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peu fur la véritable idée que l'on doitprendre d e Y identité, qui sert de fonde-»'èur à la concordance. J’ose avancerque ce grammairien n'en a pas une idéeexacte , il la suppose entre le sujet ,1'Mimode L ce mode : en 'voici la preuvedans fan supplément, aux ch. ij. iij. Uiv. de ìa J J. partie de lagramm. gén. p«g.6z. 11 rapporte d abord un passage de M.du Mariais , extrait de î ’article adjectif,dans lequel il assure que la concordanceit’eft f nrfée que fur I identitéphyjìque ddl'adjectis avec ie substantif; pus il dis-cute ainsi l’opinion du grammairien phi-losophe.
È£ 8'il y a des adjectifs qm marquenti’apjjar enauce fans marquer l 'identitéphr/ï<)ue‘ t il '.«'enfuit que la concordanceiiVst pas fondée uniquement fur cetteidentité, comme le prétend M. du Mar-iais. Or dans ces expressions meus liber ,'Evàníriùs enjìs , meus marque l'appar-fenVúcé dn livre à mai . Evandrtus mnr-queTapparfrnanee de l'épéc à Ëyandre';ees riéox mots meus liber & ces deuxSU'r es Evandrius enjìs, ptésentenfà l’es-prít deux objets divers , dont t’un n’estpas l’aiírre;. & bien loin de désigner l’i-âéntití phyjìque, ils'indiquent áu con-tra ire'uBé vraie diversité physique. Meus"liber équivaut à tìbír' mei, ft&.oj ;le livre de moi ; Eva-irdrinrenjtïéquivauta f lifts Evuttdri , i’épeê d'EVándré ; parconséquent le sentiment qui fonde la con-cordance sur l ’identité phyjìque ti'est pasexact , M. du Mariais n’a point tant àîé glorifier d’en être fauteur; encore s’ileùt'xiít que la concordance est sondéesûr ì’îdraf/ídphysiqué où métaphysique,ìl' aHrb'i( Tbiidu çé s.ntíment probable :'èe h’élt'pas moi qui fuis une même choseavec "mou livre, c'est ta qualité d'être à■moi , ' ’0*ést les propriété de m’appartenirqtii est u-iç, même cbàfi avçt mon Jtyreide hréme'cen’est pas Evandre qui est tinemémvçfiûse avec ion'épée ,'niais'ç’est laqualité d*êtte K- Evaiïdre.' On peut sou-venir- qu '\ly a rapport d’ídentité' métàphy-JÌJhe entre' la qualité d'appartenir lA
i'htife''appartenante-, niais on ne prouverajamàíì, ce me‘semble ,, qu’il puisse s’ytrwíVèr- un rappókt d 'identité phyjìque ,pnífijtte Eáppartenançç n'etz qu'uiie qua-lité métaphysique. „ ' s;
la doctrine de M, Promant fur Viden-íjlén’qft point équivoque, mais elle çon-
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fond-positivement la nature des choses.Uiientité ne suppose pas deux choses dif-férentes , i! n’y auroit plus d’identité ielle suppose seulement deux aspect' d’unmême objet : or une substance & anmode font des choses si différentes, quenous en avons nécessairement des idéestoutes différentes ; & oonféquemmeiu ilne peut jamais y avoir d’ideBiiís, fousquelque dénomination que ce soit, entreune substance & un mode.
"Uidentité qui fonde la concordance estdonè ■ Videntité du lujet , présenté d'nnemat’iere vague ’i indéfinie dans les ad-jectifs. & dans les verbes , & d’une ma-niéré précise & déterminée dans les noms& dan.s les pronoms. Ces deux mots,pour mé servir du même exemple , meusliber , ne présentent pas à l’esprit deuxobjets HiverS; meus exprime un être quel-conque qualifié par la propriété de m’ap-partenir, & liber exprime un èïre déter-miné qm a cette propriété: la concor-dance de metts avec liber, indique quele sujet actuel de la qualification expri-mée par-l’adjectis meus , est l’ètre parti-culier déterminé par le nom liber : meus,par lui-même, exprime un sujet quel-conque ainsi qualifié; mais dans le casprésent ,, il est appliqué au sujet parti-culiefdièrcr j- "St dans un autre, il pour-suit être appliqué à un autre sujet, envertu même dé son indétermination. Laconcordance indique donc i’applicatiorià-sensvague d’une espece ausens précisde l’autre ; & l’ identité , fi j'ose le dire ,très phyjìque du sujet énoncé par les deuxespeees de mots, fous des aspects diffé-rons.
Peut-être y a-t-il en effet peu d’exac-titude à dir e,l'identité pbyjìque de l'ki-jtlUfttvec' le substantif , comme a fait M.du Mariais , parce que l’adjectif & désubstantif font des mots absolument diffé-rent, & qui ne peuvent jamais être unmême L unique mot ■: Y identité n’appar-tïent pas-aux différem fignés-d’uo mêmeobjet, mais à i’objet désigné par dìfferensfigues. I! me semble pourtant que l’onpòurroit regarder l’ex pression de M. duMa'rsàis comme un abrégé de celle quela justesse métaphysique paroît exiger ;inais quand cela ne sero.it point, ne faut-if donc avoir aucune indulgence pour 1 apnmiete exposition d’un principe vérita-blement utile & lumineux? Et un petit