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volantes qui ressemblent à celles île l’Eu-tope ; elles laissent Curies buissons épi-ne u* une humeur gluante, ou gommeblanche qui sert lie colle ou Je masticaux habitansdu pays, & qui est astrin-gente. F. Laque.
On appelle en Amérique fourmis áevìjite, celles qui marchent en grandestroupes, qui exterminent les rats, lessvuiis, & il’antres animaux nuisibles;iorl'qu’on voit paraître ces fourmis, onouvre les maisons, les coffres , & les ar-moires , ail n qû’elies puissent trouverles rats & les insectes ; elles ne viennentpas anffi souvent qu'on le voudrait, caril se passe quelquefois trois ans fans qu’ilen arrive. Lorsque les hommes les irri-tent, elles se jettent sur leurs souliers& leurs bas qn’elles mettent en pieces.V. r article INSECTE. (/)
Selon le rapport de personnes dignesde foi , il y a une espece de fourmi dansles Indes orientales , qui ne marchentjamais à-découvert , mais qui fe font tou-jours des chemins en galerie pour parve-nir où elles veulent être. Lorsqu’occu-pées à ce travail elles rencontrent quel-que corps solide qui n'est pas pour ellesd’une dureté impénétrable, elles le per-cent, L fe font jour au travers. Ellesfont pins : par exemple , pour monterau haut d'un pilier, elles ne courent pasle long de la Inperficie extérieure ; ellesy font un trou par le bas , entrent dans lepilier même , & le creusent jnsqu’à ceqn’elles soient parvenues au haut. Quandla matière au travers de laquelle il fau-drait fe faire jour est trop dure, commele feroit une muraille, un pavé de mar-bre, Uc. elles s’y prennent d’tine autremaniéré; elles fe fraient !e long de cettemuraille, ou de ce pavé, un chemin voû-té, composé de terre liée par le moyend’une humeur visqueuse , & ce cheminles conduit où elles veulent fe rendre.La chose est plus difficile lorsqu’il s’agitde passer fur lin amas de corps détachés ;un chemin qui ne feroit que voûté par-dessus , laisserait par-deffbus trop d’in-tervalles ouverts, & formerait une routetrop raboteuse : cela ne les accommode-rait pas ; auffi y pourvoient - elles,mais c’est par un plus grand travail ;elles fe construisent alors une espece detube on un conduit en forme de tuyau ,qui les fait passer par-dessus cet amas,
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en les couvrant de toutes parts.
Une personne qui a confirmé tous cesfaits à M. Lyennet, a dit avoir vu quedes/aiín;Kj de cette espece ayant pénétrédans un magasin de la compagnie des in-des orientales, au bas dnquel ii y avoirun tas de dons de girofle qui alloit jus-qu’au plancher, elles s’étoient fait unchemin creux & couvert, qm les a voitconduites par-dessus ce tas fans le tou-cher, au second étage, où elles aroientpercé te plancher , <& gâté en peu d’hen-res pour une somme considérable d’ttcf-fes des indes, au travers delqtielles elless’étoient fait jour.
Des chemins d’une construction fi pé-nible, sopiblent devoir coûter un temsexceffif astx fourmis qui les Font ; il leuren coûte pourtant beaucoup moins qu’on11e croirait. L’ordre avec lequel une mul-titude y travaille , avance la besogne,Deiix/ean;K'í,qui sontappnremmentdcuxfemelles , ou peut-être deux mâles, puis-que les mâles & les femelles font ordi-nairement plus grandes que les fourmisd u troisième ordre , deux grandes four-mis , dis-je , conduisent le travail , &marquent la route. Elles lont suivies dedeux files de fourmis ouvrières , dontles fourmis d’une file portent de la terre,& celles de l’autre une eau visqueuse.De ces deux fourmis les plus avancées,l’une pose fou morceau de terre contre lebord de la voûte ou du tuyau du chemincommencé : l’autre détrempe ce morceau,& toutes les deux le pétrissent & ratta-chent contre le bord du chemin ; celsfait, ces deux fourmis rentrent, vont fepourvoir d’autres matériaux , & pren-nent ensuite leur place à l’extrêmité pos-térieure des deux files ; celles qui aprèscelles-ci étoient les premières en rang ,anílì-tót que les premières font rentrées ,déposent pareillement leur terre , la dé-trempent, Rattachent contre le bord duchemin , & rentrent pour chercher dequoi continuer l’ouvrage. Toutes les four-mis qui suivent à la file en font de mê-me, & c’est ainsi que plusieurs centainesde fourmis trouvent moyen de travailléedans un espace fort étroit sans s’embar-rasser , & d’avancer leur ouvrage avecune vitesse surprenante. V. M. Lyonnet»furies ittseíles.
Les voyageurs patient beaucoup décertaines fourmis blanches <lu royaume