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après l'avoir fait. prisonnier ail fiege deBoulogne.
De l’aveu même de ses ennemis, Fré-déric étoit le plus grand génie de son sié-cle, courageux jusqu’â ('intrépidité , gé-néreux , magnifique, & l’un des plus sa-vans hommes de la terre. II fut l’ami &le protecteur des artistes célèbres, qu’ilfit naître. II Fonda plusieurs universités ;augmenta Naples & Tembcllit; bâtit Ali-tea , Monte-Leone , Flagella , Dondona ,Aquila , & plusieurs autres villes. Oncroit que son dessein , L tout le prouvedans fa vie , étoit de fixer le fiege de fadomination en Italie , afin d’être plus àportée de réprimer les brigues des papes,& que ce fut la cause des sanglantes tra-gédies qui forment le tissu de son régné.
Ce prince eut six femmes, Constanced’Aragon ; Yolande de Briennc ; Agnès ,fille d’Otton , duc de Moravie , celle - cifut répudiée; Rutine , fille d’un autreOtton, comte de Wolsershansen ; Isabel-le , fille de Louis, duc de Bavière; &Matilde, fille de Jean , roi d’Angleterre.La premicre donna le jour à Henri, quipérit dans les prisons pour s’ètre révolté ;la seconde eut Conrad IV, & Jordammort en bas âge ; Mathilde lui donna unfils nommé Henri, qui fut désigné roi deJérusalem, & mourut empoisonné. Onne sait de laquelle de ses femmes il eutMarguerite, femme d’Albert le Dénatu-ré, & Constance, femme du landgravede Hesse : Blanche, marquise de Monfer-rat, lui donna trois fils naturels ; Main-froi, prince de Tarente; Entius , roide Sardaigne , & Frédéric , prince d'An-tioche. (A/r)
Frédéric III, dit le Bel, Histoirei'Allemagne, n’est point compté parmiles empereurs par les meilleurs chrono-logistes. II étoit fils de l'empereur AlbertI, & del’impératnce Elisabeth , fille deMaynard III, comte de Tirol. II disputale trône impérial contre Louis de Baviè-re, qui le vainquit, & le fit prisonnier àla sanglante journée de Muldorff, dansle diocèse de Saltzbourg. Le vainqueurRenferma dans !e château de Traunitz ,d’où il sortit en ize;. Les écrivains lesplus dignes de foi disent qu'iî n’obtint faliberté qu’en faisant le sacrifice de sesdroits ; mais les historiens d'Autricheprétendent, fans doute pour relever lagloire de leiír maison ducale, que le traité
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portoít que les deux princes partage-roient îa suprême autorité : mais cetteopinion est dépourvue dé vraisemblance.Un pareil traité ne peut se supposer entrele vainqueur & le vaincu : (Tailleurs leconsentement des états de TEmpire tleve-noit absolument indispensable, & Tonn’en trouve aucun vestige,ni dans les his-toriens, ni dans les actes publics. Louis ,content de l’avnir dépouillé de toute au-torité, lui permit peut-être de porter letitre d'eropereur, ce qui n'est pas fansexemple. On a vu plusieurs princes dé-gradés conserver les titres pompeux quiconvenoient à leur premicre fortune. IImourut eu tzzc> , & Ton ignore quel futle genre de la maladie. Des écrivains,dirigés par lajiainc , ont dit qu’iî périt ,rongé par les vers ; d'antres qui plai-sent à mettre par-tout du merveilleux ,qu’il fut empoisonhé par un philtreamoureux. (As- 2 '.)
Frédéric IV-, successeur d’Albert II,Hìst. d'Allemagne , vingt-neuvierne em-pereur depuis Conrad I. Ce prince , queson insensibilité aux affronts fit surnom-mer A Pacifique , naquit Tau 141; , d’Er-nest Cœur de fer, duc d'Autriche , de labranche de Stirie, & de Zimbourg deMazovie. Le nom d’Ernest cli fort anciendans les annales de TEmpire. Les ducs dece 110m , fous Louis le Débonnaire , fu-rent élevés aux premiers emplois. Frédé-ric n'obtint la couronne impériale qu’atirefus de Louis III , landgrave de Hesse.Ce terns étoit fécond en actions horoï-ques, & Louis ne fut pas le seul qui ré-sista aux attraits d’une couronne. Albert,duc de Bavière , renvoya à Ladislas, filsde l’empereur Albert, né depuis la mortde ce prince, celle de Bohême , que luioffroient les états de ce royaume. Cetexemple de générosité Fut suivi par Fré-déric IF-, ií refusa la même couronne,& se chargea de la tuteledu jeune prin-ce , qn’il fit élever à sa cour avec un soinpaternel. Les premières années de ce ré-gné se passèrent en différentes intrigues ,tant avec les cours de Pologne, de Bo-hême & d’Hongrie , que Te u sauce de La-dislas remplissoit de brigues , qu’aveccelle de Rome mécontente des décréts dttconcile de Bêle , & partagée entre FélixV & Eugene IV. On tint plusieurs dictes& plusieurs conciles: les dictes remé-dièrent à plusieurs abus; mais les conet-A a 5