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Ic jeune Garde avoit d’auîant moins dedéfiance, qu’il chéríssoit i’aine' des troisfreres qui étoit son parrain , & qu’il luiparoiffoit très-natnrel qu’ils marquassentpar cette satisfaction apparente, l’enviequ’ils avoient de se réconcilier avec luipuisque son pere avoit été leur souve-rain : mais il fut cruellement détrompépar celui méme des trois comtes qu’il ef-timoit le plus , par son parrain, q'ui s’é-tant avancé comme pour lui baiser lamain , le poignarda à l’instant où donGarde se bailsoit potir l’embrasser. Ainsimourut dès le commencement de son ré-gné ee jeune comte de Castille, l’objetchéri des espérances & des vœux de sessujets. Don Sanche, roi de Navarre , sononcle & son successeur, vengea sa mort,& répandit ly sang de ses lâches assas-sins ; mais la punition de ces traîtres neconsola point les Castillans, qui reste-rent long-tems sensibles à cette perte ir-réparable.^. C.)
GARC 1 S , Géogr ., petite ville d’Afri-que assise sur un roc, près la riviere deMalacan dans la province de Cutz, aitroyaume de Fez. Elle est dans les cartesde la Lybie de Ptolomée , à ti. de long.& à W.' 40. de lat. fous le nom de Gala-fa. (D. J.}
GARÇON, f. m. Gramm. & Comm .,enfant mâle à qui cette dénomination de-meure tant qu’il reste dans le célibat;ainsiilyadesgarfoBsdetout âge.
On appelle chez les marchands gar-çons de boutique , ou garçons de tmgajìn Tou simplement garçons , des apprentifsqui ayant faitletems de lent apprentis-sage, servent encore chez les marchands,le tems marqué par les statuts de chaquecorps, avant que de pouvoir être requsà la maîtrise & de Faire le commerce ponteux-mêmes. II y a des apprentifs qui,quoique requs maîtres , î'e fixeut à laqualité de garçons , & qni par leur in-telligence font très-utiles aux maîtresqui les emploient & qui les gagent, aulieu que les apprentifs paient à leursmaîtres.
Ces garçons aident à ranger, à plier,à remuer L à vendre les marchandisesdans la boutique ot? dans le magasin ; ilsles portent même en ville lorfqu'il en estbesoin. Ce sont eux qui vont recevoir& faire accepter les lettres & billets dechange, qui tiennent les livres, en ti-
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rent des extraits pour dresser les mémoi-res & parties des débiteurs, $fc.
Les banquiers donnent toujours àceux qui les aident dans leur commerce,ie nom de commis , & jamais celui degarçons. Les marchands donnent quel-quefois à leurs garçons le nom de fac-teurs & commis improprement.
Garçons, se dit aussi de compagnons011 apprentifs qui travaillent chez les ar-tisans; un garçon menuisier, im garçonperruquier, &c. Dìíítonn. de Comm.
Garçons de bord , Marine , ce sont dejeunes garçons au-dessous de dix-huitans , mais plus grands & plus âgés queles mousses, qui servent sur les vaisseaux& commencent de travaillera la manœu-vre; les garçons de bord qui ont servisur les marchands on les pécheurs, fontréputés matelots à l’âge de dix-huitans ,& les maîtres ne peuvent plus-les retenircomme garçons de boni. Les garçons debord 11e gagnent que peu au-dessus des-mousses. (Z)
Garçons de pelle , font des manou-vriers ou gagne-deniers qui se tiennentsur !e port de la Greve on antres portsde Paris,où arrivent les bateaux de char-bon. Ce font eux qui avec de grandespelles de bois Ferrées remplissent les mi-nes & minots dans lesquels on mesure& distribue cette marchandise. VoyezGagNE-Denier. Dictionnaire âe Com-merce.
GARD , pont-du , Architect. VoyezPont-du Gard.
GARDE, s. F. Grammaire , dans unsens général, signifie défense ou conserva-tion de quelque chose ; action par la-quelle on observe ce qui se passe , afin den’être point surpris; foin, précaution,attention que l’on apporte pour empê-cher que quelque chose n’arrive contrenotre intention ou notre volonté.
Garde oa Gardien, f. m. Histoireeccl ., nom qu’on trouve dans les au-teurs ecclésiastiques , appliqué â diffé-rentes personnes chargées de diversesfonctions.
i°. On zppeïïoítgardes tnigardiens deséglises , custodes ecclejìarum , certainespersonnes , spécialement chargées dnfoin & des réparations des églises. Bing-ham croît que c’étoient les mêmes offi-ciers , qu’on nommoit communémentpotiers , ce qui paroît revenir à se qu s.