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tance cenvenable , & à laisser un sentierde deux pieds de large entre les plates-bandes , y marcher commodément &cueillir le FrUit. Ils prennent du fumierde cheval & autant de cendres de choux ,qu’ils mêlent & incorporent bien ensem-ble; iis en répandent fur leur terre pré-parée & nivelée, une quantité suffisantepour.être enfouie & retournée au moisde février ; ensuite ils forment des plates-bandes de trois pieds & demi de large,& y plantent les efpeces fraisiers qu’ilsjugent à propos, à dix, quinze , & vingtpouces de distance les uns des autres,suivant la grosseur de l’espece de fraisesqu’ils veulent avoir. Comme les fraisiersne donnent du fruit que la seconde annéedans cette même terre , ils fement la pre-mière année une récolte de feves ; &dans ces mêmes carreaux , ils plantentencore de six en six pieds, des rosiers,des groseillers blancs & rouges , deséglantiers odorans, qui, indépendammentde l’ombre qu’ils donnent aux fraises,font d'un bon rapport.
Une piece de terre plantée en fraises,qu’on nomme écarlate ( Virginia» strurv-berry ) , fe conserve pendant cinq ou sixans ; ils renouvellent leshauts-bois ( thehaut-boy Jlrarcberry ) , & les fraises debois ( commonrssood Jlramberry ) , tous lestrois ans: ils renouvellent encore, com-me nous, leurs plants de nouveaux/Wri-Jìers , qu’ils vont chercher dans les forêts ;car ceux des jardins dégénèrent. V.Bradley & Miller , st vous désirez deplus grands détails.
La fraise est un petit fruit rouge onblanc; il ressemble au bout des mamel-les des nourrices; c’est le plus hâtif &«n des plus délicieux fruits du printems :on connoît qu’il est mûr St bon à manger,quand il quitte la queue fans peine. 11y en a de plusieurs efpeces, soit rouges,soit blanches ; mais la plus petite & lameilleure pour le parfum , est la fraisede bois ou de montagnes. On cultive lafraise du Chily , fragaria chiliens s , parcuriosité: la fraise écarlate de Virginie,fragaria vìrgìnìum f ruche coccìneo , estrecherchée pour fa bonté ; & la fraisehaut-boy des Anglois , fragaria. fruéiufarvi pruni raagnitudine , C. B. est esti-mée pour la grosseur de son fruit. VoyezFeaisieb , ( Mat. méd,
Feazsiek N Fa aise. (Mat. méd. )
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phartme. tés dicte. ) Le suc lies feuilles defraiser rougit très-Foiblement le papierbleu ; mais celui des racines donne unecouleur rouge plus foncée à ce même pa-pier. Les feuilles & les racines de cetteplante paroissent contenir un sel essen-tiel tartareux, nitreux , mêlé de soufre& de terre astringente ; ce qui leur donneune saveur légèrement stiptique. Le fruitcontient un sel alumineux , dégénéré ensel tartareux, aigrelet, accompagné d’unpeu d’huite mucilagineuse & vineuse.
O11 se sert principalement des racinesd z fraiser , pour les usages médicinaux ;elles font diurétiques & apéritives, &011 les fait souvent entrer dans les íisan-nes, les décoctions, L les boissons qu’ondonne aux personnes attaquées d’obliruc-tions ou de jaunisse.
M. Geoffroy remarque que , si l’on boitlong-tems & en grande quantité de la ra-cine de fraisier & d’ofeille , les excré-mens fe colorent en rouge ; de forte qu’oncroiroit ssabord que le malade est attaquéd’un flux hépatique ; mais il iuffit ,ajoute-t-il , de changer cette boisson,pont que les exctémens reprennent leurcouleur naturelle.
Nobélius, Mise. nat. curies, dec. 3,an». 3 , obs. 81, attribue aux feuilles &aux racines de fraisier une grande vertuvulnéraire; ce qu’il prouve par quelquesobservations d’ulceres des pieds, des jam-bes, & des cuisses, qui ont été guéris,& des tumeurs qui ont été refontes parla feule application des feuilles de frai-sier pilées.
Le fruit de la plante possede un suc mê-lé & tempéré par beaucoup de muci-lage , ou pat des parties terreuses &aqueuses. Quand ce suc a fermenté, 011en peut tirer un esprit ardent : mais fl onle laisse fermenter trop long-tems ,il s'ai-grit & fe corrompt.
Les fraises font très-usitées fur nos ta-bles; on les sert principalement au des-sert avec du sucre , & on les arrose d’eau,de lait, de crème, ou devin: c’est dansseau qu’elles fe dissolvent le plus faci-lement, & qu’elles passent le plus vîte.II Faut les choisir bien mûres , L la pru-dence demande de n’en point manger fansles avoir lavées : du moins le cas rapportépar Hilden, cent. ; , observât. 38, justifiecette précaution. II parle d’une femmequi, après avoir mangé des fraises à jeûn,