sels dansl’eau. Voyez Chapeau, Rouler. Def-triptions des arts N des métiers, 111-4°. to-me VIL

FOU

Fouler le cuir, Corroyeur, c'estune des préparations qui se réitèrent sou-vent dans la fabrique des cuirs corroyés.

On foule les cuirs une premiere foisavec les pieds, après tju’ils ont séjournépendant quelque temps dans une cuvepleine d’eau ; cela s’appelle, en tanne dumétier, fouler pour amollir. On fait lamême opération une seconde fois ; ce quise nomme fouler pour retenir , & enfinon foule ses cuirs une troisième fois ;après leur avoir donné le suif; & c’estfouler pour crépir. Descriptions des arts& métiers , in-4 0 . tome 111.

Fouler le cuir , terme de hon rgroyeur , c’est agiter & presser le cuir enmarchant dessus, dans un envier long,fait en forme de baignoire, ou l’on a misde Peau chaude imprégnée de sel & d’a-lun qu’on y a fait dissoudre.

Fouler le drap , voyez à l'artìcleLaine , les ouvrages de manufacture enlaine.

FOULERIE, f. f., attelles où l’on fou-le & où l’on prépare des draps ou desétoffes. V. Foulon.

Ce mot s’enttnd principalement dumoulin à foulon : ainsi quand on dit, ilfaut porter lin drap, une serge, pffe. àU soûlerie, 011 veut dire qu’il faut les en-voyer au moulin , pour y être dégrais-ses , foulés , ou dégorgés. V. Laine,Manufacture en laine.

Foulerie, chez les chapeliers, c’estPattelier où sont dressées les fouloires,& où le fourneau & la chaudière à foulerfont placés. Au milieu de la foulerie estla chaudière, qui contient jufqu’à quatreou cinq seaux d’eau : il y a tout autourdes fouloires plus ou moins , selon lenombre des compagnons ; enfin fous lachaudière est le fourneau.

Ces atteliers se nomment plus ordinai-rement batteries. Voy. Chapeau.

FOULOIR , f. m., instrument avec le-quel on Foule. Le fouloir des chapeliersse nomme roulet. Voyez Roulet.

FOULOIRE, f. F. C'est ainsi que leschapeliers appellent la table fur laquelleils foulent leurs chapeaux; elle est faitecomme un étau à boucher, c’est-à-dire,amu-die par dessus ; mais avec cette dif-férence , qu’elle est élevée du côté dePonvrier qui foule , & en pente du côtéde la chaudière où elle est scellée, afii,que la lie dont on sc sert pour fouler les