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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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avec Dieu, il Falloit que île tout temps lamatière eût subsisté dans la substance spi-rituel e, & y eût été enveloppée. N’est cexa là donner l’idre d’une matière subtile,d’un principe délié qui conserve dans luile germe matériel de l’univers?

Mais, dira-t-on, Cicéron en exami-nant les dìfférens systèmes des philoso-phes fur l'exiftence de Dieu , rejette ce-lui de Platon comme inintelligible, parcequ'il fait spirituel le souverain être. QuodFíato Jhte' corpare Deum ejse censet , iAtjnule ejsèprffît îktelligi nonpotifi. A celajfc réponds qli'on ne peut aucunementinférer de c r passage, que Cicéron ouVelle-.us qu'il tait parler, ait pensé quePlaton avoit voulu admettre une divinitésans étendue , impassible , absolumentincorporels!, enfin spirituelle, ainsi quenous le croyons aujourd’hui. Mois iltrouvoit étrange qu’il n’eût point donnéun corps & une forme déterminée à l’es-prit. c'est-à-dire à l’intelligence compo-sée d'une matière fitbíiic qu’il admettbitpar ce Dieu suprême; car toutes lessectes qui recoin.-oissoient de>- dieux, leurdor,noient' des corps. Les Stoïciens quis’exptiauoicni de Ta maniéré la plus noblefur i’eísence utile de leur dieu , l’enfer-nioient pourtant dans le monde qui luiservoit dé corps. C’eft cette privationd r ún corps matériel Sc groffier, qui Faitdire à Vellcius q ive fi ce dieu de Platon estincorporel , il doit n’avoir aucun son'ti-nient, & n’être susceptible ni de pru-dence ni de volupté. "Polis les philoso-phes anciens, excepté les Platoniciens,ne penloient point qu’un esprit hors d ucorps 1 píit ressentir fìi plaisir ni douleur ;ainsi il étoit naturel qué Velleius regardâtle dieu de Platoii incorporel, c’est-à-direuniquement cotnposé dé la matieré sub-tile qui faisoit l’essence des esprits, com-nrb un dieu incapable de plaisir, de pru-dence , enfirt de sensation.

Si vous doutez encore du matérialismede,Platon, lisez ce qu’en dit M. Bayledans le premif.r tome„do la continuationde ses pensées, diy.erses , fondé sur unpassage d’un auteur moderne , qui-a.ex-pliqué & déyoMé: so,platonisme. Voici,le.passage que cite M, Bayle. “ Le pre-mier dieu selon PJatpn est le dieu suprê-jne à qui ìessteux aptrea.doÌYenthomiefcr,& obéissance, d'-Mant qu’il est leurpfeîe.

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& leur créateur. Le fécond est le dieuvisible, le ministre dudieu invisible, &le créateur du monde. Le troisième senomme se mande, ou Vante qui anime lemonde, à qui quelques-uns donnent lq.nom de démon. Pour revenir au,secondqu’il nommoit aulfi l’enteudement ou laraison, il concevoit deux sortes de verbe,

P tin qui a résidé d-> toute éternité en Dieu,par lequel Dieu renferme de toute éter-nité dans son sein toutes sortes de vertus,,faisant tout avec sagesse, avec puissance’Sc avec bonté: car étant infiniment par-fait , il a dans ce verbe interne toutes lesidées & tontes les formes des êtres créés.L’autre verbe qui est le verbe externe &proféré , n’est autre chose fiston íni, quecette substance que Dieu poussa hors deson sein , ou qu’il engendra pour en For-mer l’univers. C’est dans cette vue quele mercure Trismegiste a dit que le mon-de est consubstantiel à Dieu. ” Voicimaintenant la conséquence qu’en tire M.Bayle. “ Avez-vous jamais rien lu deplus monstrueux ? Ne voilà-t-il pas lemonde formé d’une substance que Dieupoussa hors de son sein? Ne ie Voilà-t-il .pas l’un dés trois dieux, & ne Faut-íl pa*les subdiviser en autant île dieux qu’sly a de partie ,dan.s l’uniyers, diversement 'animées? N’îvez-voiif point làitoutes le*horreurs , tontes les monstruosités de ,l’amedu monde? Plus .de guerres,entreles dieux que dans les écrits |des poètes t :lep dieux auteurs, de tous iles péché*, ,des hommes? les dieux qui punissent & ,qui commettent les nsémes crimes qu’il*.ordonnent de ne point faire?-," Enfin,pour conclure par un- acguJnent trsn- ,Chant H décisif,,s'éft.iunc,chose avouée-de tout le monde, que Platon L prêts- .que tous les philosophes dé l’antiqmte-ont soutenu que l’ame n’étoit qu’uncrpartipséparse du tout j que Dieu étpit ce .topt.. St que l’aipossevoit enfin. s’y.réuf» .nirpárvoie de téfuston. Or il «st guident bqu’u-n, tel-senti ment- em porte néeessa^ yment avec lui so-matérialisme, n L’ésprii'.sol,que nous I’adnjettoBSi,, n'est pas fans, *doute composé de,.parties qui puissent .se détacher les. unes des-aitííes; cleftlà le caractec-epropre, àdistiuLik àso mastere. V$ye% i’midtò de ï’Ame •DU.MONDE. ....

. Comme rancienaepbilésophïe confbn- ut 'Uzitmtéaalité , ll» 4