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Tome XV. FORE - GENU
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les furent infructueux. Les éle&eurs fa-vorisaient le parti deEelix, & ('empereureeiui d’Etigene. Ce pape, dontl’histoirevante les talens supérieurs , avait dé-posé plusieurs prélats , & principale-ment les archevêques de Cologne & deTrêves, comme fauteurs du schisme,& partisans de Félix qu’il traitait d’an-tipape : qualification que l’on ne pou-vait donner à ce prince farts blesser leconcile de Bâle qui l’avoit élu. Lesélecteurs se trouvant offensés , s’assem-blerentà Francfort, & s’unirent pourobliger ee pape à casser sa sentence, &à satisfaire les états d’Allemagne furplulieurs autres griefs. Cette union futrenouvellée quelque teins après, & l’onajouta qu’on ne déciderait rien fur lesaffaires del'Enipire , que dli consente-ment des électeurs.qui s’engagerent à sedonner des secours mutuels contre qui-conque tendrait à les priver de leursdroits. L’empereur fut invité d’accéderà cette ligue j mais comme'il vouloirgarder ía neutralité , il usa de délais. IIfit avertir te pape de tout ce qui se pas-sait , & lui conseilla de chercher lesmoyens de parvenir à une réconciliation.Elie se lit eu partie par les intriguesti’Eneas Silvius Picolomini, secretairede l’empercur. II fut fi bien ménagerI esprit des électeurs, qu’ils consentirentà recomioirre Eugene pour pape légiti-me , après cependant qu’ii eut promisde convoquer un nouveau concise , d’ap-prouver les décrets de celui de Confiance& de Bile, de rétablir ses prélats dépo-sés, & de redresser les griefs des étatsd’Allemagne, conformément aux canonsdu concile de Bâle. Eugene mourut cou-vert de gloire , l’année d’après avoirsigné ce traité. II fut remplacé par Ni-colas V. Ce nouveau pontife, dont lesouvenir sera toujours cher tant qu’onaura de i’estime pour ses beanx-arts , ra-tifia ce traité , & confirma plusieurs ré-gsemwis encore observés aujourd’hui.Ces réglemens, connus fous le nom deConcordat de la nation germanique, réta-blissaient i°. sélection canonique danstons ses chapitres & communautés , mé-diatement cn immédiatement soumis aitsaint fiege ; z°. défendoient an saintfiege d’aceorder aucune provision potirles expectatives ; mais ils accordoientaux papes la nomination aux benéfices

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d’Allemagne vacans en cour de Rome,ou par la déposition & la translation despossesseurs. faite par autorité apostoli-que, 011 enfin quand sélection ou la pos-tulation du nouveau bénéfice auroit étéannuilée & cassée par 1e saint fiege. Onconvint encore que les papes noBjme-roient aux canonicats qni vaqueroientdans lts mois de janvier , mats , mai ,juillet, septembre Si novembre : sélec-tion appartenois aux chapitres pendantles fix autres mois. Les annates furentabolies, mais on y substitua une taxeque le nouveau bénéficier devoit au saintfiege, en deux termes égaux, chacund’une année entiere. Les états voulurentengager Frédéric à réclamer contre cesarticles ; mais l’indolent monarque re-cherchoit moins le bonheur de ses peu-ples que le sien propre. II fut insensibleà leurs remontrances. On nvoit d’autantplus lieu de se plaindre, qu’il eût pu,fans s’exposer , stipuler des conditionspareilles à celles que Charles Vllavoitacceptées. Les peres du concile de Bâlese voyant abandonnés par l’empereurqui eût dû embrasser leur défense , léretirerent à Lausanne ; & Nicolas V,pour achever de ruiner le parti de se»antagoniste, fit présent de la Savoie aaroi de France. Le peu d’ambition deFélix se servit encore mieux que cettepolitique. II avoir déja préféré fa retraitede Ripaille â une couronne ; il sacrifiaencore 1e trône pontifical à ee délicieuxasyle. Frédéric , après l’extinction d uschisme, envoya des ambassadeurs enPortugal demander en mariage la prin-cesse Eléonore, fille d’Edouard , & nreced’Alphonse, roi de Naples & tl’Aragon,II fit en même temps tous les préparatifspour entrer en Italie. Ce voyage étoitentrepris, non polir rétablir au-delàdes Alpes l’autorité impériale, maispour s'unirplus étroitement avec 1e pape.II requt à Sienne la princesse Eléonore,& promit de l'éponser. II refusa de con-sommer ce mariage, dans la crainte ,disoit-il, que Pensant qui naîtroit, neprît dans la fuite du goût pour les mœursitaliennes. Avant de lui permettre d'eti-trer dans Rome, Nicolas V lui fit jurerqn’jl seroit le défenseur des papes & derégisse romaine , & qu’il n’excrceroitdans Rome aucun droit de souveraineté.Ce fut à ces conditions que Niçois lui