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futurs en rois, ils prennent après que,le prétérit simple, on le second prétéritcomposé d u subjonctif. Je souhaitais, jesouhaitai, j'ai souhaité, j'eus souhaité ,j'avois souhaité, que je souhaitasse, quej’eujsc souhaité , que j’aie souhaité, je sou-haiterais , j'atlrois souhaité que vous fujfiezbien , ou que vous eujfiez bien fait.
Après quelque verbe que ce soit, ac-compagné de ne ou Ji, fi la conjonctionque fuit avec un autre verbe , ce dernierverbe fera mis au subjonctif. Je ne croispas qu.'il veuille, ou qu'il ait voulu ntetromper. Je ne savois pas qu'il voulût , ouqu il eut voulu me tromper. Et fi après cefécond verbe il en vient encore un autreavec la conjonction que, il fera auffî ausubjonctif. Je ne crois pas que vous pen-siez que je sois votre ennemi.
Ç. La plupart des prépositions françai-ses gouvernent l’accusatif, qui est tou-jours semblable au nominatif. Aller à Sa-ine , travailler pour le ciel.
II y en a quelques-unes qui gouver-nent le génitif. Auprès de moi , près demoi, loin de moi , proche de moi, hors dela maison. Mais peut-être vaut-ii mieuxdire que auprès, loin, 8cc. ne sont que desadverbes joints à la préposition de , quigouvernent l’accufatif.
Mais ce qu’il faut bien remarquer, c’estqu il y en a beaucoup qui gouvernentrinfinitif. Manger pour vivre, s'occuperà lire , parler fans rire , &c.
6. II y a des conjonctions qui gouver-nent l’indicatif, & d’antres qui gouver-nent le subjonctif. Quant aux différoistems du subjonctif qu’on doit mettreaprès les conjonctions qui le gouvernent,voyez là - dessus la réglé que nous avonsdonnée plus haut pour le que entre deuxverbes.
Remarques.
I. II y a certains noms collectifs quilignifient une quantité, grande ou peti-te , exprimée par le génitif qui les fuit,après lesquels oh met le verbe au mêmenombre que ce génitif, contre la réglécommune, qui porte que le nominatif &Je verbe s’aecordent en nombre & en per-sonne. Par exemple : Une infinité de per-sonnes me font venu consulter. La plupartdes hommes suivent leurs passions. La moi-tié des femmes font causeuses. Un grandnombre de maisons furent brûlées.
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On dit auiïi : il est trois heures, parcsque cela veut dire, il est la troisièmeheure : il est mort trois rois , il pleut despierres.
Enfin on dit : c'est moi, toi , lui, nous,vous ; mais il faut dire , ce font eux.
II. Ces mots féminins , quelque chose,représentent souvent le pronom neutredes Latins, aliquid, & s’accordent avecle masculin, qui, en notre langue, ré-pond au neutre des Latins. II y a quel-que chose dans ce livré qui est assez bon;quelque chose de beau , de plaisant, c sc.
On dit auffi : il a une partie du bras em-porté ; il a une partie de l'os rompu , & noapas , emportée , rompue.
III. II ne Faut jamais rapporter la mê-me construction à deux mots différens,dont l’uu ne s’y accorde pas. Je veux &promets d'accomplir ma promesse. Cettephrase ne vaut rien, parce qu’on dit bien,je promets d'accomplir j mais non,/e veuxd'accomplir. L'aventure de mon pere
de ma sieur sont extraordinaires : il Fautdire , & celle de ma sieur , afin que leverbe «'accorde avec deux nominatifs.11 s'eft brûlé , C eux qui étoient auprèsde lui : il faut répéter , U a brûlé, &c.Dieu se daigne rabaisser jusqu'à nous , &nous élever jusqu'à lui: dites, daigne strabaisser , &c.
On fait fort souvent ces fortes de fau-tes , parce qu’on pense plutôt au sensqu’on a dans l’efprit, qu’aux paroles qu’ona dans la bouche.
Réglés de prononciation!
ET D’ORTHOGEAPHE.
i. On écrit souvent les mots comme onles prononce ,santé, vertu*
z. On doit avoir bien présente à la mé-moire la maniéré dont nous avons écritles verbes à tous leurs temps & à tousleurs modes, les pluriels, les pronoms,Nc. qui reviennent à tout moment dansle discours.
Z. Les voyelles a, e, ì, o , u , se pro-noncent tantôt breves, tantôt longues ;ame ; dame , bette , bête ; ville , vile} hot-te, hôte, bule , brûle, &c.
4. On doit distinguer avec soin troissortes d'e, l’e ouvert, l’emuet, l’e fer-mé. Ces trois sortes d’e se trouvent dansces mots , fermeté , netteté. II n’y ague-re que le seul usage qui puisse aopren-