Band 
Tome dix-huitieme. I - JOM.
Seite
147
JPEG-Download
 

ICO.

Toree est représentée par une femmed'un air guerrier appuyée sur un cuber onvoit un lion a ses pies. On donne à laPrudence un miroir entortillé d’un ser-pent , symbole rie cette vertu j ri b Jus-tice une épée & une balance j à la Fortu-ne un bandeau & une roue ; à l’Occafionun toupet de cheveux sur le devant rie satête chauve par-derriere; ries couronnesde roseaux & des urnes à tous les fleu-ves ; à l'Europe une couronne fermée,un sceptre & un cheval ; à l’Afie un en-censoir.

ICONOMAQUE, adj, Gramin. , quiattaque le culte ries images. L’empc-reur Léon Ifaurien fut appelle icononia-que après qti’il eut rendu l’édit qui or-donnoit d’abattre les images. Icono-tnaque est synonyme à Iconoclaste. VoyezIconoclaste.

ICOSAEDRE , f. m. , ferme île Géomé-trie , c'est » n corps ou solide régulier ter-miné par vingt triangles équilatéraux,L égaux entre eux.

On peut confldérer Vicosaédre commecomposé dc vingt pyramides triangulai-res, dont les sommets le rencontrent aucentre d’une sphère , & qui ont parconséquent leurs hauteurs & leurs ba-ses égales; d’où il fuit qu’on aura lasolidité de Yicosa'édre , en multipliant lasolidité d’une de Ces pyramides par 30 ,qui est le nombre des bases. Harris &Chsmbers. (E)

* ICOSAFROTE, f. m., Hist. moi.,dignité chez les Grecs modernes. On di-íoit un ienfaprote , nu un vingt princier,Comme nous disons un cent suijse.

ICREPOMONGA, f. m., Hist. nat. ,serpent marin des mers du Brésil, qui setient communément immobile fous leseaux , on lui attribue la propriété d’en-gourdir comme la torpille ; on allure quetous les animaux qui s’en approchenty demeurent fl fortement attachés ,qu'ils ne peuvent s’en débarrasser, & leserpent en fait sa proie. II s’avance quel-quefois fur le rivage, où ií s’arrange demaniéré à occuper un très-petit espace jles mains des hommes qui voudroient lesaisir, demeurent attachées à son corps,& il les entraîne dans la mer pour lesdévorer.

ICTERE . Médecine, V. JAUNISSE.

ICTERIUS lapis, Hist. nat. , nom%ne les anciens ont donné à une pierre

ICT 147

famçnfe par la vertu de guérir la jaunisssqu’on lui attribuoit. Pline en décrit qua-tre espece* ; la premiere étoit d’iin jaunefoncé; la seconde d’un jaune plus pâle& plus transparent ; la troisième setrnu-voiten morceaux applatis, & étoitd’unecouleur verdâtre avec des veines foncées;la quatrième espece enfin était verdâtre ,avec des veines noires. Sur une descrip-tion auífl seclie , il est très-difficile dedeviner de quelle nature étoit cette pier-re fi vantée. V. Pline hist. nat. (—)

ICTIAR , f. m. , Hist. A'AJie, officierqui a passé par tous les grades de soncorps, & qui par cette raison a acquis ledroit d’être membre du divan. Èrocacagypt. pag. 166. (D. f.)

I D

IDA, f. m., Géog. anc. , il y a deuxmontagnes de ee nom également célébrésdans les écrits des anciens , l’une danslíTroade , & l’autre dansl'isle de Crete.

Le mont Ida en Troade, pris dans ton-te son étendue, peut être regardé commeun de ces grands réservoirs dVau, que liknature a fi rme pour fournir Sr entretenirle< rivières; de celles-là, quelqties-nneçtombent dans U Propontide, commeFflEl'epe & le Granique; d’atifres dansl’Helîefpont, comme les deux entre les-quelles la ville d’Abidns étoit fituée;j’en-tends leXimnis, &le Xante qui se jointavec l’Andriiis : d’aiitres enfin vont seperdre au midi dans le golfe d’Adra-myte, eut,e îe Satuioeis & le Citée. AinfiHorace, li-v. IIT. ode io, a eu raison,d’fippeller Vida de la Troade , aquatique^lorsqu’il dit de Ganymede ,

Raptus ab aqtcosà Ida.

Diodote deSicile ajoute que cette mon-tagne est la plus haute de tout l’Heiles-pont, & qu’elle a au milieu d’elle un an-tre qui semble Fait exprès pour y recevoirdes divinités ; c'est là où l’on preternique Pâris jugea les trois déesses, qui dis-putoient le prix da la beauté. On croiÊencore que dans ce même endroit,étoientnés les Dastiles d'Ida, qui .furent les pre-miers à forger le f&r, ce secret fi utileaux hommes, & qu’ils tenoient de la me-re des dieux’; ce qui est sûr, c’estqueleimont Ida s’avance par plusieurs branchesvers la mer, &de-îà vient qu’Homeresesert souvent de «îette expreffio les mons

* V -