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l’écononaie domestique eût aussi Fourni à1 b chymie. Au moins est-ìl vrai que c’est«selle que cette science a tiré ou pu tirerla meilleure construction de ses four.«eaux i car les poêles de Keslar ont parutrente ou quarante ans avant le fourneaude fusion de Glauber. Le fourneau deBecker est pris d’ouvriers qui s’en ser-voient pour remettre des pieds de Fonteà des marmites de fer. Ils mêttoient unmanche au piédestal D i, au moyend’un crampon dont ce piédestal étoitmuni, à-peu-près comme certaines cafte-tieres, sans doute; & ils s’en servoientcomme d’un vase avec lequel ils auroientpuisé. Ne pourroit-on pas ajuster cefourneau de Façon qu’on pût s’en servirpour fondre des canons pendant unecampagne ? Mais voyons où Glauber apu trouver son fourneau.
Les poètes de Keslar ont beaucoup deressemblance avec notre figure , queflous prendrons encore pour piece decomparaison. Qu’on se rappelle ce quenous en avons déjà dit. Mais ces fortesde poêles, au lieu de deux étages qu’anatte fourneau , en ontjusqu’à huit lesuns fur les autres. Ils ont une grille &un cendrier. Nous croyons devoir nousdispenser d’entrer dans un grand détaillà-rieíïus , parce qu’il en faudroit nnefigure, quoiqu’il soit possible d’en don-ner une idée sans cela. Keslar, par exem-ple, sépare ses corps ou étages les unsdes autres, pour multiplier les surfaces.On peut s’en Former une idée en s’ima-ginant qu’au niveau de l’extrémité dela cheminée c de la figure i;, commenceun autre plancher de briques qui portefur de petites colonnes de quelques pou-ces de haut ; qu’à l’extcêmité de ce plan-cher opposé à la cheminée , on faste uneautre cheminée, & ainsi de suite. Bail-leurs , après avoir élevé son foyer unpeu plus qu’il ne faut pour le bois , iln’en employé que la moitié postérieurepour communiquer la chaleur au pre-mier plancher , dont l’extrêmité anté-rieure est d’un pied plus longue que lecendrier , & est conséquemment sou-tenue par deux colonnes qui portent desbarres de fer. L’autre moitié est converted’un bain de fable. Mais ce qu’il y a demieux , c’est que le soupirail tire son airdu dehors par une trompe, & que la fu-mée y est nulì» dérivée par un tuyau. Ces
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deux tuyaux ont chacun une soupape oufermeture en-dehors pour le gouverne-ment du feu , dont Keslar a très - bienconnu la méchanique ; car fa raison d*préférence en tirant l’aïr du dehors, étoitqu’on n’en attiroit point d’air froid , nimauvais. II a cependant vu qu’on ne pu-rifioit pas celui de la chambre ; aussi con-feille-t-il de faire deux soupiraux à soncendrier ; l’un pour la trompe, & l’au-tre qui soit ouvert dans la chambre , afind’en renouvelles l’air. Gauger a encoremieux remédié à cet inconvénient ,& il a peut-être connu l’onvrage deKeslar, Quoique celui-cî usât du boisdans son poêle , il étoit rarement obligéde le nettoyer.
II a aussi donné quantité d’autres poêlesdomestiques, dont on peut tirer parti. IIdit encore qu’on en faisoi t de tôle, qu’onenduiloit d’un garni.
Mais Gauger a rendu un service impor-tant, parles nouvelles cheminées qu’il *publiées. II en fait l’atre, la tablette & lecontre-cœur , de plaques de fonte. Der-rière ces plaques sont des canaux de cinqou six pouces de large , qui communi-quent entre eux. Ces canaux tirent l’airdu dehors , & fe terminent dans la cham-bre à côté de la cheminée, par une ouver-ture qui a fa Fermeture. Le feu étantallumé , l’air des cavités se raréfie , estpouffé par celui du dehors, entre dans lachambre, &l’échauffe ; il en renouvellel’air, & fournit celui qui est nécessaire afaire monter la fumée , & empêche quel’air froid du dehors n’y puisse entrer.Cette méthode renferme tout-à-la-Foisl’avantage des poêles, & n’en a point lesineonvéniens.
II prouve par plusieurs expériencesbien faites, que, quand il tiroit son aiede la chambre même, par une ouverturequi communiquoit comme celle du de-hors avec les canaux des ventouses de lacheminée, & par laquelle on pouvoit fer-mer celle du dehors, fa chambre ue s’é-chauffbit pas si rapidement, étoit sujetteà fumer, & attiroit des vents coulis.
II part d’après cette expérience pources ventouses. Si on met dans le feu untuyau de quatre pouces de diamètre, faiten fyphon, & que ce tuyau ait une de sesextrémités en de-hors, celle du dedansdonne un air très-chaud, avec quelque ra-pidité qu’il passe dans un tuy an.Mais com-