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la cultive à Tuccorin & à Vaour, & qu’onestime particulièrement celle de Perse,nommée dumas. Puis il donne commeune autre plante de la côte de Coroman-del le raye de chaye , qu’il traduit racinede couleur.
"Selon M. Larcin , le chaye a l’air degarance par son port & ses Feuilles; maisil porte une petite fleur blanche , à qua-tre pétales disposés en croix ; & le fruitest une très-petite capsule fiche, un peuapplatie en forme de bourse , qui s’ouvrepar le haut, & renferme des semencesfort menues. La racine est longue, me-nue, ondée, piquant droit en terre, decouleur jaune pâle. Cette plante croîtdans les endroits sablonneux peu distans«le la mer.
7. M. Hellot parle d'une tyjfa-voyanude Canada , comme d’une espece de ga-rance , dont la racine , extrêmement me-nue, a un effet à peu près semblable ànotre garance. Mais on démontre cetteplante à Paris au jardin du roi, fous lenom ô’aparìne , Jìoribus albìs , caule qua-drato infime , foliis ad genicula quatuor ,fruclu rotundo glabro lucido.
8. Rubiasylveflris afpera , quœ sylves-trìi Dioscoridts , C. B. Les feuilles du basdes tiges font verticillées au nombre dedix ou sept : celles d’en-haut se trouventfeulement quatre, trois ou deux ensem-ble. Ces feuilles font rudes en - dessuscomme en-dessous. Les racines font viva-ces , & beaucoup plus grosses que cellesdu «°. 1 . Les tiges font plus menues,& as-sez douces. Les fleurs font petites, jau-nes, & paroissent vers la lin de juin. Cetteespece vient sans culture en Espagne.
9. M. d’Ambournay a cultivé unega-rance trouvée sur les rochers d’Oifel, enNormandie, dont les racines lui ont don-né une aussi belle teinture que celle dun°. Ç,& qui a mieux résisté au débouillique la teinture du »°. 1. Cette plantepousse, plus tôt au printems , que celle du«°. r. Ses tiges font menues, & se pen-chent jusqu’à terre dès qu’eljes ont unpied de longueur. Les Feuilles font plusétroites que celles de la premiere espece.Les racines font moins grosses, moinsvives en couleur, moins garnies de nœuds& de chevelu. Cet amateur éclairé ajoutequ’il a retrouvé dans la plante d’Oifelcelle que lui a produit la graine du »°.tirée de Smyrne.
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Culture. L’espece » 6 . 1 subsiste danstoutes sortes de terres , mais n’y réussitpas également.
Elle aime une terre douce,’ légere, dontle fond seul est humide, &ou seau ne sé-journe pas. Auílì la volt - on réussir dan*des fables gras assis fur un fond de glaise,qui empêchant les racines de s'étendre enprofondeur, les oblige à se couler sur cesol humide, & dès là favorable à leursprogrès. On assure que les Zélandois deî'isle de Tergoès cultivent la garancedans un terrein gras, argilleux, & unpeu salé. On a recueilli de belles racinesdans des terres fertiles, mêlées de beau-coup de cailloux. M. Guettard en a mêmetiré de très - belles d'nn fable assez sec,dans le Poitou. Cependant on peut direen général, que les terreins secs y con-viennent moins que les humides. Les ma-rais desséchés y font favorables; mais ellepérit immanquablement dans les endroitsoù Peau séjourne.
Q.uand la terre où on veut mettre dela garance est déja en valeur, il suffit delui donner quelques labours, comme sic’étoit pour semer du grain ; sinon les la-bours doivent être multipliés. On pçutabréger les travaux du défrichement, encoupant d’abord la terre avec des char-rues à plusieurs contres, fans focs , puislabourant tout de fuite, avant Phiver,avec une grosse charrue à versoir, pourque les gelées puissent atténuer cetteterre trop compacte. Aussi - tôt que lesgrandes gelées font passées, on donnepromptement une couple de labours ;après quoi la terre a coutume d’être enétat de recevoir le plant au mois d’avril,mai ou juin.
On voit de bons cultivateurs commen-cer par peler à la houe pendant Pété unterrein rempli de ígrosses & mauvaisesherbes, & brûler les gazons. En général,la meilleure méthode est celle qui con-tribue davantage à ameublir la terre fansexiger de trop grands Frais.
II est bon d’unir la terre avec la herse ,après le dernier labour.
Pour prévenir le séjour des eaux, ilconvient de faire des fossés autour de la.garanciere, qui auront encore le bon ef-fet de la défendre du bétail, & d’empê-cher qu’on n’y forme des chemins.
Les fumiers font très - utiles aux ga-
rancieres, fur - tout quand, la terre est