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Tome XV. FORE - GENU
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lent après eux le verbe au pluriel. La pié-té la science sont nécessaires aux prêtres.

Si l’un des nominatifs est d’une plusnoble personne que l’autre, le verbe s’ac-cordera avec lui en personne. La premiè-re, je, ou nous, est la plus noble des trois :la seconde va après. Votre frere & -vousn'êtes pas trop sages.

De même , si l'un des deux substantifsest d’un plus noble genre que l’autre ,c’est-à-dire, s’il est du masculin, & l’au-tre du féminin, l’adjectif pluriel qui ac-compagne le verbe, sera aulsi du mascu-lin, comme : le tonnerre est la pluie étoìentfort violens.

Mais après deux substantifs de genredifférent, l’adjectïf singulier s’accordeavec le dernier, comme f ai le cœur U latouche ouverte à vos louanges.

Selon la présente réglé, on doit dire :ses honneurs , ses richesses & fa puijfance is'évanouirent. Mais si le dernier substan-tif est au singulier, & qu’il soit accompa-gné de l’adjectif tout , qui est un termecollectif, le verbe sera mieux au singu-lier. Tous ses honneurs, toutes ses riches-ses , U toute fa puijfance s'évanouit. Encette phrase : non-seulement ses honneursN ses richejfes , ruais aujjt fa vertu s'éva-nouit. On ne peut pas dire, s'évanouirent,parce que, mais aujjt, n’est pas une con-jonction copulative, mais une adver-íative.

V. Réglé. Quant à la syntaxe de ré-gime, en voici les principales réglés pourlesdifféreus mots du discours, en com-mençant par les noms.

i. Les noms substantifs étant suivisd’un autre nom substantif, le prennentau génitif. Le Dieu de paix ; le roi deFrance.

s. II y a des adjectifs & des adverbes ,dont les uns gouvernent le génitif, & lesautres le datif. Avide de gloire -, peu, beau-coup , ajfez , plus, moins d'argent ; con-forme , conformément à la vérité.

Z. Plusieurs pronoms régissent le géni-tif. Celui, lequel, quelqu'un, &c. de nous.

4- Les verbes actifs gouvernent l’accu-sâtif. Aimer ses ennemis ; louer, bénir,servir, adorer Dieu. Plusieurs de cesverbes prennent après eux un accusatifde la personne , L un génitif ou un abla-tif de la chose. Accuser quelqu'un de lar-cin-, détourner quelqu'un d'un mauvaisdessein.

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Plusieurs verbes neutres gouvernentle datif. Flaire , nuire, obéir à quelqu'un.

Une infinité de verbes prennent aprèseux l'infinitif avec les prépositions à &de. Exciter, exhorter-, porter à faire lebien -, prier , craindre , différer , espérerde faire quelque chose -, il est à plaindre ;s ai à craindre, c’est-à-dire, je puis, ouje dois craindre -, c'est à vous à parler, 08de pftrler-, il vient d'arriver , c’est-à-di-re , il n'y a qu'un moment qu'il est arrivé ,&c.

Les verbes qui signisient/aE>,ou dire,ont après eux la conjonction que avec unindicatif , ou avec le premier & le secondfutur du subjonctif. Je fais , j c comtois ,je vois bien , je crois , je pense , je dis ,je confesse , j'avoue , je publie , je sou-tiens que vous avez , que vous auriez, ouauriez ea raison.

Après les verbes de doute , on lise dela conjonction si, avec un indicatif. Jedoute si vous viendrez. Mais s’ils ont unenégation, il faut user de que avec le sub-jonctif. Je ne doute pas que la chose ne soitcomme vous le dites , ou , en retournantla phrase , que la chose ne soit comme vousle dites, je n'en doute pas.

Les verbes qui signifient quelque né-gation , doute, ignorance, volonté,dessein, désir, commandement, permis-sion , espérance ott crainte, ont après euxle subjonctif avecque. Je veux , il fautque cela se fasse. Je crains que cela n'arri-ve. Je prétends que cclasoit , c’est-à-dire,je veux-, mais si ost dit, je prétends quecela est , cela veut dire, je soutiens. Néan-moins ces verbes font mis à l’infinitif,quand cet infinitif marque faction de lamême personne que celle qui defire ouqui craint. Je veux le savoir. Je crainsde vous ennuyer : ou bien quand la per-sonne à qui l’on commande est exprimée :je vous ai commandé de partir. Permet-tez-moi de vous embrasser.

Quand ces verbes font au présent del’indicatifou du subjonctif, ou au futurde l’indicatif, ils prennent avec la con-jonction que, le présent, ou le premierprétérit composé du subjonctif. Je veux,je voudrai que vous soyez sage. Je sou-haite , je souhaiterai toujours que vous enayez bien agi avec lui.

Quand ils sont à l’un des cinq prétéritsde l’indicatif, ou à quelqu’un des troisdu subjonctif, ou enfin à l’un des deux