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connus n’en Fait - elle pas présumer d’i-gnorés ?
Mais ee qui précede suffit pour mon-trer que dans un intervalle de deux centsans, il n’y a sortes de forfaits que cetterace d’hommes n’ait commis.
J’ajoute qu’il n’y a sortes de doctrinesperverses qo’elle n’ait enseignées. L ’Eln-ciiurimn de Posa en contient lui seul plusque n’en fourníroient cent volumes desplus distingués fanatiques. G'Vst-là qu’cnlit entr’antte chose de la meredeDieu,qn’elle est Del paire & Dei-tnater, & que,quoiqu’elíe n’ait été sujette à aucune ex-crétion naturelle, cependant elie a con-couru comme homme & comme femme ,secmulum generulem nature tenorcm exfarte maris £ís ex farte femina , à la pro-duction du corps de Jefus-Christ, & milleautres folies.
La doctrine du probabilisine est d’in-vention jésuitique.
La doctrine du péché philosophique estd’invention jésuitique.
Lisez fourrage intitulé les Ajfertions ,& publié cette année 176s, par arrêt duparlement de Paris, & Frémissez des hor-reurs que les théologiens de cette sociétéont débitées depuis son origine, sur lasimonie, le blasphémé, le sacrilege, lamagie, l’irréligion, l'astrologie, l’impn-dlcité , la fornication , la pédérastie, leparjure, la fausseté, le mensonge , ladirection d’intention, le faux témoignagela prévarication des juges, le vol, lacompensation occulte , l’homieide , lesuicide, la prostitution, L le régicide;ramas d’opinions, qui comme le dit M.le procureur général du rci au parlementde Bretagne , dans son second compterendu page 73 , attaque ouvertement lesprincipes les plus sacrés , tend à détruirela loi naturelle, à rendre la foi humainedouteuse, à rompre tons les liens de lasociété civile, en autorisant l’infractionde les loix 5 à étouffer tout sentimentd’humanitéparmi les hommes, âanéan-tir l’autorité royale, à porter le troubleL la désolation dans les empires, parf enseignement du régicide, à renverserles fondemens de la révélation , & àsubstituer au christianisme des supersti-tions de tqute eí’pece.
Liiez dans l’arrêt du parlement de Pa-ris, publié le 6 août 1761, la liste infa-mante des condamnations qu’ils ont su-
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hies à tous les tribunaux du monde chré-tien , & la liste plus infamante encore desqualifications qu’on leur a données.
On s’arrêtera fans doute ici pour sedemander comment cette société s’estaffermie, malgré tout ce qu’eìle a faitpour se perdre ; illustrée , malgré toutce qu’elie a fait pour s'avilir ; commentelle a obtenu la confiance des souve-rains en les assaffinant, la protection duclergé en le dégradant , une si grandeautorité dans l’eglise en la remplissant detroubles, & en pervertissant la morale& ses dogmes.
C’est ce qu’on a vu en méme-temps dansle même corps, la raison assise à côté dufanatisme, la vertu à côté du vice. lareligion à côté de l’impiété, le rigorismeà côté du relâchement; la science à côtéde f ignorance , l’esprit de retraite à côtéde l’esprit de cabale & d'intrigue, tousles contrastes réunis. II n’y a que l’hn-milité qui n’a jamais pu trouver un asileparmi ces hommes.
Ils ont eu des poètes , des historiens,des orateurs, des philosophes , des géo-mètres , & des érudits.
Je ne fais si ce font les talens & la sain-teté de quelques particuliers qui ont con-duit la société au haut degré de considé-ration dont elle jouissoit il n’y a qu’unmoment ; mais j’assurerai fans crainted’être contredit, que ct s moyens étoientles seuls qn’elle eût de s’y conserver; c'cstce que ces hommes ont ignoré.
Livrés au commerce , à l’intrigue, àla politique, & à des occupations étran-gères à leur état, & indignes de.leur pro-fession, il a fallu qu’ils tombassent dansle mépris qui a suivi, & qui suivra danstous les temps, & dans toutes les tussionsreligieuses , la décadence des études &la corruption des mœurs.
Ce 11'étoit pas for, ô mes peres,, iss I»puissance qui pouvoient empêcher‘unepetite société comme la vôtre, enclavésdans !a grande , d’en être étouffée. C’é-toit au respect qu’on doit & qu’on rendtoujours à la science & à la vertu, àvous soutenir & à écarter les efforts devos ennemis, pomme on voit au milieudes flots tumultueux d'une populace as-semblée, un homme vénérable demeures;immobile & tranquille au centre d'un es-pace libre & vuide-que la considérationforme & réserve autour de Un. Voua