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on le peut voir dans l’exposition de la foide M. Bossuet. Ainsi tant de livres, dedéclamations, de satyres violentes desministres de la religion Prétendue Ré-formée pour prouver que les Catholiquesromains idolâtraient & vioinient le pre-mier commandement d u décalogue, nefont autre chose que le sophisme que lesdialecticiens appellent ignoratio elenM.Ces artifices font bons pour séduire designorans; mais il est étonnant que t’es-prit de parti ait aveuglé des gens habiles«Tailleurs, jusqu’à leur Faire hasarder depareils écrits, & à les empêcher de dis-cerner les abus qui pourroient se rencon-trer dans le culte des images , d'avec ceque ì’Eglise en avoit toujours cru , &d’avec le fond de fa doctrine fur cet ar-ticle.
Les Luthériens blâment les Calvinistesd'avoir brisé les images dans les églisesCatholiques, & regardent cette actioncomme une eí'pece de sacrilège, quoi-qu’ils traitent les Catholiques romainsd’idolâtres, pour en avoir conservé leculte. Les Grecs ont poussé ce ciste filoin, que quelques-uns d’entr'eux ontreproché aux Latins de ne point porterde respect aux images i cependant Téglifed'Orient & celle d’Occident n’ont jamaisdispute que fur des termes ; elles étoientd’accord pour le fond.
Les juifs condamnent absolument lesimages , & ne souffrent aucunes statuesni figures dans leurs maisons, & encoremoins dans leurs synagogues & dans lesautres lieux consacrés à leurs dévotions.Les Mahométans ne les peuvent souffrirnon plus, & c’est en partie pour celaqu’ils ont détruit la plupart des beauxmonumens d’antiquité sacrée & profane ,qui étoient à Constantinople.
Les Romains conservonnt avec beau-coup de soin les images de leurs ancêtres,&ies failbient porter dans leurs pompesfunèbres & dans leurs triomphes. Ellesétoient pour l’ordinaire de cire & de bois,quoiqu’i! yen eût quelquefois de marbreou d’airain. Ils les plaqoient dans lesvestibules de leurs maisons , & elles ydemeuraient toujours , quoique la mai-son changeât de maître , ''parce qu’on re-gardait comme une impiété de les dé-placer.
Appius Claudia; fut le premier qui lesintroduisit dans les temples Tan de Rome
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! r;q , & qui y ajouta des inscriptions ,pour marquer Torigine de ceux qu’ellesreprésentoient, auffi bien que les actionspar lesquelles ils s’étoient distingués.
II n’étoit pas permis à tout le mondede faire porter 1 es images de ses ancêtresdans les pompes Funèbres. On n’accor-doit cet honneur qu’à ceux qui s’étoientacquittés glorieusement de leurs emplois.Quant à ceux qui s’étoient rendus coupa-bles de quelques crimes, on brisoitleursimages.
Pouvoir des images fur les sens. Un ta-bleau qui représente Palamede condamnéà mort par ses amis, jette le trouble dansl’ame d’Alexandre : il rappelle à ce princele traitement cruel qu’il a fait à Aristoni-cus. Une courtisan ne as milieu d’unejoie dissolue vient par hasard à fixer lesyeux fur le portrait d’un philosophe,ellea honte tom-à-coup de ses désordres, &embrasse la vertu la plus rigide. Un roiBulgare se fait chrétien pour avoir vu untableau du jugement dernier. César voità Cadix le portrait d’Alexandre , & se re-proche de n’avoir encore rien fait de glo-rieux à T âge où est mort Alexandre.
A murât IV. voulant réprimer l’inso-lencedes janissaires & desfpahtH, ne leurfait aucun reproche, il fort à cheval duserrait, va à Thippodrome, y tire de Tare& lance sa sagaye ; la dextérité & la Forceque montre ce prince , étonnent ses trou-pes, elles rentrent dans le devoir. Ontente de consoler une femme qui a perduson mari : elle fait signe, en mettant lamain sur son cœur , que e’est-là q u’estrenfermé son chagrin , & qu’il ne peut seguérir. Un tel geste est plus expressif quetous les discours qui seroient échappés àfa douleur.
La mort de Germanicus, par le célé-bré le Poussin, inspire de ì’attendrisse-mentpour ce prince, & de Tindignationcontre libéré.
Le Poussin veut représenter toute ladouleur que peuvent ressentir des mèresqui voient égorger leurs enfans fous leursyeux, & dans leur sein même j il nepeint qu’unc femme sur le devant de sontableau du massacre iles innocent; f lusinteiligìtur quam pingitur.
11 elt remarquable que deux Femmesaient rétabli les images : Tune est S’impé-ratrìce Irène, veuve de Léon IV , lapremieretfemrne qui monta fur le trône