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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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148 IDA

tagnes d 'Ida. Virgile , \rE>:e't\L lìv. 111 .v. 5. parle de même.

Clasemque sub ípsâ]

Antandro U Phrygiâ molimur montìbui

Ida.

Et un mot, Homere, Virgile , Stra-bon, Diodore de Sicile, ne s’f xprimentguere autrement. En effet le mont Idaqui, comme on fait, est dans cette par-tie de la Natolie occidentale nommée Ai-dinxic , ou la petite Ai dine , pousse plu-sieurs branches , dont les unes aboutis-sent au golfe d'Aidine on de Booa dansla mer de Alarmera ; les autres s’étendcntvers l’Archipel ì l’onest, & quelques-unes s’avancent au sud , jusques au gol-fe de Gueresto , vis-à-vis de l’isle de Mé-telin ; l’ancienne Troade étoit entre cestrois mers.

Parlons à présent du mont Ida de Crè-te , situé au milieu de cette isle. Virgile,JF.neïd. liv. III. v. 104. l’appelle monsJdaus.

Creta Jovïs magni meiìo j ace t infulaponte,

Mons Idœus ubi, & gentis cunnaìulanoflra.

L’Ida de Crete étoit fameux, non-feu-Jement par les belles villes qui l’envi-ronnoient, mais sur tout parce que se-lon la tradition populaire, le souverainmaître des dieux & des hommes, Jupiterhii même, y avoit pris naissance. AussiJ’appelle-t-on encore aujourd'hui Mon-te’Giove, ou PJìloriti.

Cependant cet Ida de Crete n’a rien debeau que son illustre nom; cette mon-tagne si célébré dans la poésie , ne pré-sente aux yeux qii’nn vilain dos d’ânetout pelé ; on n’y voit ni paysage ni soli-tude agréable , ni fontaine ni ruisseau ;d peine s’y trouve-t-il un méchant puits,dont il faut tirer 1 eau à force de bras,pour empêcher les moutons & les che-vaux d 11 lien d’y mourir de soif. On n’ynourrit que des haridelles, quelques bre-: bis & de méchantes chevres, que la faim. oblige de brouter jusques à la Tragacan-tha, ii hérissée de piquans, que les GrecsPont appelles épine de bouc. Ceux doncqui ont avancé que les hauteurs dumontIda de Candie étoient toutes chauves, &qne les plantes n’y ponvoient pas vivreparmi la neige , & les gla-ces, ont eu rai-son de pe nous point tromper, & denous t o donner un récit très-£d»le.

IDA

Au reste le nom Ida dérive du” grecl’îòí, qui vient lui-méme à'ítÌHV, qui signi-fie-uc/r, parce que de dessus ces monta-gnes , qui' font très-élevées , la vue s'é-tend fort loin, tant de dessus le mont Idade la Troade, que de dessus le mont Idade Crete. (D. J.)

1 DAL 1 VM , Géng. tmc., ville de l’îlede Chypre consacrée à la déesse Vénus ^& qui ne snbsiftoit plus déja du temps dePline. Lucaiii nomme la Troade , IdálisTettus ; Idalis veut dire lc pays dûmentIda. Jai déja parlé de cette montagne.(O. J.)

1DANHA - NUEVA , Gêog. , petiteville de Portugal dans la province de Béi-ra, à deux lieues 8. O. de la vieille Idan-ha. I.ongìt. 11. 23. lat. 39. 42. (D./.)

IDAN11A - VELHA , Géog. , c’est-à-dire Idanha la ‘vieille , ville de Portugaldans la province de Béira ; elle fut prised’assaut par les Irlandois en 1704; elle estfur le P Su fui , à dix lieues N. E, de Cas-tel-Branco,huitN. O. d’Alcantara. Long.u. 32 .lat. 39.46. {D. J.)

IDÉAL , adj., Gratntn. , qui est Ai-dée. On demande d’un tableau fi le lu-jet en est historique 011 idéal", d’oùl’onvoit epa’idéal s’oppose à réel. On dit c’estun homme idéal, pour désigner le carac-tère chimérique de son esprit; c’est unpersonnage idéal, pour marquer qne c’estune fiction & non un être qui ait existé ;sa philosophie est toute idéale , par op-position à la philosophie d’observations& d’expérience.

Idéal , adj., Seaux Arts , BeauIDÉAL, Idéal dans Pusage commun signi-fie une chose qui n’a point de réalité, &qui n’existe que dans l’imagination oudans Popinion. Mais lorsqu’il s’agit desbeaux arts, cette expression , loin d’êtreprise en mauvaise part, désigne souventle plus haut point de perfection a tique!ils puissent atteindre. C’est à la peinture&à la sculpture qu’elle s’applique parti-culièrement , quoiqu’eile ne soit pasplus étrangère à la poésie & à la musi-que , comme nous aurons occasion de levoir par la fuite. Commenqons par lapeinture, parce que tout ce que nous au-rons á dire à ce sujet n’aura pas un rap-port moins immédiat à la sculpture &même à Parchitecture,

La peinture ne connoit que deux gen-