Band 
Tome XV. FORE - GENU
Seite
151
JPEG-Download
 

FOU

chapeaux , puisse retomber dans la chau-dière. Voyez Chapeau.

FOULON, ou FOULONIER , f. m.Draperie, ouvrier que l’on emploie dansles manufactures pour fouler , préparer,ou nettoyer les draps, ratines, serges,& autres étoffes de laine , parle moyend’un moulin, pour les rendre plus épais-ses , plus compactes & plus durables. V.Foulf.r.

La fonction des foulons, chez les Ro-mains , «toit de laver, nettoyer, & demettre les draps en état de rendre servi-ce ; ils jugeoient ce métier d’une si gran-de importance, qu’il y avoit desloix for-melles qui prescrivoient la maniéré dontcette manufacture devoit s’exécuter : tel-le fut la loi MetiUade fuUonibus. Voyezaussi Pline , cap. 17, lib. XXXV. Ul-pian , leg. li.ff. defurt. lib. XIII, §. 6.Locati, lib. XII, §. ft, ff. esc. Charniers.

Foulon, terre à foulon : c’est ainsique l'on appelle une terre foísile, grasse,& onctueuse , abondante en nitre, qui estd’un très-grand usage dans les manufac-tures d’étoffes de laine. V. Terre.

Elle sert à nettoyer ou à écurer lesdraps, les étoffés, Ôfc. à repomper tou-te la graisse & toute l'huile nécessaire à lapréparation des étoffes de laine. \V. Lai-ne, Carder, Tistre, cîíFabriqueau métier , Drap ou Etoffe , £fc.

On tire une grande quantité de terre àfoulon de certaines fosses proche Brick-hill en Staffordshire, province d’Angle-terre , de même que près de Riegata enSurry, proche Maidstone , dans le comtéde Kent; proche Nutley & Petworth,dans le comté de Sussex, & près de Woo-burn enBedfordshire.

Cette terre est absolument nécessairepour bien préparer les draps ou les étof-fes de laine ; c’est pourquoi les étran.gérs qui peuvent faire venir clandestine-ment des laines d’Angleterre , ne peu-vent jamais atteindre à la perfection desdraps d’Angleterre , fans cette terre àfoulon.

C’est la raison qui a déterminé à en fai-re une marchandise de contrebande : ily a les mêmes peines établies contre ceuxqui transportent de cette terre en paysétrangers, que pour l’exportation deslaines. V. Contrebande.

Excepté en Angleterre, on fait par-tout un très-grand usage d’urine, au lieu

FOU ifi

de terre à foulon. Cette terre abonde ensel végétal, qui est fort propre à accélé-rer la végétation des plantes : c’est pour-quoi M. Plot & quelques autres la regar-dent comme un des moyens les plus ca-pables d’améliorer les terreins. Quandelle est dissoute dans le vinaigre, elledissipe les boutons ou les pustules, lesélévures; elle arrête les inflammations,& guérît les brûlures.

Herbe à foulon, chardon à carder. V.Chardon, Charniers.

FOULQUE , f. f. fulica , Hist. nat,ornitholog. , oiseau aquatique, auquelon donne plus communément le nom depoule d'eait. Voyez Poule d’eau. Onl’a aussi appelle diable , parce qu’il estnoir. (/)

FOULURE, f f. Voy. Èntorse.

Foulure , Manège , Maréchatl., ter-me qui dans notre art a plusieurs accep-tions; il indique une extension violente& forcée des tendons, des ligamens, d’u-ne partie , ou d’un membre quelconque;en ce cas , il a la mêtne signification queles mots entorse , effort. On s’en sert en-core pour désigner une contusion exter-ne occasionnée par quelque compression;telle est, par exemple , celle qui résultedu frottement & de l’appui de la selle surle garot, lorsque les arqons trop larges ouentr’ouverts ont permis à l'arcade de re-poser fur cette partie , £fc. ( e)

Foulure , Corroyeur, il se dit de lafaqon que les cuirs reçoi vent quand onles foule. Les corroyeurs ont deux sortesd e foulures , savoir , la foulure à sec, &la foulure avec mouillage j mais tontesles deux se donnent avec les pieds nus.Voyez Corroyer.

FOUR, f. m. Architecture, c’est dansun fournil ou cuisine, un lieu circulaireà hauteur d’appui, voûté de briques oude tuileaux , & pavé de grands carreaux,avec une ouverture ou bouche, pourycuire le pain ou la pâtisserie. Voyez l’ar-ticlesuivant.

On appelle/o»!* bannal on four seigneu-rial Se public , celui où des vassaux fontobligés de faire cuire leur pain. (P)

FOUR de boulanger’, il fe dit de toutle lien où l’on fait cuire du pain, maisparticulièrement d’un ouvrage de maçon-nerie composé de tuileaux ou de briquesliés avec du plâtre 011 de la chaux, & fer-mé par enhaut d’une voûte surbaissée »1 K 4