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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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de seau claire Enfin, lorfqu'l force Jebattre , le grain étant devenu très-fin 5qu’en sc déposant , quoique très - lente-ment , seau relie bien nette & vermeil-le ; que la preuve qui l’environne est dela finesse d’un fil , & ne cherche plus às’élever , l'on jette encore un peu d'huiledans la batterie pour dissiper le reste desécumes léger es, lesquelles alors doiventaussi avoir commencé à rougir , & ! onFait arrêter le battage. La superficie doiten rester nette (n) , lorsque la pourri-ture est dans toute sa perfection.

Par le détail qui précede , on volt queles différens changemens qui s’operentdans Vindigo de la batterie , font plussensibles que ceux qui doivent guiderpour décider de la bonne pourriture. Ilsfont toujours successivement les mêmesquand la cuve est bonne, & les nuancesll’en font pas fi délicates. Aussi arrive-t-j! toujours que c'est le battage d’unebonne cuve que les apprentis connoiffentle plutôt.

Du coulage de h cuve , U de /’ êgout-tage de l'inAigo, Trois on quatre heuresaprès que votre cuve est battue , la fé-cule doit être ent'érement précipitée aufond de la batterie. Elle s’y amasse enconsistance d’une houe liquide. Pour fairesortir toute l’eau claire (0) qui est au-dessus , le robinet de la batterie est percéde trois trous : le premier doit être auras du fond; le second environ un pouceau-dessus, ct le troisième à deux poucesau-dessus du second. Ou ouvre «sabord letrou supérieur : lorsqu’il n’en sort plusgnere d’eau , on entr’ouvre le secondpour n’y laisser passer «sabord que peud’eati à la Foi? , de crainte qu'en sortanttrop rapidement, elle n’entraîne avecelle une partie de la fécule, qui n'en estpas éloignée : mais peu à-nen 011 ôtetout.' la cheville, fi l’on volt qu’à me-

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fitre qn’on la tire, l’eau sorte toujoursfans être bleue. Enfin l’on c u 11'ouvreaussi le troisième tro.u , pour faire lortirun peu d’eau verte , qui étant restée en-fermée dans l’intérieur du trou , n’a puêtre battue, & on le referme aussi-tôt.Alors l’indigoticr vuide le diablotin detoute seau inutile dont il a été remplipar l’ouverture de la premiere chevillesaprès quoi il suspend un panier à anse,sun tissu fort lâche , à une des grosseschevilles, qu’il remet à cet effet dansle trou supérieur, & tire la dernierecheville. Par le trou de cette d-rnierecheville , toute la fécule passe dans lediablotin au trav. rs du panier, dans le-quel elle laisse toutes les ordures ou brinsli'lierbe qui ont pu tomber dans la bat-terie ; ct pour achever de faire sortirle peu de boue épaisse reliée dans lefond , il y descend avec un petit halai,& u 11 peu d’eait qu’il a réservée de celledu diablotin.

La batterie lavée & balayée, l’indigo-tier emplit aussi tôt (p) ses petits lacsen dessus du diablotin ; & dès jiie seauqui en sort cesse d’être bleue , il sos pendpar deux petites cordes qui tiennent aubord du sac en forir , e*«sanse , A deux che-villes du râtelier Çq) ; & à mesure quel indigo baisse dans le lac , par ì'éva na-tion de l’eau qui filtre par ses pores , ila foin dc les mouiller. Lorfqn’iì a épuiséson diablotin, & qu’il nevoitpln- «s nsses sacs que la fécule épaisse , il les ras-semble par cinq ou six pendus à la même. cheville , pour achever , par leur pressionréciproque , d’exprimer le peu d’eati quiy est renfermée ; & le soir , les negres;aprés avoir enlevé Ic tas d’herbe que l'ona tiré des pourritures , portent les lacsà la sécherie.

De la sécherie de Vindigo. La sécherieest un bâtiment dont la grandeur íè réglé

(«) Lorfqu’une cuve est trop ou trop peu poutrie , il reste sur la batterie unecrasse après le battage , laquelle est plus ou moins forte , selon ie trop ou le troppeu.

(0) On l'appose claire, quoiqu’elle soit ordinairement de la même couleurqu’à la fin d» battage, c'est-à-dire ronge.

(p~) Ce que nous appelions le diablotin n’eft donc pas nn vaisseau où la fé-cule achevc dc repos.r , comme le dit l’article précédent , au moins ce n’est pasfa destination; car ordinairement on nedpmie pas à V indigo le temps de s’y re-poser , à moins que l’on ne remette an lendemain à le faire égontter

(q) C’eft ainsi que son nomme k rang des chevilles destiné à l’égouttage de*sacs.