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iles églises à payer les dettes des réfugiésque les clercs résiliaient de livrer. Eu-trope ent bientôt lieu de se repentir de cequ’il avait Fait faire ; c--r l’année d’aprèsil fut obligé de venir chercher dans ré-gisse de Constantinople l’asyle qu’il aval tvoulu fermer aux autres. CependantArcadius ne pouvant résister aux cris dupeuple qui demandait Eutrope , envoyapour l’arracher de l'autel ; une troupe desoldats vint assiéger régisse l’épée à lamain. Eutrope se cacha dans la sacristie;8. Jean Chrisostome, patriarche de cetteéglise, se présenta pour appaifer la fu-reur des soldats. Ils se saisirent de lui,& le menerent au palais comme un cri-minel ; mais il toucha tellement l’em-pereur & ceux qui étoient préfens parses larmes & par ec qu’il leur dit fur lerespect dû aux saints autels, qu’il obtintenfin qu’Eutrope demeureroit en sûreté,tant qu’il seroit dans c t asyle. II en sor-tit quelques jours après dans l’espérancede se sauver; mais il fut pris & banni, Ldans la même année il ent la tête tran-chée. Après fa mort, Arcadius rétablit\'immunité des églises.
Théodore le jeune fit en 431 une loiconcernant les asyles dans lés églises.Elle porte que les temples dédiés doiventêtre ouverts à tous ct ux qui font en péril,& qu’ils seront en sûreté non-seulementprès de l’autel , mais dans tous les báti-mens qui dépendent de l’église, pourvuqu’ils y entrent fans armes. Cette loi futfaite à l'occafion d’mie profanation quiétoitarrivée nouvelleirentdans une églisede Constantinople ; une troupe d’eíclavess’y étant réfugiée près du sanctuaire , s’ymaintint ies armes à la main pendant plu-sieurs jours, au bout defquels ils s’égor-gerent eiix-mêtnes.
L’empereur Léon fit aussi en 466 uneloi, portant défense fous peine capitale,de tirer personne des églises , ni d’in-qujéter les évêques & les économes pourles detles des réfugiés, dont on les ren-doit responsables suivant la loi d’Ar-cadius.
Les évêques & les moines profitèrentdes ces dispositions Favorables des souve-rains pour étendre cette immunité à tonsles bâtimens qui étoient des dépendancesde. régisse. Ils marquoient même au de-hors une enceinte , au-delà de laquelleils plantoient des homes pour Umitqr lq
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iurìfdiction séculière. Ces convens deve-noient comme autant de forteresses cù lecrime étoit à l’abri, & bravait la puis-sance du magistrat.
Nous avons d’anciens conciles qui ontFait des canons pour conserver aux églisesle droit d'asyle. L'approbation que lessouverains y d ou noient, contribua beau-coup à faire-faire ces décrets.
En Italie & dans plusieurs autres en-droits, les églises & autres lieux saintsfont encore des asyles pour les criminels.On y a même donné à ce privilège plusd’étendue qu’il 11’avoit anciennement.
En France, fous la premiere race denos rois, le droit d’asyle dans les églisesétóss aussi un droit très-saoré. L’église de8. Martin de Tours étoit un asyle des plusrespectables; on ne pouvoit le violer fansfe rendre coupable d’un sacrilege des plusscandaleux.
Les conciles tenus alors dans les Gau-les recommandoient de ne point attenteraux asyles que l’on cherchoit dans leséglises.
V immunité fin étendue jusqu’au parvisdes églises, aux maisons des évêques, &à tous les antres lieux renfermés dansleurs enceintes, afin de ne pas obliger lesréfugiés de rester continuellement dansrégisse, où plusieurs actions, nécessai-res à !a vie, ne pourroient fe faire avçcbienséance.
Lotsqu’il n’y avoit point de porche, oude parvis & cimetière fermé, l 'immunité,s’étendoit fur un arpent de terre autourde l’église , comme il est dit dans un dé-cret de Clotaire , qui est à la fuite de laloiíalique, §. xiìj.
Les réfugiés avoient la liberté de fairevenir des vivres , & c’cíìt été violerYimmunité ecclésiastique, que des les enempêcher. On ne pouvoit les tirer decet asyle sans leur donner une assurancejuridique de ia vie & de la rémission deleurs crimes, fans qu’ils fussent sujets àaucune peine.
Charlemagne fit fur cette matière deuxcapitulasses fort dissérens ; l’un 611779,portant que les criminels dignes de mortsuivant les Ioix , qui se réfugient dansl’église , n’y doivent point être protégés,& qu’on ne doit point les y tenir, nileur porter à manger; l’alitre qui fut faiteen 788 , porte au contraire que les égli-ses serviront d’asyle à ceux qui s’y réfu-