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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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étoit à demi. convaincu que pour le meil-leur emploi dû temps, la bonne culturede l’efprit, & la conservation des mœurs& de la fauté , il n’y avoit guere de com-paraison à Faire entre l'institution publi-que & ('éducation domestique.

Ces hommes sc sont mêlés de trop d’af-faíres diverses ; ils ont eu trop de con-fiance en leur crédit.

Leur gérerai s’étoit ridiculement per-suadé que ion bonnet à trois cornes cou-vroit la tête d’un potentat, & il a insultélorsqu’il fiailoït demander grâce.

Le procès avec les créanciers dit pere laValetcc les a couvert d’opprobre.

Ils Furent bien improdens , sorsqu’ilspublièrent leurs constitutions; ils le fu-rent bien davantage , lorsqu’oubiíantcomb : en leur existence étoit précaire ,ils mirent des magistrats qui les haïl-soient à portée de connoìrre de leur ré-gime , & de comparer ce système defanatisme , d’indépendance & de ma-chiavélisme, avecies loix de Pétât.

Et puis, cette révolte des habitans duParaguay, ne dut-elle pas attirer l'at-tention des souverains, & leur donnerà penser? & ces deux parricides exécu-tés dans l’intervalle d’une année ?

Enfin, le moment Fatal étoit venu, lefanatisme l’a cornu , & en a profité.

Qu’est-ce qui auroit pu sauver Tordre,contre tant de circonstances réunies quil’avoient amené aù bord du précipice?un seul homme, commeBourdaloue peut-être , s’il eût existé parmi les Jésuites,mais il falioit en connoître le prix, laisseraux mondains le foin d'accumuler desrichesses, & songer à ressusciter Che-minais de fa cendre.

Ce n’eft: ni par haine, ni par ressenti-ment contre les Jésuites, que j’ai écritces choses : mon but a été de justifierle gouvernement qui les a abandonnés,les magistrats qui en ont fait justice, &«Rapprendre aux religieux de cet ordrequi tenteront-uu jour de se rétablir dansce royaume, s’ils y réussissent, commeje le crois, à quelles conditions ils peu-vent esnérer de s'y maintenir.

JESUITESSES, f. f.,Hist. ecclés .,ordre de religieuses , qui avoient desmaisons en Italie & en Flandre. Ellesfuivoient la réglé des Jésuites , & quoi-que leur ordre n'e.ût point été approuvéjar le saint íiege, elles avoient plusieurs

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maisons , auxquelles elles donnoient lerrom de collettes ; d’autres qui portoícntcelui de noviciat , dans lesquelles il yavoit une supérieure, entre les mainsde qui les religieuses Faisoient leurs vœuxde pauvreté , de .chasteté & d’obéissance ;mais elles ne gardoient point de clôture ,& se mêloient de prêcher. Ce furent deuxfilles angloises, nommées Warda &'Tui-tia , qui étoient en Flandre , lesquellesinstruites & excitées par le p-ere Girard ,recteur du college , & quelques autresJésuites, établirent cet ordre, leur des-sein étoit d’envoyer de ces filles prêcheren Angleterre. Wardâ devint bientôtsupérieure générale de pins de deux centsreligieuses. Le pape Urbain VIII. sup-prima cet ordre par une bulle du lZ jan-vier i6zo, adresses à son nonce de 1abasse Allemagne, & imp-imée à Romeen i6zr. Butta Urbain VIII- Vilson,rassortie par Heidegger. Hijì. pupatus,§- 35 -

JESUPOLIS, Gíeg ., ville de Pologne,dans la petite Russie , au Palatinat deLe m b erg.

JESURA, f. m., Hist. nat. Bot ., c'estun arbrisseau du Japon , d’environ troiscoudées de haut, qui ressemble au phil-lirrct i. Ses feuilles sont garnies de poils ,longues de trois pouces, ovales , termi-nées par une pointe, avec un bord très-découpé. Ses baies sont de la grosseurd’un pois, rouges & charnues.

JESUS CHRIST , Hijh & Philosophafondateur de la religion chrétienne. Cettereligion, qu’on peut appeller la philoso-phie par excellence , fi l’on veut s’en tenirà la chose sans disputer sur les mots, abeaucoup influé fur la métaphysique desanciens pour l’épurer, & la métaphysi-que & la morale des ancisns fur la reli-gion chrétienne, pour la corrompre. C’estsous ce point de vue que nous nous pro-posons de la considérer. Voyez ce quenous en avons déjà d t à l'article CHRIS-TIANISME. Mais pour fermer la boucheà certains calomniateurs obscurs , qtiiuous accusent de traiter la doctrine deJésus - Christ comme un système, nousajouterons avec saint Clément d’AIexan-drie , sVîffoi XiyoSTXt orsto x.o.i» ot «-

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