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sa n t, & d.e belìe couleur d’orou d’argent.L'embryoo devient dans lí fuite une se-mence garnie d’aigrettes.Tournefort,i«/î.r ci berb. V°y. Plante.
■h’immortelle , autrement dite boutond’or ou amarante jaune . eft nomméepar Tournefbrt, sìoechas citrina, etn-gnjlifilia. Sa racine eft simpie , grosse,ligneuse , rendant une odeur approchantede celte dr k gomme éiémi. Ses tiges quis’éievent à la hauteur d’un ou deux pies ,font lanugineuses, blanches, garnies depetites feuilles étroites, velues L blan-châtres. Ses fleurs naissent au lòmmctdes tiges, ramassées en maniéré de têtesou de bouquets, composées de plusieursfleurons réguliers, découpées fur le hauten étoiles, dr couleur citrine , & soute-nues par des calices écailleux , secs, jau-nes & biillíins- La graine qui succédé àchaque fleuron, est oblongue, odorante,acre, rousse, & garnie d’une aigrette.Cette p'ante croît d’elìe-même aux lieuxsecs-, L-blonncux, arides des pays chauds,en Espagne , en Portugal, en Italie , enProvence , & en Languedoc près deMontpellier; eïlé passe pour incisive,apéritive & cmménágngue ; mais on nela cultive dans nos jardins que pour lafleur qui est d’nne grande beauté , d’uneodeur forte & agréable.
Si on la cueille avant qn’elle vienne àdécheoir fur la plante , & qu’ensui're onla tienne dans un endroit sec, elle fe con-serve quelques années fans fe gâter, peut-être parcs que son calice écailleux est pri-vé de pblegme; quoi qu’il en soit, cetteprérogative lui a valu dans notre languele nom A’immortelle. Les dames la met-tent pour fe parer dans leurs cheveux,& à cet égard elle est de beaucoup préfé-rable aux fleurs artificielles. Les Portu-gais £: les Espagnols la chérissent fort,& en cultivent une grande quantité dansleurs jardins, indépendamment de cellesdes champs , pour en orner les Chanel-les de leurs églises z les curieux ne man-quent pas d’avoir dans ces pays-là plu-sieurs belles variétés de cette fleur quisemble faite pour leur terroir. (O, J .)
IMMUABLE , adj. Grxtnm. , qui nepeut changer. 11 n’y a que Dieu qui soitimmuable. La nature est dans un état devicissitude perpétuelle. C'est une fuitenécessaire de la loi générale de tons les
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corps: ou ils fe meuvent, ou ils tendentà fe mouvoir.
IMMUNITE , en latin immunisas,JuïispmA. , etf définie •vacatio liber*tas ab oneribus , exemption de quelquecharge , -devoir ou imposition.
Ce mot vient d’i latin manus, lequelen droit signifie trois choses différentes,savoir, don o" présent sait pour cause,chargé ou devoir, & ojjice ou finitionpublique.
Les Romains appelleront leurs officesou fonctions publiques mimera , parcsque dans l’origine c’stoit la récompensede ccux quiavoient bien mérité du pu-blijç.
i?ar succession de temps plusieurs offi-ces furent réputés onéreux, tels que ceuxdes décorions des villes, à cauíc qu’onles chargea de répondre fur leurs pro-pres biens tant d» revenu & autres af-faires communes des villes, que des tri-buts du fisc i ce qui entraînoit ordinaire-ment la ruine de ceux qui étoient char-gés de cette fonction, au moyen de quoiil fallut user de contrainte pour obligerd’accepter ees sortes de places & autressemblables, & alors elles furent consi-dérées comme des charges publiques,mimera quasi onera ; munus enim cliquait*Aojìgnificut omis, aliquanio honorent feuofficiant , dit la loi munus, au digefte deverborum signifie.
Les tutelles & curatelles furent dansce même sens considérées comme descharges publiques, mimera civiliu.
Ceux qui avoiént quelque titre ou ex-cuse pour s’exempter de ces charges pu-bliques, étoient ìmmimes , feu iìbcri àmuneribns pnblicis. Ainsi de munus prispour charge, fonction on devoir onéreux,on a fait immunité qui lignifie exemptionde quelque charge ou devoir; &. le tqr-me ù'immimitus a été consacré en droitpour exprimer cette exemption, ainsiqu’on le pent voir dans plusieurs titresdu digefte & du code.
Le titrer!? excusationìbus au digefte quiconcerne les excuses que l’on peut don-ner pour s’excmpter d'éíre tut'.ur ou cu-rateur , appelle cette exemption t<íjc«f/omutterum.
Le titre Ae vacatione êfi exeufutione mu*nerum, concerne les immunités par les-quelles on peut s’exempter des diversesfonctions publiques. Ces immunités ou