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Tome XV. FORE - GENU
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symbole de l’abondance. Cette contrée,ainsi que la Lybie, noiirrissoit quantité debrebis dont le lait servoit de nourriture àce peuple pauvre & frugal.

Les Nubiens, les Pérarsiens, les Tar-valséens & plusieurs autres peuples quioccupaient la haute Guinée , semblentavoir été les tiges ou les rameaux des Ga-r amant es , puisque tous étoient comprisfous la domination générale d’Ethio-piens. Ces peuples offrent les mêmestraits , & leur langage est peu différent.Les Carthaginois avoient des relationsavec oes peuples ignorés du reste de laterre; ils en tirèrent des troupes dans laguerre qu’ils eurent à soutenir contre Gé-lon, & l’on sait qu’ils se servoient dansleurs expéditions, de chariots armés defaulx, de Tare & de fléchés. Ils étoientpolygames, ou plutôt le mariage n'étoitchez eux qu’une union passagère , qu’unejouissance brutale, comme les bêtes dontils avoient l’instinct plutôt que la raisonqui distingue l’homme. (T—N.}

GARAMANT1CUS LAPIS. Voy.Gkenat.

GARANCE, Hist. mtt. botan., rubiatìnllorum. Les plantes de ce genre por-tent des fleurs d’uue feule piece , faitesengaudct, percées à leur fond, décou-pées par leurs bords en quatre, cinq ouEx parties. Dans l’intérieur , font quatreétamines, & un pistil formé d’un stylefourchu , dont la hase, qui est l’embryon,fait partie du calice. Lorsque la fleur estpassée, cet embryon devient un fruit enbaie plus ou moins succulente, composéede deux graines hémisphériques ou pres-que rondes, dont chacune est recouverte«Rune pellicule. Les racines font rampan-tes, longues, assez seches, plus ou moinsgrosses, félonies especes, d’une saveurftyptique; & toutes donnent une teintu-re rouge.

Especes. I. La plus cultivée parmi nousest Relpece connue fous le nom de rubiat'mcíorum fati-va C. B. appellée erythro.danum par Ray , & rubi en Provence.Elle pousse des tiges longues de trois àfix pieds , quarrées , noueuses, fort ru-des áu toucher , qui se mêlent ensemble ,sont trop menues pour pouvoir se soute-nir à une certaine hauteur, & périssenttons les ans. Chaque nœud est garni decinq ou six feuilles oblongues , pointues, jétroites, rudes en* dessous, bordées de!

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dents fines & dures, qui s’attachent auxhabits. Ces feuilles font disposées en étoileautour de la tige, & verticìllées. Versle sommet des tiges & branches , naissenten juin, juillet & août, des fleurs jaune-verdâtres, qui produisent des baies noi-res & luisantes. Les racines de cette plan-te tracent & pivotent beaucoup , fontvivaces, branchues, ordinairement de Ugrosseur d’un fort tuyau de plume, cou-vertes d’une pellicule brunâtre. Quandelles font Fraîches , leur cassure est d’unjaune orangé, & cette couleur devientrouge par l’impreffion de l’air. Plus cechangement est prompt, plus la racineest parfaite. Le cœur de ces raciues est nupeu amer.

i. Rubiafylveflris Monfpejsulana ma-jor , C. B. est plus petite & plus rude quel'espece précédente. Ses fleurs sent jau-nes. Ses fruits viennent en été & en au-tomne, & subsistent surla plante pendantl’hiver, si cette saison n’est pas trop ri-goureuse. Elle croît d’elle-niême dans leshaies & fur les bords des champs, pres-que par - tout aux environs de Montpel-lier, en Provence, auprès de Fontaine-bleau , & ailleurs. Ses racines font me-nues, & naturellement rouges.

3 . M. Garidelcroit que 1 e gallium vuUgare album de M. Tournefort est la plan-te nommée par C. Bauhin rubiasylvestrulevis , la mollugo vulgatior de Parkinson,à qui cependant M. Garidel donne poursynonyme rubia anguiosa aspera , J. L.

4 . Rubia pratenjis levis , C. B. est ungallium , sdon M. Linné. Sa feuille estdouce. Les branches se soutiennent, & lessemences sont rudes.

A Kurder, au voisinage de Smyrne,Sc dans les campagnes d’Akhissar Sc deYordas, on cultive une espece nomméedans le pays azala , kazaia , eime, bo'ía ,& chioc-boya. Les Grecs modernes Rap-pellent lizari ou tzari, ou azals & lesArabes foûoy. Nous ne sommes pas en étatde décrire cette plante , célébré par lebeau rouge qu’elle donne au coton , maisdont Reflet peut dépendre de la maniérédont on la fait sécher.

6. M. Hellot met au nombre des ga-rances la plante de la côte de Comman-dai, dont la racine teint le coton en beaurouge. II nomme cette plante chat , & ilajoute qu'elle se trouve abondammentdans les bois de la côte de Malabar; qu’euAaa s