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Tome XV. FORE - GENU
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fut anffi-tôt attaquée de maux d'eílomac,de Jypotbymies, de vertiges, de l’en-flure des hypoc’nondres, ëfc. & ne futguérie que par le secours d’un vomitif.Les fraises qu’avoìt mangé cette femme ,fans les avoir lavées auparavant, avoicntfans doute été empoisonnées par surine,la salive , ou l’haleine de quelque bêtevenimeuse , comme de serpens, de vipè-res , de crapauds, ou par la piquure dequelque insecte, qui leur avoit donné unsuc nuisible.

II arrive auffi quelquefois , que ft l’onmange trop de fraises , leurs esprits vi-neux se développent par la fermentation,portent à la tète, enivrent en quelquemaniéré , ou produisent de violentes co-liques. 11 y a même des personnes mobi-les qui tombent en foibleUe par la feuleodeur des fraises. Mais tons ces cas par-ticuliers ne prouvent rien contre les qua-lités salutaires île ce fruit, qui est émol-Iient, rafraîchissant, apéritif, & propreà corriger l’acrimonie bilieuse des hu-meurs.

On fait pendant l’e'té Chez les gens ri-ches, & dans les cassés publics, avec lesuc des fraises, des eaux ou des julepsexcellons pour étancher Ja soif, soit ensanté, soit en maladie , sur-tout dans lesfièvres aiguës, bilieuses, & putrides. Onprend auffi d» suc de fraises , du suc delimons, & de l’eau en quantité égale,mêlés ensemble, avec autant de sucreqn’il en faut pour rendre cette boissonagréable; elle Fait les délices des payschauds. En Italie, on broie la pulpe desfraises avec de l’eau-rofe, & on en faitcnfnite avec le suc de citron une conservedélicieuse. Cette même pulpe de fraisesappliquée toute récente en forme de cata-plasme , est recommandée dans les rou-geurs & inflammations extérieures.

On distille encore quelquefois chez lesparfumeurs & apothicaires, une eau defraise qui passe pour lin bon cosmétique.Qnand cette eau est tirée des fraises debois , elle est d’une odeur charmante ; &les dames s’en servent volontiers à leurtoilette, pour effacer les ronfleurs & leslentilles du visage : mais Hoffman préfèreâvee raison pour cet usage l’eau distilléede toute la plante, cotnme plus efficace& plus détersive. (D. ./.)

FRAISOIR , f. m. en terme de doreur ,estime efpece de foret formant.n ne de-

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| mi-Iosange par son bout tranchant. On• s’en sert pour creuser un trou & l'élargirassez à i’extérieur, pour y river la têted’une vis, asiti qu’elle ne surpasse pas lereste de la piece.

Fraisoir, outil d'ébéniste, efpece devillebrcqxiin , dont la meche est terminéepâr un petit cône à rainure : il sert à fairedes trous dans les matières peu épaisses &sujettes à éclater, commé font tous lesouvrages de placage & de marqueterie.V . Marqueterie.

Fraisoir , Luth. , c’est le même quecelui des autres ouvriers en fer, il sertauffi à élargir Rentrée d’un trou où l’onveut noyer un clou, une vis, II y en a dequarrés, d’autres d un plus grand nombrede pans, de cannelés, de taillés en lime ,£fc. Celui qui se termine.eu cône, soitqu’il soit à-sacettes , soit qu’il ait été tailléen lime , s’appelie fraisoir d tête perdue jil est monté fur une boîte , comme le fo-ret , & l’on s’en sert à l’arqnn & à la pa-lette , ainsi que du foret. V. Foret.

, FRAMBOISE, s. f. fruit du framboi-sier. Voyez les articles suivant.

FRAMBOISIER , s. m. en latin ruhusen anglois bramble , en allemand Brom-beerflaude , Jardinage , arbrisseau quiest fort commun dans tous les climatstempérés, & qui est si robuste qu’il fetrouve jusques dans les pays les plus sep-tentrionaux. C’est une efpece de ronce ,qui s’éleve à cinq ou six pieds, qui n’eltvivace que dans la racine , & dont les ti-ges fe dessèchent toujours au bout dedeux ans : elles font remplacées par denouveaux rejetons, qui ne donnent desfleurs & des fruits que la seconde année ,à la fin de laquelle ils périssent à leurtour, fans que la racine en soit endom-magée. Ses feuilles, d'un verd tendreen-dessus & blanchâtre en-dessous, fontau nombre de trois ou cinq fur une mê-me queue. Sa fleur pareil au mois demai ; & c’est en juillet qu’arrive la ma-turité de son fruit, qui a beaucoup deparfum.

Cette fleura un calice permanent, dé-coupé en cinq segmens lancéolés; cha-cun de leurs intervalles donne naissance àun pétale arrondi : des étamines en grandnambre font attachés au calice ; leurssommets font sphériques & comprimés ;elles environnent un grouppe d’em-bryons surmontés de styles capillaires,

dent